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Jeudi, 3 Avril 2025 à 1:18

Qu'Est-Ce Que Le Projet Cacao-Eco Que Met En Place La Côte d'Ivoire?

Forum Ivoireland / Agriculture / Qu'Est-Ce Que Le Projet Cacao-Eco Que Met En Place La Côte d'Ivoire? (12 Vues)

Le PDCI-RDA Demande Que Le Prix Du Cacao Soit Fixé À 2500 FCFA/Kg / Présentation Aux Médias Du Projet d'Usine Chinoise De Transformation Du Cacao / Pourquoi Les Produits Biologiques Sont Plus Chers Que Ceux Traditionnels? (2) (3) (4)

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RomeoIvoire RomeoIvoire le 21 mars à 20:24

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, vient de franchir une étape majeure dans sa quête d’une production durable avec le lancement du projet CACAO-ECO. Initié en collaboration avec l’Agence française de développement (AFD) et l’INADES Formation, ce projet vise à transformer la cacaoculture ivoirienne en un modèle résilient face aux défis climatiques et environnementaux. En formant les coopératives agricoles aux pratiques agroécologiques et en promouvant l’utilisation d’intrants biologiques, CACAO-ECO s’inscrit comme une réponse innovante aux enjeux économiques, sociaux et écologiques du secteur. Mais sera-t-il suffisant pour garantir un avenir durable à la filière cacao ?

CACAO-ECO : une réponse aux défis de la cacaoculture ivoirienne


Le cacao est au cœur de l’économie ivoirienne, représentant près de 40 % des recettes d’exportation et contribuant à hauteur de 20 % au PIB national. Avec plus de 8 millions de personnes dépendant directement ou indirectement de cette culture, le secteur est un pilier essentiel du développement du pays. Cependant, la filière cacao fait face à des défis majeurs qui menacent sa durabilité.

Parmi ces défis figurent la déforestation massive, la baisse de productivité des plantations, les impacts du changement climatique, le vieillissement des cacaoyers et l’utilisation excessive de pesticides chimiques. Ces problèmes non seulement compromettent la viabilité économique du secteur, mais ont également des conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé des agriculteurs.

C’est dans ce contexte que le projet CACAO-ECO a été lancé par la Côte d'Ivoire. Financé par l’AFD, ce projet vise à promouvoir des pratiques agroécologiques pour rendre la cacaoculture plus durable et résiliente. En formant les coopératives agricoles et en encourageant l’utilisation d’intrants biologiques, CACAO-ECO ambitionne de transformer les méthodes pour une production durable.

Les piliers du projet : agroécologie et renforcement des capacités


Le projet CACAO-ECO repose sur deux piliers principaux : la promotion de l’agroécologie et le renforcement des capacités des coopératives agricoles. L’agroécologie, une approche qui combine les principes écologiques et agricoles, vise à optimiser les interactions entre les plantes, les animaux, les humains et l’environnement. Dans le cadre de la cacaoculture, cela se traduit par l’adoption de techniques telles que la diversification des cultures, l’utilisation de compost naturel et la gestion intégrée des ravageurs.

Pour soutenir cette transition, le projet prévoit la construction de centres de fabrication d’intrants biologiques dans trois villes clés : Adzopé, Divo et San Pedro. Ces centres permettront aux agriculteurs d’accéder à des alternatives écologiques aux pesticides chimiques, réduisant ainsi leur impact sur l’environnement et la santé humaine.

En parallèle, CACAO-ECO formera 750 producteurs et dix coopératives agricoles aux pratiques agroécologiques. Ces formations visent à renforcer les compétences des agriculteurs, à améliorer la qualité de leur production et à accroître leur résilience face aux aléas climatiques.

Un projet aux enjeux multiples


Si les objectifs de CACAO-ECO sont ambitieux, ils s’inscrivent dans une vision plus large de développement durable. En réduisant la dépendance aux intrants chimiques, le projet contribue à préserver la biodiversité et à lutter contre la déforestation, un enjeu majeur en Côte d’Ivoire où près de 90 % des forêts ont disparu au cours du dernier siècle.

De plus, en améliorant la productivité et la qualité du cacao, CACAO-ECO pourrait renforcer la position de la Côte d’Ivoire sur le marché international, où la demande pour des produits durables et éthiques ne cesse de croître. Cela pourrait également se traduire par une augmentation des revenus des agriculteurs, améliorant ainsi leurs conditions de vie et réduisant la pauvreté en milieu rural.

Cependant, la réussite du projet dépendra de plusieurs facteurs. Parmi eux, l’engagement des acteurs locaux, la disponibilité des ressources financières et techniques, et la capacité à surmonter les résistances au changement. Par ailleurs, il sera déterminant d’étendre les initiatives de CACAO-ECO à d’autres régions du pays pour maximiser leur impact. Le projet CACAO-ECO représente une étape prometteuse dans la quête d’une cacaoculture durable en Côte d’Ivoire. En combinant innovation agroécologique et renforcement des capacités, il offre une réponse concrète aux défis économiques, sociaux et environnementaux du secteur.

