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Abattage De Plus De 13 000 Porcs À Songon Pour Lutter Contre La Peste Porcine

Forum Ivoireland / Animaux / Abattage De Plus De 13 000 Porcs À Songon Pour Lutter Contre La Peste Porcine (91 Vues)

Des Foyers De Peste Porcine Africaine Détectés À Songon Et Bouaflé / Peste Porcine: La Viande De Porc Peut Être Consommée En Toute Sécurité / Peste Porcine À Batégudia, Daloa: Le Gouvernement Réagit En Prenant Des Mesures (2)

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RomeoIvoire RomeoIvoire le 10 octobre 2024 à 18:30

La sous-préfecture de Songon, située dans la région d'Abidjan, fait face à une crise sanitaire majeure depuis le mois de mai 2024, avec l'abattage de plus de 13 000 porcs infectés par la Peste porcine africaine (PPA). Le mercredi 9 octobre 2024, Ange Gervais Ahoulé, directeur régional des Ressources animales et halieutiques d'Abidjan, a révélé ces statistiques alarmantes lors d'un entretien avec l'Agence Ivoirienne de Presse (AIP). Cette épidémie a des conséquences dramatiques pour les éleveurs de la région, ainsi que pour l'économie locale, et soulève d'importantes questions sur la gestion de la santé animale et la survie du secteur élevage en Côte d'Ivoire.

Un abattage massif pour contenir la maladie


La peste porcine africaine est une maladie virale extrêmement contagieuse qui touche les porcs domestiques et les sangliers. Bien que ce virus ne soit pas dangereux pour les êtres humains, il entraîne une mortalité élevée chez les animaux infectés, avec des taux de mortalité pouvant atteindre 100 %. Les conséquences économiques de cette maladie sont considérables, car les éleveurs sont contraints de faire abattre des milliers d'animaux pour éviter la propagation du virus, occasionnant des pertes colossales pour le secteur élevage.

Face à cette épidémie, les autorités ivoiriennes ont pris des mesures drastiques pour tenter de contenir la maladie. Ange Gervais Ahoulé, le directeur régional des Ressources animales et halieutiques d'Abidjan, a précisé que plus de 13 000 porcs avaient été abattus dans la sous-préfecture de Songon dans le cadre de la lutte contre la PPA. Ces abattages ont été menés avec la collaboration de la Police, de la Gendarmerie nationale, des éleveurs et des services vétérinaires, afin de garantir l'efficacité de l'opération.

Cette mobilisation conjointe a été essentielle pour circonscrire la maladie et éviter qu'elle ne se propage à d'autres régions. M. Ahoulé s'est félicité de la franche collaboration des éleveurs qui ont mis en place des points de contrôle pour assurer le respect des mesures prises par les autorités administratives et sanitaires. Cette synergie entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la PPA a permis de limiter les dégâts, bien que les pertes restent lourdes pour les éleveurs et pour l'économie locale.

Des mesures sanitaires renforcées pour prévenir de nouvelles contaminations


Suite à l'abattage des animaux infectés, le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a lancé une vaste opération de désinfection des fermes touchées. Cette opération vise à éradiquer toute présence du virus et à prévenir de nouvelles contaminations. La désinfection des sites infectés est une étape déterminante pour s'assurer que la PPA ne puisse plus se propager et pour permettre aux éleveurs de reprendre progressivement leurs activités dans des conditions sûres.

En plus de ces mesures de désinfection, les autorités appellent les éleveurs à redoubler de vigilance et à respecter scrupuleusement les consignes sanitaires. Il leur est demandé de surveiller de près l'état de santé de leurs animaux, de signaler toute anomalie aux services vétérinaires et de respecter les mesures de biosécurité édictées par le MIRAH. La coopération des éleveurs reste essentielle pour garantir la réussite de la lutte contre la PPA et protéger le cheptel porcin du pays.

Si les mesures prises par le gouvernement ont été saluées pour leur rapidité et leur efficacité, elles n'en restent pas moins un coup dur pour les éleveurs de la région de Songon. Avec plus de 13 000 porcs abattus, les éleveurs se retrouvent aujourd'hui dans une situation financière difficile. Pour beaucoup, les porcs représentent une source essentielle de revenus, et leur perte signifie non seulement la disparition de leur moyen de subsistance, mais aussi l'accumulation de dettes qu'ils ne sont pas en mesure de rembourser.

