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Jeudi, 3 Avril 2025 à 1:27

Pourquoi Debordo Appelle À Un Sursaut Des Acteurs Du Coupé Décalé?

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Pourquoi DJ Moasco Pense Que Le Coupé-Décalé Est En Danger? / Biographie De Debordo Leekunfa, l'Icône Du Coupé-Décalé Ivoirien / Coupé Décalé: Le Clash Entre Debordo Doliziana Et DJ Moasco (2) (3) (4)

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RomeoIvoire RomeoIvoire le 24 mars à 21:57

Le coupé-décalé, phénomène musical qui a fait danser toute l'Afrique dans les années 2000, traverse aujourd'hui une zone de turbulences. Alors que le rap domine les charts ivoiriens, les figures historiques du genre tirent la sonnette d'alarme. Après Kedjevara, c'est au tour de Debordo Leekunfa, l'un des piliers du mouvement, de lancer un vibrant appel à la mobilisation lors d'un live Facebook poignant. Entre nostalgie des années glorieuses et urgence de renouveau, le débat sur l'avenir du coupé-décalé s'intensifie, révélant les tensions qui traversent la scène musicale ivoirienne contemporaine.

Un cri d'alarme pour un patrimoine culturel en péril


Le live Facebook de Debordo Leekunfa ce dimanche 23 mars 2025 a fait l'effet d'un électrochoc dans la communauté musicale ivoirienne. L'artiste, connu pour des tubes comme "Djeneba Djaba", a dressé un constat sans concession : le coupé-décalé, autrefois roi des dancefloors d'Abidjan à Paris, est aujourd'hui relégué au second plan.

"Je sens que les Ivoiriens écoutent le Rap malgré eux-mêmes !", a lancé Debordo, après Kedjevara, pointant du doigt l'hégémonie croissante du rap dans le paysage musical national. Ce diagnostic rejoint celui posé quelques semaines plus tôt par d'autres figures emblématique du mouvement. Ensemble, ils dénoncent une forme de résignation des acteurs historiques face à cette évolution des goûts du public.

Pourtant, le coupé-décalé n'est pas qu'un simple genre musical. Né dans les maquis d'Abidjan au début des années 2000, il est indissociable de l'identité culturelle ivoirienne post-crise, mêlant humour, autodérision et revendication sociale. Son déclin pose donc des questions qui dépassent le simple cadre musical, touchant à la préservation d'un patrimoine générationnel.


https://www.youtube.com/watch?v=L75HBCPOxro

Les racines du malaise : entre complaisance et révolution des goûts


L'analyse de Debordo va plus loin qu'un simple constat de perte d'audience. L'artiste reconnaît une part de responsabilité des créateurs eux-mêmes dans cette situation. "Je dois m'activer, mais mes autres collègues du Coupé-Décalé, vous attendez quoi ?", interpelle-t-il, dénonçant un certain laisser-aller collectif.

Le succès de "Djeneba Djaba" aurait pu, selon lui, servir de tremplin pour relancer le mouvement. Mais l'élan n'a pas été suivi. Cette autocritique révèle un paradoxe : alors que la nouvelle génération de musiciens ivoiriens explore des sonorités plus globalisées (afrobeats, drill, pop urbaine), les ténors du coupé-décalé semblent parfois prisonniers de leurs propres codes.

Parallèlement, le rap ivoirien a su capter l'air du temps, abordant des thématiques plus en phase avec les préoccupations de la jeunesse actuelle. Des artistes comme Didi B ou La Smala ont imposé un son résolument moderne, combinant flows percutants et productions sophistiquées. Face à cette concurrence, le coupé-décalé peine à se renouveler tout en conservant son âme.

Quelles pistes pour une renaissance ?


L'appel de Debordo ne se limite pas à un constat d'échec. Il esquisse des solutions pour redynamiser le mouvement. Première piste : une mobilisation collective des acteurs historiques. "SVP, bougeons-nous !", implore-t-il, suggérant une coordination inédite entre les différentes figures du genre.

Deuxième axe : l'innovation musicale. Le coupé-décalé doit selon lui savoir évoluer sans se renier, en intégrant des éléments sonores contemporains tout en conservant son esprit festif et populaire. Certains jeunes artistes commencent d'ailleurs à explorer cette voie, comme en témoigne le succès récent de remixes mêlant couper-décaler et afrobeats.

Enfin, Debordo lance un appel inattendu à la solidarité inter-genres : "les acteurs du rap ivoire qui sont à leur prime, à être solidaire et à faire profil bas pour le bonheur de la musique ivoirienne". Une proposition audacieuse qui interroge : et si la survie du coupé-décalé passait par des collaborations inédites avec ses "concurrents" rap ?

