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Forum Ivoireland / Messages récents
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![]() En 2025, la Côte d’Ivoire a une nouvelle fois captivé le monde en participant au célèbre Carnaval de Rio, l’un des événements les plus prestigieux et les plus colorés de la planète. Sous la houlette de Son Excellence Alassane Zié Diamouténé, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire au Brésil, accompagné de son épouse, la délégation ivoirienne a fièrement porté les couleurs nationales sur cette scène internationale. Entouré de M. Lamine Kanté, Premier Conseiller, et de Mme Jennifer Curcio, Directrice du Bureau du Tourisme et des Loisirs, l’ambassadeur a su incarner la richesse culturelle et le dynamisme touristique de son pays. Cette participation, qui s’est déroulée du 28 février au 8 mars 2025, a permis à la Côte d’Ivoire de renforcer son rayonnement international et de s’affirmer comme une destination incontournable. Mais au-delà de la fête, que représente cette présence pour l’image et l’économie du pays ?
Une délégation ivoirienne à l’honneur dans la cité merveilleuseLe Carnaval de Rio, événement phare du Brésil, est bien plus qu’une simple fête : c’est une vitrine mondiale où les cultures se rencontrent, se célèbrent et s’admirent. En 2025, la Côte d’Ivoire a saisi cette opportunité pour mettre en avant son patrimoine culturel unique. La délégation, menée par l’ambassadeur Alassane Zié Diamouténé, a déployé des efforts considérables pour que le drapeau ivoirien flotte fièrement parmi les milliers de spectateurs et les millions de téléspectateurs. L’ambassadeur, accompagné de son épouse, a incarné l’élégance et la fierté ivoiriennes. À leurs côtés, M. Lamine Kanté, Premier Conseiller, et Mme Jennifer Curcio, Directrice du Bureau du Tourisme et des Loisirs, ont œuvré en coulisses pour garantir que la participation ivoirienne soit à la hauteur de l’événement. Leur travail a permis de mettre en lumière les traditions, les danses et les rythmes ivoiriens, offrant au public une immersion dans la culture du pays. Les défilés des écoles de samba, qui ont eu lieu les 2, 3 et 4 mars 2025, ont été l’occasion pour la Côte d’Ivoire de se démarquer. Les costumes colorés, les masques traditionnels et les percussions envoûtantes ont captivé l’attention, rappelant au monde la richesse artistique et culturelle du pays. Cette présence a non seulement renforcé l’image de la Côte d’Ivoire, mais aussi ouvert des portes pour de futurs échanges culturels et touristiques. Le Carnaval de Rio : une vitrine mondiale pour le tourisme ivoirienLe Carnaval de Rio est bien plus qu’un festival : c’est une plateforme internationale qui attire chaque année des millions de spectateurs et des médias du monde entier. Pour la Côte d’Ivoire, y participer représente une opportunité unique de promouvoir son patrimoine culturel et de stimuler son secteur touristique. En 2025, cette participation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à positionner le pays comme une destination phare en Afrique de l’Ouest. Grâce à l’engagement de l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Brésil et du Bureau du Tourisme et des Loisirs, le pays a pu tirer profit de cette visibilité exceptionnelle. Les images des défilés ivoiriens, diffusées à travers le monde, ont suscité l’intérêt des voyageurs en quête de nouvelles expériences culturelles. Cette exposition médiatique a également permis de mettre en avant les atouts touristiques du pays, tels que ses plages paradisiaques, ses parcs nationaux et ses sites historiques. Par ailleurs, cette participation renforce les liens entre la Côte d’Ivoire et le Brésil, deux pays aux histoires et cultures profondément liées. Le Brésil, avec sa forte diaspora africaine, représente un marché touristique stratégique pour la Côte d’Ivoire. En se présentant sous son meilleur jour lors du Carnaval de Rio, le pays a su séduire un public brésilien curieux de découvrir ses richesses. Un rayonnement culturel qui dépasse les frontièresLa participation de la Côte d’Ivoire au Carnaval de Rio 2025 va au-delà de la simple promotion touristique. Elle symbolise la volonté du pays de s’affirmer comme un acteur culturel majeur sur la scène internationale. En partageant ses traditions et son art avec le monde, la Côte d’Ivoire renforce son soft power et contribue à briser les stéréotypes sur l’Afrique. Cette démarche s’inscrit dans une tendance plus large de valorisation des cultures africaines à l’échelle mondiale. De plus en plus de pays africains participent à des événements internationaux pour montrer leur richesse artistique et leur créativité. La Côte d’Ivoire, avec son patrimoine unique et sa diversité culturelle, a tout pour briller dans ce contexte. Cependant, cette visibilité internationale ne doit pas faire oublier les défis auxquels le pays est confronté. Le secteur touristique ivoirien, bien qu’en plein essor, doit encore surmonter des obstacles tels que les infrastructures insuffisantes et la concurrence régionale. Comment la Côte d’Ivoire peut-elle capitaliser sur cette exposition médiatique pour attirer davantage de visiteurs et d’investissements ? La présence au de ce pays d'Afrique au Carnaval de Rio 2025 marque une étape importante dans la promotion de son patrimoine culturel et de son attractivité touristique. Grâce à une délégation engagée et à une présence remarquée, le pays a su captiver l’attention du monde entier. Cette initiative renforce non seulement l’image de la Côte d’Ivoire, mais aussi ses relations internationales, notamment avec le Brésil. Alors que le pays continue de se positionner comme une destination incontournable, une question se pose : comment la Côte d’Ivoire peut-elle transformer cette visibilité en opportunités concrètes pour son développement économique et culturel ? La réponse à cette question dépendra de la capacité des autorités et des acteurs du secteur à capitaliser sur cet élan et à offrir aux visiteurs une expérience inoubliable.