Les éleveurs espèrent aujourd'hui pouvoir bénéficier d'une indemnité de la part de l'État afin de compenser une partie des pertes subies. "Nous comprenons la nécessité de ces abattages, mais nous avons besoin de soutien pour reconstruire notre activité. Sans aide, beaucoup d'entre nous risquent de ne jamais pouvoir se relever de cette crise", a déclaré un éleveur touché par les mesures, appelant le gouvernement à ne pas les abandonner dans cette période difficile.

Le MIRAH, de son côté, a indiqué qu'il était prêt à travailler avec les partenaires nationaux et internationaux pour mettre en place un plan d'indemnisation et de relance du secteur élevage. La priorité est de restaurer la confiance des éleveurs et de leur permettre de repartir sur de nouvelles bases, tout en évitant toute reprise de l'épidémie.

Un secteur porcin en crise : les conséquences économiques et sociales


La crise de la peste porcine africaine a des répercussions bien au-delà des élevages. Le secteur porcin représente une part importante de l'économie agricole en Côte d'Ivoire, et les conséquences de cette épidémie se ressentent à tous les niveaux de la chaîne de valeur. Les abattages massifs ont entraîné une chute de l'offre de viande porcine sur les marchés, faisant augmenter les prix et rendant ce produit moins accessible pour les consommateurs.

Cette situation risque d'accentuer la précarité des populations les plus vulnérables, pour qui la viande de porc constitue une source importante de protéines. Par ailleurs, les acteurs de la filière porcine, tels que les vendeurs d'aliments pour animaux, les transporteurs, et les marchands de viande, sont également touchés par cette crise qui menace leur activité et leurs revenus.

Le gouvernement ivoirien se retrouve donc face à un double défi : celui de contenir l'épidémie et de protéger la santé animale, tout en soutenant les éleveurs et les autres acteurs économiques affectés par cette crise. La relance du secteur passera nécessairement par un accompagnement financier et technique des éleveurs, mais aussi par la mise en place de mesures de prévention renforcées pour éviter toute nouvelle épidémie.

La situation actuelle à Songon met en évidence l'importance primordiale de la prévention et de la biosécurité dans les élevages. Les autorités ivoiriennes, en collaboration avec les éleveurs et les services vétérinaires, doivent élaborer des stratégies efficaces pour empêcher la réapparition de la PPA ou d'autres maladies animales qui pourraient avoir des conséquences similaires.

Des campagnes de sensibilisation doivent être menées auprès des éleveurs pour les former aux bonnes pratiques de biosécurité, telles que la mise en quarantaine des nouveaux animaux, le contrôle des entrées et sorties dans les fermes, et la désinfection régulière des installations. Ces mesures, si elles sont correctement