Cependant, la route vers une cacaoculture véritablement durable est encore longue. Les défis sont nombreux, et la réussite du projet dépendra de la mobilisation de tous les acteurs concernés, des agriculteurs aux décideurs politiques, en passant par les partenaires internationaux. Alors que la Côte d’Ivoire continue de jouer un rôle central dans l’industrie mondiale du cacao, une question se pose : CACAO-ECO sera-t-il le catalyseur d’une transformation durable, ou simplement une initiative parmi d’autres dans un secteur en quête de solutions pérennes ?

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Image de Agriculture. La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, vient de franchir une étape majeure dans sa quête d’une production durable avec le lancement du projet CACAO-ECO. Initié en collaboration avec l’Agence française de développement (AFD) et l’INADES Formation, ce projet vise à transformer la cacaoculture ivoirienne en un modèle résilient face aux défis climatiques et environnementaux. En formant les coopératives agricoles aux pratiques agroécologiques et en promouvant l’utilisation d’intrants biologiques, CACAO-ECO s’inscrit comme une réponse innovante aux enjeux économiques, sociaux et écologiques du secteur. Mais sera-t-il suffisant pour garantir un avenir durable à la filière cacao ? CACAO-ECO : une réponse aux défis de la cacaoculture ivoirienne Le cacao est au cœur de l’économie ivoirienne, représentant près de 40 % des recettes d’exportation et contribuant à hauteur de 20 % au PIB national. Avec plus de 8 millions de personnes dépendant directement ou indirectement de cette culture, le secteur est un pilier essentiel du développement du pays. Cependant, la filière cacao fait face à des défis majeurs qui menacent sa durabilité. Parmi ces défis figurent la déforestation massive, la baisse de productivité des plantations, les impacts du changement climatique, le vieillissement des cacaoyers et l’utilisation excessive de pesticides chimiques. Ces problèmes non seulement compromettent la viabilité économique du secteur, mais ont également des conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé des agriculteurs. C’est dans ce contexte que le projet CACAO-ECO a été lancé par la Côte d'Ivoire. Financé par l’AFD, ce projet vise à promouvoir des pratiques agroécologiques pour rendre la cacaoculture plus durable et résiliente. En formant les coopératives agricoles et en encourageant l’utilisation d’intrants biologiques, CACAO-ECO ambitionne de transformer les méthodes pour une production durable. Les piliers du projet : agroécologie et renforcement des capacités Le projet CACAO-ECO repose sur deux piliers principaux : la promotion de l’agroécologie et le renforcement des capacités des coopératives agricoles. L’agroécologie, une approche qui combine les principes écologiques et agricoles, vise à optimiser les interactions entre les plantes, les animaux, les humains et l’environnement. Dans le cadre de la cacaoculture, cela se traduit par l’adoption de techniques telles que la diversification des cultures, l’utilisation de compost naturel et la gestion intégrée des ravageurs. Pour soutenir cette transition, le projet prévoit la construction de centres de fabrication d’intrants biologiques dans trois villes clés : Adzopé, Divo et San Pedro. Ces centres permettront aux agriculteurs d’accéder à des alternatives écologiques aux pesticides chimiques, réduisant ainsi leur impact sur l’environnement et la santé humaine. En parallèle, CACAO-ECO formera 750 producteurs et dix coopératives agricoles aux pratiques agroécologiques. Ces formations visent à renforcer les compétences des agriculteurs, à améliorer la qualité de leur production et à accroître leur résilience face aux aléas climatiques. Un projet aux enjeux multiples Si les objectifs de CACAO-ECO sont ambitieux, ils s’inscrivent dans une vision plus large de développement durable. En réduisant la dépendance aux intrants chimiques, le projet contribue à préserver la biodiversité et à lutter contre la déforestation, un enjeu majeur en Côte d’Ivoire où près de 90 % des forêts ont disparu au cours du dernier siècle. De plus, en améliorant la productivité et la qualité du cacao, CACAO-ECO pourrait renforcer la position de la Côte d’Ivoire sur le marché international, où la demande pour des produits durables et éthiques ne cesse de croître. Cela pourrait également se traduire par une augmentation des revenus des agriculteurs, améliorant ainsi leurs conditions de vie et réduisant la pauvreté en milieu rural. Cependant, la réussite du projet dépendra de plusieurs facteurs. Parmi eux, l’engagement des acteurs locaux, la disponibilité des ressources financières et techniques, et la capacité à surmonter les résistances au changement. Par ailleurs, il sera déterminant d’étendre les initiatives de CACAO-ECO à d’autres régions du pays pour maximiser leur impact. Le projet CACAO-ECO représente une étape prometteuse dans la quête d’une cacaoculture durable en Côte d’Ivoire. En combinant innovation agroécologique et renforcement des capacités, il offre une réponse concrète aux défis économiques, sociaux et environnementaux du secteur. Cependant, la route vers une cacaoculture véritablement durable est encore longue. Les défis sont nombreux, et la réussite du projet dépendra de la mobilisation de tous les acteurs concernés, des agriculteurs aux décideurs politiques, en passant par les partenaires internationaux. Alors que la Côte d’Ivoire continue de jouer un rôle central dans l’industrie mondiale du cacao, une question se pose : CACAO-ECO sera-t-il le catalyseur d’une transformation durable, ou simplement une initiative parmi d’autres dans un secteur en quête de solutions pérennes ?

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