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![]() Le 30 avril 1959, la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans son histoire en formant son premier gouvernement, sous la direction de Félix Houphouët-Boigny. Moins d’un an avant l’indépendance du pays, ce gouvernement de 13 ministres et 6 secrétaires d’État a posé les bases politiques, économiques et sociales de ce qui allait devenir l’une des nations les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest. Qui étaient ces hommes qui ont accompagné Houphouët-Boigny dans cette aventure historique ? Et comment leur héritage continue-t-il d’influencer la Côte d’Ivoire aujourd’hui ?
Félix Houphouët-Boigny : le père fondateur et architecte de l’indépendanceFélix Houphouët-Boigny premier ministre de ce gouvernement historique, est une figure emblématique de l’histoire ivoirienne et africaine. Connu pour son engagement sans faille dans la lutte pour la décolonisation, Houphouët-Boigny a joué un rôle clé dans l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance, obtenue le 7 août 1960. Avant même cette date, il a su rassembler autour de lui une équipe de ministres compétents et dévoués, chargés de jeter les fondations d’un État moderne. Houphouët-Boigny n’était pas seulement un leader politique visionnaire ; il était aussi un habile négociateur. Son approche pragmatique, notamment en maintenant des relations étroites avec la France tout en revendiquant l’indépendance, a permis à la Côte d’Ivoire de bénéficier d’une transition relativement stable. Ce premier gouvernement, formé en 1959, était le reflet de sa volonté de construire une nation prospère et unie. https://www.youtube.com/watch?v=ipWOzoKOR1c Les piliers du premier gouvernement : des hommes de conviction et d’actionLe premier gouvernement ivoirien était composé de 13 ministres et 6 secrétaires d’État, chacun jouant un rôle capital dans la mise en place des institutions du pays. Parmi ces figures, on retrouve des noms qui ont marqué l’histoire politique et sociale de la Côte d’Ivoire. - Jean-Baptiste Mockey, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, était un proche collaborateur de Houphouët-Boigny. Pharmacien de formation, Mockey a apporté une rigueur scientifique à son rôle, tout en s’impliquant activement dans la vie politique du pays. - Auguste Denise et Jean Delafosse, ministres d’État, ont joué un rôle clé dans la consolidation des relations entre les différentes communautés ivoiriennes, favorisant ainsi l’unité nationale. - Alphonse Boni, ministre de la Justice, a œuvré pour la mise en place d’un système judiciaire indépendant et impartial, essentiel pour garantir les droits des citoyens. - Raphaël Saller, aux Finances, aux Affaires économiques et au Plan, a posé les bases d’une économie solide, en mettant l’accent sur la diversification des ressources et la planification stratégique. - Joachim Boni, ministre de l’Éducation nationale, a initié des réformes éducatives visant à alphabétiser la population et à former une main-d’œuvre qualifiée. - Georges Monnet, ministre de l’Agriculture et de la Coopération, a mis en place des politiques agricoles qui ont fait de la Côte d’Ivoire un leader mondial dans la production de cacao et de café. Ces hommes, aux côtés d’autres ministres et secrétaires d’État, ont travaillé sans relâche pour créer un cadre institutionnel solide, capable de soutenir le développement économique et social du pays. L’héritage du premier gouvernement : un modèle pour les générations futures ?Le premier gouvernement de la Côte d’Ivoire, formé en 1959, a laissé un héritage durable. Les institutions qu’il a mises en place, les politiques qu’il a initiées et les valeurs qu’il a défendues continuent d’influencer la vie politique et économique du pays. Des figures comme Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qui ont marqué l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, ont puisé dans cet héritage pour façonner leur vision du pays. Cependant, cet héritage est aussi porteur de défis. La Côte d’Ivoire, comme de nombreux pays africains, est confrontée à des problèmes de gouvernance, de corruption et d’inégalités sociales. Les leçons du passé peuvent-elles inspirer les leaders actuels et futurs à surmonter ces défis ? Comment les nouvelles générations peuvent-elles s’approprier cet héritage pour construire une Côte d’Ivoire plus inclusive et prospère ? Le premier gouvernement de la Côte d’Ivoire, formé le 30 avril 1959, reste un moment fondateur dans l’histoire du pays. Sous la direction de Félix Houphouët-Boigny, ces hommes ont tracé les sillons d’une nation en devenir, posant les bases d’un État moderne et prospère. Leur travail, marqué par la rigueur, la vision et le dévouement, continue d’inspirer les générations futures. Alors que la Côte d’Ivoire fait face à de nouveaux défis, une question se pose : comment les leçons du passé peuvent-elles guider le pays vers un avenir meilleur ? La réponse à cette question dépendra de la capacité des leaders actuels et futurs à s’approprier cet héritage tout en innovant pour répondre aux besoins d’une société en pleine mutation.
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![]() En 2025, le paysage monétaire africain continue de refléter les trajectoires économiques variées des pays du continent. Selon un classement établi par Business Insider, basé sur les données de Forbes, les monnaies les plus fortes d’Afrique sont dominées par le dinar tunisien et le dinar libyen. Ce classement met en lumière les performances économiques de certains pays, mais soulève également des questions sur l’absence du Franc CFA, utilisé par 14 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale. Pourquoi cette monnaie, pourtant largement répandue, ne figure-t-elle pas parmi les plus puissantes ? Et quelles leçons peut-on tirer de ce classement pour l’avenir des économies africaines ?