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Image de Animaux. La sous-préfecture de Songon, située dans la région d'Abidjan, fait face à une crise sanitaire majeure depuis le mois de mai 2024, avec l'abattage de plus de 13 000 porcs infectés par la Peste porcine africaine (PPA). Le mercredi 9 octobre 2024, Ange Gervais Ahoulé, directeur régional des Ressources animales et halieutiques d'Abidjan, a révélé ces statistiques alarmantes lors d'un entretien avec l'Agence Ivoirienne de Presse (AIP). Cette épidémie a des conséquences dramatiques pour les éleveurs de la région, ainsi que pour l'économie locale, et soulève d'importantes questions sur la gestion de la santé animale et la survie du secteur élevage en Côte d'Ivoire. Un abattage massif pour contenir la maladie La peste porcine africaine est une maladie virale extrêmement contagieuse qui touche les porcs domestiques et les sangliers. Bien que ce virus ne soit pas dangereux pour les êtres humains, il entraîne une mortalité élevée chez les animaux infectés, avec des taux de mortalité pouvant atteindre 100 %. Les conséquences économiques de cette maladie sont considérables, car les éleveurs sont contraints de faire abattre des milliers d'animaux pour éviter la propagation du virus, occasionnant des pertes colossales pour le secteur élevage. Face à cette épidémie, les autorités ivoiriennes ont pris des mesures drastiques pour tenter de contenir la maladie. Ange Gervais Ahoulé, le directeur régional des Ressources animales et halieutiques d'Abidjan, a précisé que plus de 13 000 porcs avaient été abattus dans la sous-préfecture de Songon dans le cadre de la lutte contre la PPA. Ces abattages ont été menés avec la collaboration de la Police, de la Gendarmerie nationale, des éleveurs et des services vétérinaires, afin de garantir l'efficacité de l'opération. Cette mobilisation conjointe a été essentielle pour circonscrire la maladie et éviter qu'elle ne se propage à d'autres régions. M. Ahoulé s'est félicité de la franche collaboration des éleveurs qui ont mis en place des points de contrôle pour assurer le respect des mesures prises par les autorités administratives et sanitaires. Cette synergie entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la PPA a permis de limiter les dégâts, bien que les pertes restent lourdes pour les éleveurs et pour l'économie locale. Des mesures sanitaires renforcées pour prévenir de nouvelles contaminations Suite à l'abattage des animaux infectés, le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a lancé une vaste opération de désinfection des fermes touchées. Cette opération vise à éradiquer toute présence du virus et à prévenir de nouvelles contaminations. La désinfection des sites infectés est une étape déterminante pour s'assurer que la PPA ne puisse plus se propager et pour permettre aux éleveurs de reprendre progressivement leurs activités dans des conditions sûres. En plus de ces mesures de désinfection, les autorités appellent les éleveurs à redoubler de vigilance et à respecter scrupuleusement les consignes sanitaires. Il leur est demandé de surveiller de près l'état de santé de leurs animaux, de signaler toute anomalie aux services vétérinaires et de respecter les mesures de biosécurité édictées par le MIRAH. La coopération des éleveurs reste essentielle pour garantir la réussite de la lutte contre la PPA et protéger le cheptel porcin du pays. Si les mesures prises par le gouvernement ont été saluées pour leur rapidité et leur efficacité, elles n'en restent pas moins un coup dur pour les éleveurs de la région de Songon. Avec plus de 13 000 porcs abattus, les éleveurs se retrouvent aujourd'hui dans une situation financière difficile. Pour beaucoup, les porcs représentent une source essentielle de revenus, et leur perte signifie non seulement la disparition de leur moyen de subsistance, mais aussi l'accumulation de dettes qu'ils ne sont pas en mesure de rembourser. Les éleveurs espèrent aujourd'hui pouvoir bénéficier d'une indemnité de la part de l'État afin de compenser une partie des pertes subies. "Nous comprenons la nécessité de ces abattages, mais nous avons besoin de soutien pour reconstruire notre activité. Sans aide, beaucoup d'entre nous risquent de ne jamais pouvoir se relever de cette crise", a déclaré un éleveur touché par les mesures, appelant le gouvernement à ne pas les abandonner dans cette période difficile. Le MIRAH, de son côté, a indiqué qu'il était prêt à travailler avec les partenaires nationaux et internationaux pour mettre en place un plan d'indemnisation et de relance du secteur élevage. La priorité est de restaurer la confiance des éleveurs et de leur permettre de repartir sur de nouvelles bases, tout en évitant toute reprise de l'épidémie. Un secteur porcin en crise : les conséquences économiques et sociales La crise de la peste porcine africaine a des répercussions bien au-delà des élevages. Le secteur porcin représente une part importante de l'économie agricole en Côte d'Ivoire, et les conséquences de cette épidémie se ressentent à tous les niveaux de la chaîne de valeur. Les abattages massifs ont entraîné une chute de l'offre de viande porcine sur les marchés, faisant augmenter les prix et rendant ce produit moins accessible pour les consommateurs. Cette situation risque d'accentuer la précarité des populations les plus vulnérables, pour qui la viande de porc constitue une source importante de protéines. Par ailleurs, les acteurs de la filière porcine, tels que les vendeurs d'aliments pour animaux, les transporteurs, et les marchands de viande, sont également touchés par cette crise qui menace leur activité et leurs revenus. Le gouvernement ivoirien se retrouve donc face à un double défi : celui de contenir l'épidémie et de protéger la santé animale, tout en soutenant les éleveurs et les autres acteurs économiques affectés par cette crise. La relance du secteur passera nécessairement par un accompagnement financier et technique des éleveurs, mais aussi par la mise en place de mesures de prévention renforcées pour éviter toute nouvelle épidémie. La situation actuelle à Songon met en évidence l'importance primordiale de la prévention et de la biosécurité dans les élevages. Les autorités ivoiriennes, en collaboration avec les éleveurs et les services vétérinaires, doivent élaborer des stratégies efficaces pour empêcher la réapparition de la PPA ou d'autres maladies animales qui pourraient avoir des conséquences similaires. Des campagnes de sensibilisation doivent être menées auprès des éleveurs pour les former aux bonnes pratiques de biosécurité, telles que la mise en quarantaine des nouveaux animaux, le contrôle des entrées et sorties dans les fermes, et la désinfection régulière des installations. Ces mesures, si elles sont correctement

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