Alors que les playlists ivoiriennes n'ont jamais été aussi diversifiées, une question centrale se pose : le coupé-décalé, phénomène culturel unique en son genre, parviendra-t-il à se réinventer sans trahir son héritage, ou deviendra-t-il le symbole nostalgique d'une époque révolue ?

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Image de Musique/Radio. Le coupé-décalé, phénomène musical qui a fait danser toute l'Afrique dans les années 2000, traverse aujourd'hui une zone de turbulences. Alors que le rap domine les charts ivoiriens, les figures historiques du genre tirent la sonnette d'alarme. Après Kedjevara, c'est au tour de Debordo Leekunfa, l'un des piliers du mouvement, de lancer un vibrant appel à la mobilisation lors d'un live Facebook poignant. Entre nostalgie des années glorieuses et urgence de renouveau, le débat sur l'avenir du coupé-décalé s'intensifie, révélant les tensions qui traversent la scène musicale ivoirienne contemporaine. Un cri d'alarme pour un patrimoine culturel en péril Le live Facebook de Debordo Leekunfa ce dimanche 23 mars 2025 a fait l'effet d'un électrochoc dans la communauté musicale ivoirienne. L'artiste, connu pour des tubes comme "Djeneba Djaba", a dressé un constat sans concession : le coupé-décalé, autrefois roi des dancefloors d'Abidjan à Paris, est aujourd'hui relégué au second plan. "Je sens que les Ivoiriens écoutent le Rap malgré eux-mêmes !", a lancé Debordo, après Kedjevara, pointant du doigt l'hégémonie croissante du rap dans le paysage musical national. Ce diagnostic rejoint celui posé quelques semaines plus tôt par d'autres figures emblématique du mouvement. Ensemble, ils dénoncent une forme de résignation des acteurs historiques face à cette évolution des goûts du public. Pourtant, le coupé-décalé n'est pas qu'un simple genre musical. Né dans les maquis d'Abidjan au début des années 2000, il est indissociable de l'identité culturelle ivoirienne post-crise, mêlant humour, autodérision et revendication sociale. Son déclin pose donc des questions qui dépassent le simple cadre musical, touchant à la préservation d'un patrimoine générationnel. Les racines du malaise : entre complaisance et révolution des goûts L'analyse de Debordo va plus loin qu'un simple constat de perte d'audience. L'artiste reconnaît une part de responsabilité des créateurs eux-mêmes dans cette situation. "Je dois m'activer, mais mes autres collègues du Coupé-Décalé, vous attendez quoi ?", interpelle-t-il, dénonçant un certain laisser-aller collectif. Le succès de "Djeneba Djaba" aurait pu, selon lui, servir de tremplin pour relancer le mouvement. Mais l'élan n'a pas été suivi. Cette autocritique révèle un paradoxe : alors que la nouvelle génération de musiciens ivoiriens explore des sonorités plus globalisées (afrobeats, drill, pop urbaine), les ténors du coupé-décalé semblent parfois prisonniers de leurs propres codes. Parallèlement, le rap ivoirien a su capter l'air du temps, abordant des thématiques plus en phase avec les préoccupations de la jeunesse actuelle. Des artistes comme Didi B ou La Smala ont imposé un son résolument moderne, combinant flows percutants et productions sophistiquées. Face à cette concurrence, le coupé-décalé peine à se renouveler tout en conservant son âme. Quelles pistes pour une renaissance ? L'appel de Debordo ne se limite pas à un constat d'échec. Il esquisse des solutions pour redynamiser le mouvement. Première piste : une mobilisation collective des acteurs historiques. "SVP, bougeons-nous !", implore-t-il, suggérant une coordination inédite entre les différentes figures du genre. Deuxième axe : l'innovation musicale. Le coupé-décalé doit selon lui savoir évoluer sans se renier, en intégrant des éléments sonores contemporains tout en conservant son esprit festif et populaire. Certains jeunes artistes commencent d'ailleurs à explorer cette voie, comme en témoigne le succès récent de remixes mêlant couper-décaler et afrobeats. Enfin, Debordo lance un appel inattendu à la solidarité inter-genres : "les acteurs du rap ivoire qui sont à leur prime, à être solidaire et à faire profil bas pour le bonheur de la musique ivoirienne". Une proposition audacieuse qui interroge : et si la survie du coupé-décalé passait par des collaborations inédites avec ses "concurrents" rap ? Alors que les playlists ivoiriennes n'ont jamais été aussi diversifiées, une question centrale se pose : le coupé-décalé, phénomène culturel unique en son genre, parviendra-t-il à se réinventer sans trahir son héritage, ou deviendra-t-il le symbole nostalgique d'une époque révolue ?

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