Le top 10 des monnaies africaines les plus fortes : des économies résilientes et diversifiéesLe classement des monnaies les plus puissantes d'Afrique en 2025 révèle des économies aux profils variés, mais qui partagent certaines caractéristiques communes : stabilité politique, diversification économique et gestion rigoureuse des finances publiques. En tête de liste, le dinar tunisien (3,14 TND pour 1 USD) tire sa force d’une économie diversifiée, portée par le tourisme, l’industrie manufacturière et les services. La Tunisie a su attirer des investissements étrangers grâce à des réformes structurelles et une relative stabilité politique, malgré des défis sociaux persistants. Le dinar libyen (4,86 LYD pour 1 USD) occupe la deuxième place, grâce aux vastes réserves de pétrole du pays. Malgré une instabilité politique chronique, le secteur énergétique libyen permet de maintenir une monnaie solide. Cependant, cette dépendance aux hydrocarbures expose le pays aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole. Le dirham marocain (9,89 MAD pour 1 USD) se classe troisième, reflétant la position du Maroc comme hub économique en Afrique du Nord. Avec des secteurs clés comme l’aéronautique, l’automobile et les énergies renouvelables, le Maroc a su s’intégrer aux marchés européens, renforçant ainsi la valeur de sa monnaie. Le pula du Botswana (13,73 BWP pour 1 USD) et la roupie seychelloise (14,41 SCR pour 1 USD) illustrent l’importance de la bonne gouvernance et de la diversification économique. Le Botswana, grâce à son secteur minier (diamants) et à une gestion prudente de ses finances publiques, affiche une monnaie stable. Les Seychelles, quant à elles, misent sur le tourisme de luxe et la pêche, tout en maintenant une gestion rigoureuse de leurs finances. https://www.youtube.com/watch?v=P2NRl7uzzvQ Le Franc CFA : une absence qui interpelleL’absence du Franc CFA dans ce classement est l’un des points les plus marquants. Utilisé par 14 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, cette monnaie est pourtant l’une des plus répandues sur le continent. Selon des experts économistes, cette absence s’explique par son mode de gestion. « Contrairement aux monnaies les plus puissantes, qui évoluent selon les performances économiques de leur pays, le Franc CFA est fixé à un taux de change rigide, limitant son appréciation sur le marché international », expliquent-ils. https://www.youtube.com/watch?v=mSlord0aoFA L’arrimage du Franc CFA à l’euro, hérité de l’époque coloniale, empêche toute fluctuation naturelle en fonction des performances économiques des pays qui l’utilisent. Cette rigidité monétaire limite la capacité des économies de la zone Franc CFA à s’adapter aux chocs externes, notamment les fluctuations des prix des matières premières, dont dépendent fortement ces pays. De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer une réforme monétaire. Le projet de l’Eco, censé remplacer le Franc CFA en Afrique de l’Ouest, reste en suspens. Pourtant, une monnaie commune plus adaptée aux réalités économiques du continent pourrait favoriser un développement plus autonome et une meilleure compétitivité sur le marché international. https://www.youtube.com/watch?v=PWpiPxYBkgg Les défis et les perspectives pour les monnaies africainesLe classement des monnaies africaines les plus fortes en 2025 met en lumière les défis auxquels le continent est confronté. Pour les pays dont les monnaies figurent dans ce top 10, il s’agit de maintenir leur stabilité économique et politique, tout en diversifiant davantage leurs économies. Pour les autres, notamment ceux de la zone Franc CFA, la question de la réforme monétaire devient de plus en plus pressante. Une monnaie forte n’est pas seulement un symbole de puissance économique ; elle est aussi un outil essentiel pour attirer les investissements étrangers, stabiliser les marchés intérieurs et favoriser la croissance. Cependant, une monnaie trop rigide, comme le Franc CFA, peut limiter la capacité des pays à répondre aux défis économiques et à exploiter leur potentiel de croissance. Le classement des monnaies africaines les plus puissantes en 2025 offre un aperçu des dynamiques économiques du continent. Il souligne l’importance de la stabilité politique, de la diversification économique et de la bonne gouvernance pour renforcer la valeur d’une monnaie. Cependant, il met également en lumière les limites des systèmes monétaires rigides, comme le Franc CFA, et la nécessité de réformes pour permettre aux économies africaines de réaliser leur plein potentiel. Alors que l’Afrique continue de se positionner comme un acteur clé de l’économie mondiale, une question centrale se pose : comment les pays du continent peuvent-ils repenser leurs systèmes monétaires pour favoriser une croissance inclusive et durable ? La réponse à cette question pourrait bien déterminer l’avenir économique de l’Afrique dans les décennies à venir.
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![]() Dans une édition spéciale dédiée à la célébration des droits des femmes, le magazine Forbes a dévoilé son classement des 50 femmes africaines les plus influentes en 2023. Parmi ces figures emblématiques, Nialé Kaba, ministre ivoirienne de l’Économie, du Plan et du Développement, occupe une place de choix. Reconnue pour son expertise, sa persévérance et son leadership, elle incarne l’excellence et la détermination au service du développement économique de la Côte d’Ivoire. Ce classement prestigieux met en lumière des femmes qui, à travers divers secteurs, brisent les plafonds de verre et inspirent les générations futures. Mais qui est Nialé Kaba, et comment a-t-elle marqué l’histoire économique de son pays et du continent africain ?
