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Jeudi, 3 Avril 2025 à 1:20 |
Forum Ivoireland / Politique / L’Exclusion De Gbagbo, Soro Et Blé Goudé Menace-t-Elle La Stabilité Électorale? (7 Vues)
Thiam Parle De l’Absence De Gbagbo, Soro Et Blé Goudé Des Listes Électorales / Laurent Gbagbo Et Blé Goudé Sont-Ils Toujours Exclus De La Liste Électorale? / Comment Le Showbiz Réagit À l'Exclusion De Gbagbo Et Soro De La Liste Électorale (2) (3) (4)
La Côte d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest souvent cité en exemple pour son dynamisme économique, se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique électorale qui pourrait menacer sa stabilité politique. À quelques mois des élections présidentielles d’octobre 2025, la Plateforme pour l’Engagement Citoyen en Côte d’Ivoire (PEC-CI), principale organisation de la société civile du pays, a vivement critiqué l’exclusion de trois figures majeures de l’opposition : l’ancien président Laurent Gbagbo, l’ex-Premier ministre Guillaume Soro et le leader politique Charles Blé Goudé. Cette décision, qualifiée de « purement politique » par la PEC-CI, soulève des questions d'importance sur l’inclusivité du processus électoral et les risques de tensions sociales. Alors que le pays tente de se remettre des violences post-électorales de 2010-2011, cette exclusion pourrait-elle replonger la Côte d’Ivoire dans une nouvelle crise ?
Une exclusion politique aux conséquences potentiellement gravesLa liste électorale provisoire publiée le 17 mars 2025 par la Commission Électorale Indépendante (CEI) a immédiatement suscité des réactions vives. L’absence de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, a été perçue comme un acte délibéré visant à affaiblir leurs partis respectifs. Laurent Gbagbo, ancien président et leader du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), est une figure emblématique de la politique ivoirienne, bien que controversée. Son retour sur la scène politique après son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI) en 2021 avait été salué par ses partisans comme une opportunité de réconciliation nationale. Guillaume Soro, ancien Premier ministre et chef du Mouvement des Générations et Peuples Solidaires (GPS), et Charles Blé Goudé, président du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP), sont également des acteurs clés de l’opposition. Leur exclusion de la liste électorale provisoire est interprétée comme un coup porté à la démocratie ivoirienne. La PEC-CI, dirigée par Rémi Yao Ebrin, a dénoncé cette décision, soulignant qu’elle va à l’encontre des arrêts de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), qui avait ordonné la réinscription de Soro sur les listes électorales. Cette exclusion ne concerne pas seulement des individus, mais aussi des millions d’électeurs qui se reconnaissent dans ces leaders. En les privant de leur droit de participer au scrutin, la CEI risque d’alimenter un sentiment d’injustice et de marginalisation parmi leurs partisans. Dans un pays où les élections ont souvent été marquées par des violences, cette décision pourrait attiser les tensions et compromettre la paix sociale. https://www.youtube.com/watch?v=iWWyvdQcFD4 Un climat électoral tendu et des risques de violenceLa Côte d’Ivoire a connu plusieurs crises électorales au cours des deux dernières décennies, chacune laissant des cicatrices profondes dans le tissu social du pays. Les élections de 2010, qui avaient opposé Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara, avaient débouché sur une guerre civile faisant plus de 3 000 morts. Les élections de 2020, bien que moins violentes, avaient également été marquées par des tensions et des accusations de fraude. Dans ce contexte, l’exclusion de figures majeures de l’opposition en 2025 est perçue comme un mauvais présage. La PEC-CI a rappelé que toutes les élections présidentielles qui se sont tenues ces 20 dernières années ont toujours été entachées de beaucoup de violences, et les résultats qui sont sortis des urnes ont toujours été contestés . L’organisation craint que cette exclusion ne déclenche une nouvelle vague de violences, d’autant plus que les partisans de Gbagbo, Soro et Blé Goudé pourraient se sentir privés de leur droit de choisir leurs représentants. La société civile ivoirienne appelle à la prudence et à la responsabilité. Rémi Yao Ebrin, président de la PEC-CI, a interpellé le gouvernement en ces termes : Aucun sacrifice n’est de trop pour préserver la cohésion sociale et surtout des vies humaines. Il a également rappelé que le président Alassane Ouattara, lui-même victime d’exclusion dans le passé, avait promis de ne jamais permettre qu’un autre Ivoirien subisse la même frustration. Cette promesse semble aujourd’hui mise à mal. Vers un dialogue politique inclusif ?Face à cette situation explosive, la PEC-CI plaide pour l’ouverture d’un dialogue politique inclusif. L’organisation estime que seule une discussion ouverte et transparente entre toutes les parties prenantes peut permettre de résoudre les tensions et d’assurer des élections apaisées. Elle appelle la CEI à faire des propositions concrètes au président Ouattara pour sortir le pays de l’impasse politique. Le dialogue politique n’est pas une nouveauté en Côte d’Ivoire. En 2011, après la crise post-électorale, un gouvernement d’union nationale avait été formé pour rétablir la paix. En 2020, des consultations avaient également été organisées pour apaiser les tensions. Cependant, ces initiatives ont souvent été critiquées pour leur manque d’inclusivité et leur incapacité à résoudre les problèmes de fond. La PEC-CI insiste sur la nécessité d’un dialogue véritablement inclusif, impliquant toutes les forces politiques, y compris l’opposition. Elle rappelle que la paix et la stabilité ne peuvent être garanties que si tous les acteurs politiques se sentent représentés et entendus. Donner une chance à la préservation de la paix, tel est le message de la société civile ivoirienne. Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à organiser une nouvelle élection présidentielle, les enjeux sont immenses. L’exclusion de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé de la liste électorale provisoire soulève des questions fondamentales sur l’inclusivité du processus démocratique et les risques de violence. La société civile, à travers la PEC-CI, tire la sonnette d’alarme et appelle à un dialogue politique pour préserver la paix et la cohésion sociale. Mais au-delà des enjeux immédiats, cette situation interroge sur l’avenir de la démocratie ivoirienne. Comment construire un système politique inclusif et apaisé dans un pays marqué par des divisions profondes ? Comment garantir que les élections futures ne soient pas entachées de violences et de contestations ?
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Côte d’Ivoire: Billon Demande La Réhabilitation De Gbagbo, Blé Goudé Et Soro / Présidentielle: Soro, Simone Gbagbo, Thiam Et Blé Goudé À l’Offensive / Blé Goudé Porte Plainte Contre Des Proches De Gbagbo Et Soro Pour Calomnie
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