Une carrière au service du développement économiqueNialé Kaba est une figure incontournable de l’économie ivoirienne. Diplômée de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE) de Paris et de l’Université Panthéon-Sorbonne, elle a également acquis une expertise reconnue en gestion de la politique économique auprès de l’Institut du Fonds monétaire international (FMI). Ces formations prestigieuses ont forgé une femme visionnaire, dotée d’une compréhension approfondie des enjeux économiques et financiers. Depuis 2016, elle occupe le poste de ministre du Plan et du Développement, après avoir été la première femme ivoirienne à diriger le ministère de l’Économie et des Finances de 2012 à 2016. Sous son leadership, la Côte d’Ivoire a connu une croissance économique impressionnante, avec un taux moyen de 9 % par an, faisant du pays l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique. Elle a piloté des réformes majeures, notamment l’assainissement des finances publiques, et a obtenu la première notation financière du pays par les agences Moody’s et Fitch. Ces réalisations ont permis à la Côte d’Ivoire de mobiliser des fonds sur les marchés internationaux, renforçant ainsi sa crédibilité financière. À l’échelle internationale, Nialé Kaba s’est illustrée en présidant le Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) entre 2019 et 2020. Durant cette période, elle a supervisé une augmentation historique de 125 % du capital de l’institution, portant celui-ci à 225 milliards de dollars. Cette performance a renforcé la capacité de la BAD à financer des projets de développement à travers le continent, consolidant ainsi son rôle clé dans la transformation économique de l’Afrique. Une femme inspirante parmi les leaders africainesLe classement de Forbes met en lumière des femmes africaines comme Nialé Kaba qui ont su briser les barrières et s’imposer dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes. Aux côtés de la ministre ivoirienne, on retrouve des personnalités telles que Bella Disu, star nigériane de la Tech et philanthrope, Shirley Billot, créatrice de la marque de cosmétiques Kadalys, et Kelly Massol, fondatrice des Secrets de Loly. Ces femmes, issues de divers horizons, partagent une ambition commune : transformer leurs sociétés et inspirer les générations futures. Pour Forbes, ces figures féminines sont des « rôles-modèles pour les jeunes femmes leaders de demain ». Elles incarnent la résilience, l’innovation et l’engagement, tout en contribuant à faire briller l’Afrique sur la scène internationale. Nialé Kaba, avec son parcours exceptionnel, en est un parfait exemple. Son leadership visionnaire et son dévouement au service du développement économique de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en font une source d’inspiration pour de nombreuses jeunes femmes. Les défis et les perspectives pour l’avenirSi Nialé Kaba a déjà accompli des réalisations remarquables, les défis à relever restent nombreux. La Côte d’Ivoire, bien que dynamique, fait face à des enjeux économiques et sociaux persistants, tels que la réduction des inégalités, la création d’emplois pour les jeunes et la diversification de son économie. En tant que ministre du Plan et du Développement, Nialé Kaba joue un rôle central dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques visant à relever ces défis. À l’échelle continentale, l’Afrique continue de lutter contre des problèmes structurels, notamment l’accès insuffisant aux financements, les infrastructures déficientes et les impacts du changement climatique. Les femmes leaders comme Nialé Kaba ont un rôle capital à jouer pour promouvoir des solutions innovantes et inclusives. Leur expertise et leur vision sont essentielles pour construire un avenir prospère et durable pour le continent. Le classement de Nialé Kaba parmi les 50 femmes africaines les plus influentes par Forbes est une reconnaissance bien méritée de son travail et de son engagement. Elle incarne l’excellence, la persévérance et le leadership, tout en contribuant de manière significative au développement économique de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Son parcours inspire non seulement les femmes, mais aussi tous ceux qui croient en la capacité de l’Afrique à se transformer et à prospérer. Alors que la Côte d’Ivoire et le continent africain continuent de faire face à des défis complexes, une question se pose : comment des leaders comme Nialé Kaba peuvent-elles inspirer et mobiliser les générations futures pour construire un avenir meilleur ? La réponse à cette question dépendra de leur capacité à transmettre leur vision, à encourager l’innovation et à promouvoir une croissance inclusive et durable.
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![]() Dans un geste symbolique fort, le Mali et le Burkina Faso ont officiellement remplacé le drapeau de la CEDEAO par celui de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette décision marque un tournant historique pour ces deux nations, qui affirment ainsi leur volonté de renforcer leur souveraineté et de construire un avenir commun en dehors du cadre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Moins d’une semaine après la validation officielle du drapeau de l’AES, cette cérémonie solennelle illustre une nouvelle ère de coopération régionale, axée sur l’intégration politique, économique et sécuritaire. Alors que le Niger devrait bientôt suivre, cette initiative soulève des questions sur l’avenir de la coopération en Afrique de l’Ouest et les défis auxquels l’AES devra faire face.
Une cérémonie symbolique pour une nouvelle èreLa cérémonie de levée du drapeau de l’AES organisée simultanément au Mali et au Burkina Faso, a réuni les plus hautes autorités des deux pays. Au Mali, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a présidé l’événement, soulignant que cet acte marquait « une nouvelle étape dans la construction et la consolidation de l’AES ». Il a également insisté sur l’importance de l’unité, de la fraternité et de la détermination des peuples malien, burkinabè et nigérien à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur. Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabè, a réaffirmé l’engagement de son pays à promouvoir le bien-être de ses citoyens, malgré les critiques externes. Dans un discours percutant, il a dénoncé « les esclaves de salon, des Africains qui suivent aveuglement l’impérialisme », appelant ses compatriotes à ne pas se laisser décourager par les défis actuels. Ces déclarations reflètent une volonté claire de rompre avec les influences extérieures et de privilégier une approche endogène pour résoudre les problèmes régionaux. Le Niger, troisième membre fondateur de l’AES, devrait organiser sa propre cérémonie dans les prochains jours, consolidant ainsi cette alliance naissante. Cette série d’événements symboliques s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la coopération entre les trois pays, qui ont quitté la CEDEAO il y a plus d’un an pour créer l’AES. Les raisons d’une rupture avec la CEDEAOLa décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de quitter la CEDEAO pour former l’AES n’est pas anodine. Elle intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes avec l’organisation ouest-africaine, notamment sur des questions de souveraineté et de gestion des crises sécuritaires. Les trois pays, confrontés à des défis majeurs liés au terrorisme et à l’instabilité politique, ont critiqué la CEDEAO pour son manque de soutien concret et son alignement perçu sur les intérêts des puissances étrangères. L’AES se présente ainsi comme une alternative régionale, centrée sur les priorités des pays du Sahel. Depuis sa création, l’alliance a multiplié les initiatives pour renforcer la coopération dans divers domaines, notamment la sécurité, l’économie et la gouvernance. Par exemple, des accords ont été signés pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que pour coordonner les efforts de lutte contre le terrorisme. Ces actions témoignent d’une volonté commune de relever les défis régionaux de manière autonome et solidaire. Cependant, cette rupture avec la CEDEAO soulève des questions sur l’avenir des relations entre les pays de l’AES et leurs voisins ouest-africains. Alors que la CEDEAO reste une organisation influente dans la région, l’émergence de l’AES pourrait redéfinir les dynamiques de coopération en Afrique de l’Ouest. Comment ces deux blocs coexisteront-ils ? Et quelles seront les implications pour l’intégration régionale à long terme ? Les défis et les perspectives de l’AESSi l’AES représente une opportunité pour le Mali, le Burkina Faso et le Niger de renforcer leur coopération, elle doit également faire face à des défis importants. Le premier d’entre eux est la situation sécuritaire. Les trois pays sont en proie à des attaques terroristes répétées, qui menacent leur stabilité et leur développement. La coordination des efforts militaires et de renseignement sera vitale pour contrer ces menaces, mais elle nécessitera des ressources et une volonté politique soutenue. Sur le plan économique, l’AES devra également relever des défis majeurs. Les trois pays figurent parmi les plus pauvres du monde, avec des économies fragiles et dépendantes des matières premières. Pour réussir, l’alliance devra mettre en place des politiques économiques communes, favoriser les échanges commerciaux et attirer des investissements étrangers. La création d’une monnaie commune, évoquée par certains observateurs, pourrait être une étape clé, mais elle nécessitera une coordination étroite et des réformes structurelles profondes. Enfin, l’AES devra naviguer dans un environnement géopolitique complexe. Les relations avec les puissances étrangères, notamment la France et les États-Unis, restent tendues, tandis que les partenariats avec d’autres pays, comme la Russie et la Chine, suscitent des débats. Comment l’AES parviendra-t-elle à préserver son indépendance tout en établissant des relations mutuellement bénéfiques avec ses partenaires internationaux ? Le remplacement du drapeau de la CEDEAO par celui de l’AES marque un tournant historique pour le Mali et le Burkina Faso, et bientôt pour le Niger. Cette décision symbolise une volonté claire de renforcer la souveraineté et la coopération entre les pays du Sahel, tout en s’affranchissant des structures régionales traditionnelles. Cependant, l’AES devra faire face à des défis majeurs, notamment en matière de sécurité, d’économie et de diplomatie. Alors que l’alliance prend son envol, une question centrale se pose : l’AES parviendra-t-elle à incarner une nouvelle ère de coopération régionale, capable de relever les défis du Sahel et de promouvoir un avenir prospère pour ses populations ? La réponse à cette question dépendra de la capacité des dirigeants et des peuples de l’AES à transformer cette vision en réalité, tout en surmontant les obstacles qui se dressent sur leur chemin.
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![]() Le pont Alassane Ouattara, fierté architecturale d’Abidjan, va connaître des perturbations de circulation à partir du vendredi 7 mars. En effet, le ministre ivoirien de l’Équipement et de l’Entretien routier, Amédé Koffi Kouakou, a annoncé une fermeture partielle de l’ouvrage les week-ends, de 22h à 4h du matin, pour permettre le nettoyage du pylône. Ces travaux, qui s’étaleront sur trois à quatre week-ends consécutifs, visent à préserver la blancheur emblématique de cette structure de 108 mètres de haut. Alors que le pont est devenu un symbole de modernité et de connectivité pour la Côte d’Ivoire, cette opération soulève des questions sur la gestion des infrastructures urbaines et leur impact sur la vie des Abidjanais.
Un nettoyage nécessaire pour préserver l’esthétique du pontLe pont Alassane Ouattara, inauguré en grande pompe le 12 août 2023 par le président Alassane Ouattara, est bien plus qu’un simple ouvrage de génie civil. Avec son pylône culminant à 108 mètres et ses haubans élégants, il incarne l’ambition de la Côte d’Ivoire de se positionner comme un leader régional en matière d’infrastructures modernes. Cependant, cette beauté architecturale nécessite un entretien rigoureux. « Ce pont est un bel ouvrage qui a une belle architecture. Et l’architecte a souhaité que l’ouvrage soit blanc », a rappelé le ministre Amédé Koffi Kouakou lors d’une récente visite sur le site. Le nettoyage du pylône, qui sera réalisé à l’aide de détergents spécifiques, est une opération délicate. Elle ne peut être effectuée en présence de trafic routier, d’où la décision de fermer partiellement le pont pendant les week-ends. « On va commencer le vendredi à 22h. On va fermer l’ouvrage jusqu’au lundi à 4h du matin sur trois à quatre week-ends pour que ce nettoyage puisse se faire. Ça veut dire qu’en semaine, l’ouvrage est ouvert 24h/24 », a précisé le ministre. Cette fermeture nocturne permettra aux équipes de travailler en toute sécurité et d’éviter tout risque pour les usagers. Impact sur la circulation et la vie des AbidjanaisLa fermeture partielle du pont Alassane Ouattara, bien que temporaire, aura des répercussions sur la circulation et la vie quotidienne des habitants d’Abidjan. Reliant les communes de Cocody et du Plateau, deux zones stratégiques de la capitale économique ivoirienne, le pont est un axe majeur pour les déplacements urbains. Les restrictions de circulation, bien que limitées aux week-ends, pourraient engendrer des embouteillages sur les itinéraires alternatifs, notamment sur le pont Henri Konan Bédié et les routes secondaires. Pour minimiser les désagréments, les autorités ont mis en place un plan de circulation détaillé, incluant des panneaux de signalisation et des équipes sur le terrain pour orienter les usagers. Cependant, certains habitants s’interrogent sur la fréquence et la durée de ces fermetures. « Est-ce que ces travaux vont devenir récurrents ? », s’interroge un automobiliste rencontré sur place. « Le pont est magnifique, mais il faut aussi penser à ceux qui doivent se déplacer la nuit pour travailler. » Par ailleurs, cette opération soulève des questions plus larges sur la gestion des infrastructures urbaines en Côte d’Ivoire. Alors que le pays investit massivement dans des projets d’envergure, comme le pont Alassane Ouattara, il est fondamental de prévoir des plans d’entretien à long terme pour éviter des perturbations répétées. Un symbole de modernité et de connectivitéLe pont Alassane Ouattara est bien plus qu’un simple pont. Il est devenu un symbole de la modernité et de la connectivité en Côte d’Ivoire. Inauguré en 2023, il a rapidement été adopté par les Abidjanais, qui le considèrent comme une prouesse technique et un atout pour le développement économique de la région. Avec ses lignes épurées et son éclairage nocturne spectaculaire, il attire également les touristes et les amateurs d’architecture. Cependant, cette structure emblématique doit également répondre à des enjeux pratiques. En reliant Cocody au Plateau, deux zones clés d’Abidjan, le pont facilite les déplacements et réduit les temps de trajet. Il contribue ainsi à désengorger le trafic dans une ville où les embouteillages sont souvent synonymes de stress et de perte de productivité. Mais pour que le pont continue de jouer ce rôle, il est essentiel de garantir son entretien. Les travaux de nettoyage actuels ne sont qu’une première étape. À terme, le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier devra mettre en place un plan de maintenance régulier pour préserver l’intégrité et l’esthétique de l’ouvrage. Une fois les travaux achevés, l’ouvrage sera probablement réceptionné et son entretien sera placé sous la responsabilité du département ministériel, a indiqué Amédé Koffi Kouakou. Les travaux de nettoyage du pylône du pont Alassane Ouattara soulignent l’importance de préserver les infrastructures urbaines tout en minimisant leur impact sur la vie des citoyens. Alors que la Côte d’Ivoire continue de se doter d’ouvrages modernes et ambitieux, la question de leur entretien et de leur gestion à long terme devient capitale. Comment concilier esthétique et fonctionnalité ? Comment garantir que ces infrastructures continuent de servir les populations sans devenir une source de perturbations répétées ? Le pont Alassane Ouattara, avec ses lignes élégantes et son rôle central dans la connectivité d’Abidjan, est un exemple emblématique de ces défis. Alors que les travaux de nettoyage débutent, une question reste ouverte : comment la Côte d’Ivoire peut-elle s’inspirer de cette expérience pour mieux gérer ses futures infrastructures et en faire des atouts durables pour son développement ?
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![]() La Côte d’Ivoire, souvent perçue comme un hub économique dynamique en Afrique de l’Ouest, est confrontée à des défis majeurs en matière de lutte contre la criminalité financière. L’affaire Li Kesen, un ressortissant chinois récemment condamné pour fraude fiscale et blanchiment de capitaux, illustre les enjeux auxquels le pays fait face. Avec une somme colossale de 636 586 000 Francs CFA découverte à son domicile, ainsi que des devises étrangères provenant de plusieurs pays, cette affaire soulève des questions sur l’efficacité des mécanismes de contrôle et la coopération internationale en matière de lutte contre les flux financiers illicites. Alors que la Côte d’Ivoire renforce son arsenal juridique, cette affaire met en lumière les limites et les opportunités pour un pays en pleine croissance économique.
Une condamnation lourde de conséquencesLi Kesen a été condamné à sept ans de prison et à une amende record de 1 909 000 758 000 Francs CFA par les autorités judiciaires ivoiriennes. Cette peine, l’une des plus sévères jamais infligées dans une affaire de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux dans le pays, témoigne de la détermination des autorités à lutter contre ces pratiques. Le tribunal a également ordonné la saisie des biens du condamné au profit de l’État et son expulsion du territoire une fois sa peine purgée. Cette décision s’appuie sur les dispositions de l’ordonnance n°2023-875 du 23 novembre 2023, qui renforce la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La perquisition au domicile de Li Kesen a révélé une véritable caverne d’Ali Baba : des montants en espèces dans plus de dix devises différentes, dont des Euros, des Yuans chinois, des Wons coréens et même des Ariarys malgaches. - six cent trente-six millions cinq cent quatre-vingt-six mille (636 586 000) Francs CFA en espèces ; - vingt mille (20 100) Euros ; - cent quarante-sept mille quatre cent quatre-vingt-neuf (147 489) Yuans (Chine) ; - un million trois cent trente-cinq mille (1 335 000) Wons (Corée) ; - deux mille cent cinquante-deux (2 152) Cédís (Ghana) ; - six cent cinquante (650) Pesos (Mexique) ; - trois mille deux cent soixante-dix (3 270) Dollars (Hong Kong) ; - quatre cents (400) Dinars (Tunisie) ; - trente-deux (32) Ringgits (Malaisie) ; - soixante-quinze (75) Roupies (Seychelles) ; - trente (30) Dirhams (Émirats Arabes) ; - dix (10) Birrs (Éthiopie) ; - dix (10) Pounds (Égypte) ; - cent (100) Ariarys (Madagascar) ; - cent-vingt (120) Bahts (Thaïlande). Cette diversité de devises souligne l’ampleur internationale des activités suspectes de l’individu. Selon le tribunal, Li Kesen n’a pas été en mesure de justifier l’origine de ces fonds ce qui a conduit à sa condamnation. Cette affaire met en évidence les défis auxquels sont confrontés les pays en développement pour traquer les flux financiers illicites, souvent liés à des réseaux transnationaux complexes. Les enjeux de la lutte contre la criminalité financière en Côte d’IvoireLa Côte d’Ivoire, comme de nombreux pays africains, est vulnérable aux activités de blanchiment de capitaux et de fraude fiscale. Ces pratiques, souvent liées à des réseaux criminels internationaux, sapent les efforts de développement économique et compromettent la stabilité financière du pays. L’affaire Li Kesen illustre la nécessité pour les autorités ivoiriennes de renforcer leurs capacités de surveillance et de coopération avec les institutions financières internationales. Le gouvernement ivoirien a récemment adopté des mesures législatives pour lutter contre ces fléaux, notamment l’ordonnance n°2023-875. Cependant, la mise en œuvre de ces dispositions reste un défi, en raison du manque de ressources et de l’expertise limitée dans le domaine de la lutte contre la criminalité financière. Les autorités doivent également faire face à la corruption et à la complicité de certains acteurs locaux, qui facilitent ces activités illicites. Par ailleurs, cette affaire soulève des questions sur la coopération internationale. Les flux financiers illicites impliquent souvent plusieurs juridictions, ce qui nécessite une coordination accrue entre les pays. La Côte d’Ivoire doit renforcer ses partenariats avec des organismes comme Interpol, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Groupe d’action financière (GAFI) pour mieux traquer et sanctionner les auteurs de ces crimes. Les implications pour l’économie ivoirienneL’affaire Li Kesen a des implications significatives pour l’économie ivoirienne. D’une part, elle démontre la volonté des autorités de lutter contre la criminalité financière, ce qui est essentiel pour attirer les investissements étrangers et renforcer la confiance des partenaires internationaux. D’autre part, elle révèle les vulnérabilités du système financier ivoirien, qui doit être renforcé pour prévenir de telles activités à l’avenir. La saisie des biens de Li Kesen et l’amende imposée représentent une injection significative de ressources pour l’État. Cependant, ces fonds ne doivent pas masquer les coûts économiques et sociaux de la criminalité financière. Les activités de blanchiment de capitaux et de fraude fiscale privent l’État de recettes essentielles, qui pourraient être utilisées pour financer des projets de développement et améliorer les services publics. Enfin, cette affaire soulève des questions sur la transparence et la gouvernance dans le secteur privé. Les entreprises étrangères opérant en Côte d’Ivoire doivent adopter des pratiques commerciales éthiques et respecter les lois locales. Les autorités ivoiriennes, quant à elles, doivent veiller à ce que les investissements étrangers contribuent au développement durable du pays, plutôt qu’à l’enrichissement illicite de quelques individus. L’affaire Li Kesen est un rappel brutal des défis auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée dans sa lutte contre la criminalité financière. Alors que le pays continue de renforcer son cadre juridique et ses capacités de surveillance, des questions d'importance demeurent : comment améliorer la coopération internationale pour traquer les flux financiers illicites ? Quelles mesures supplémentaires peuvent être prises pour renforcer la transparence et la gouvernance dans le secteur privé ? Et surtout, comment s’assurer que les ressources saisies dans de telles affaires sont utilisées de manière efficace pour soutenir le développement économique et social du pays ? La Côte d’Ivoire est à un carrefour déterminant. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact durable sur sa capacité à lutter contre la criminalité financière et à construire une économie résiliente et inclusive. Alors que le pays continue de se positionner comme un leader économique en Afrique de l’Ouest, la question reste ouverte : parviendra-t-il à surmonter ces défis et à offrir un avenir prospère à ses citoyens ?
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![]() L’annulation du concert de KS Bloom, initialement prévu pour le 3 janvier 2025 à Paris, a fait couler beaucoup d’encre. Plusieurs mois après cet échec retentissant, Charly Jaguar, le promoteur de l’événement, a décidé de lever le voile sur les raisons de cette annulation. Entre billetterie défaillante, manque de promotion et tensions entre les parties prenantes, cette affaire soulève des questions plus larges sur les défis de l’industrie musicale aujourd’hui. Retour sur un fiasco qui dépasse le simple clash artistique.
Une billetterie en berne : le premier signal d’alarmeL’un des éléments les plus frappants de cette affaire reste le faible nombre de billets vendus. Selon Charly Jaguar, seulement 783 places sur les 6 880 disponibles avaient trouvé preneur à quelques semaines du concert. Un chiffre alarmant, surtout lorsque l’on considère que la billetterie avait été ouverte un an avant l’événement. Dans un marché où les concerts affichent souvent complet en quelques heures, ce résultat interroge. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette désaffection. D’abord, la stratégie de communication autour de l’événement semble avoir été défaillante. Contrairement à d’autres artistes qui misent sur des campagnes massives sur les réseaux sociaux, des teasers vidéos ou des collaborations avec des influenceurs, KS Bloom n’aurait pas suffisamment investi dans la promotion de son concert. Un manque d’implication qui, selon Charly Jaguar, a directement impacté les ventes. Ensuite, le timing de l’événement peut également être mis en cause. Organiser un concert en janvier, juste après les fêtes de fin d’année, est un pari risqué. Les budgets des fans sont souvent déjà éprouvés, et l’enthousiasme pour de nouveaux événements peut être moindre. Une analyse que Charly Jaguar semble partager, lui qui avait proposé un report du concert pour maximiser les chances de succès. Un clash artistique aux conséquences financières lourdesLa décision d’annuler le concert n’a pas été prise à la légère. Face à l’insistance de KS Bloom pour maintenir la date initiale, Charly Jaguar s’est retrouvé dans une impasse. Annuler un concert est toujours une décision difficile, mais dans ce cas, les pertes financières étaient tout simplement trop importantes pour être ignorées. Le promoteur affirme avoir subi une perte de 50 millions de francs CFA, soit environ 76 000 euros. Cette situation a conduit à une escalade des tensions entre les deux parties. Charly Jaguar a finalement porté plainte contre KS Bloom pour l'annulation du concert, estimant avoir été lésé par le manque de coopération de l’artiste. Cette décision soulève des questions sur les responsabilités respectives des artistes et des promoteurs dans la réussite d’un événement. Qui doit assumer le risque financier ? Comment mieux partager les efforts de promotion ? Autant de questions qui méritent d’être posées dans un secteur où les collaborations sont souvent complexes. Les leçons à tirer pour l’industrie musicaleL’affaire KS Bloom et Charly Jaguar n’est pas un simple fait divers. Elle met en lumière des problématiques plus larges qui touchent l’industrie musicale dans son ensemble. D’abord, elle rappelle l’importance d’une communication efficace et coordonnée entre artistes et promoteurs. Dans un monde où la concurrence est féroce, une campagne de promotion bien pensée peut faire la différence entre un succès retentissant et un échec cuisant. Ensuite, cette histoire souligne la nécessité d’adapter les stratégies aux réalités du marché. Ouvrir la billetterie un an à l’avance peut sembler une bonne idée, mais cela ne garantit pas le succès si la demande n’est pas au rendez-vous. Une analyse plus fine des tendances et des attentes du public pourrait aider à éviter de tels écueils. Enfin, cette affaire pose la question de la répartition des risques dans l’industrie musicale. Alors que les promoteurs assument souvent une grande partie des coûts, les artistes ont aussi un rôle à jouer pour garantir le succès d’un événement. Une meilleure collaboration et une répartition plus équitable des responsabilités pourraient être la clé pour éviter de futurs conflits. L’annulation du concert de KS Bloom à Paris est bien plus qu’un simple clash entre un artiste et son promoteur. Elle révèle les défis auxquels fait face l’industrie musicale aujourd’hui : communication, stratégie, répartition des risques. Alors que les modes de consommation de la musique évoluent, les acteurs du secteur doivent s’adapter pour rester pertinents. Et vous, pensez-vous que les artistes devraient s’impliquer davantage dans la promotion de leurs concerts, ou est-ce uniquement le rôle des promoteurs ?
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![]() Le général Brice Oligui Nguema, figure centrale de la transition politique au Gabon depuis son coup d’État du 30 août 2023, a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Cet ancien chef de la garde républicaine, qui a renversé Ali Bongo Ondimba après des décennies de règne de la famille Bongo, se présente aujourd’hui comme le rénovateur d’un Gabon en quête de stabilité et de démocratie. Entre réformes ambitieuses, critiques acerbes de l’opposition et défis économiques persistants, sa candidature marque un tournant historique pour le pays. Mais derrière les promesses de changement se cachent des questions d'importance : Oligui Nguema est-il le dirigeant providentiel que le Gabon attend, ou simplement un nouvel acteur dans un système politique en crise ?
De la Caserne au Palais : Un Parcours Hors NormesBrice Oligui Nguema, né en 1975 à Ngouoni, incarne une trajectoire atypique dans l’histoire politique gabonaise. Formé à l’Académie royale militaire de Meknès au Maroc, il a gravi les échelons de l’armée pour devenir chef de la garde républicaine en 2020. C’est depuis ce poste stratégique qu’il a orchestré le coup d’État de 2023, mettant fin à 56 ans de règne de la famille Bongo. Depuis son arrivée au pouvoir, Oligui Nguema a cherché à légitimer son autorité par une série de réformes et de consultations populaires. Le référendum constitutionnel de novembre 2024, présenté comme une étape clé de la transition, a permis aux Gabonais de « s’exprimer librement », selon ses propres mots. Pourtant, cette légitimité par les urnes reste à confirmer, alors que le général se lance dans une course présidentielle inédite pour un militaire de son rang. Son parcours, marqué par une ascension rapide et une prise de pouvoir controversée, soulève des questions sur sa capacité à incarner une véritable rupture avec le passé. Si certains voient en lui un réformateur déterminé, d’autres dénoncent une continuité déguisée sous un uniforme militaire. Réformes ou Communication ? Les Atouts de la TransitionLe bilan de la transition menée par Oligui Nguema est au cœur de sa campagne. Le général mise sur un gouvernement mixte, associant civils et militaires, ainsi que sur des mesures phares comme les audits anti-corruption et une gestion « plus transparente » des ressources naturelles. « Ensemble, nous bâtissons un Gabon nouveau, digne de nos ancêtres », déclare-t-il, promettant d’améliorer les conditions de vie des Gabonais. Pourtant, les résultats concrets restent mitigés. Le Gabon, quatrième producteur de pétrole en Afrique et premier producteur mondial de manganèse, affiche une croissance économique timide à 3 % en 2024. Les défis structurels, tels que le chômage, les inégalités et la dépendance aux matières premières, persistent. Les critiques soulignent que les retombées des richesses naturelles peinent à atteindre la population, malgré les promesses de redistribution. L’opposition, bien que fragmentée, conteste vigoureusement le récit d’Oligui Nguema. « Il incarne l’armée, pas la démocratie. Les Gabonais veulent des civils aux commandes », argue un leader opposant sous couvert d’anonymat. Les détracteurs du général pointent également un calendrier électoral accusé de favoriser le sortant, remettant en question l’équité du processus démocratique. Le Grand Angle Mort : Les Défis Économiques et SociauxSi Oligui Nguema joue la carte de la rupture avec l’ère Bongo, les défis économiques et sociaux du Gabon risquent de miner sa campagne. Malgré les réformes annoncées, la diversification de l’économie reste insuffisante. « Le pétrole et le manganèse ne suffiront pas. Où sont les emplois pour les jeunes ? », interroge une entrepreneuse de Libreville, reflétant le sentiment d’une population en attente de changements tangibles. Oligui Nguema candidat aux élections présidentielles promet d’accélérer les investissements dans des secteurs clés comme l’agriculture et le numérique, mais les détails de ces projets restent flous. Cette absence de précision alimente les doutes sur sa capacité à transformer les promesses en réalité. Par ailleurs, certains observateurs notent des similitudes inquiétantes avec l’ère Bongo, notamment en ce qui concerne la concentration des pouvoirs et les promesses de « grands projets » sans financements clairs. « Il utilise les mêmes recettes, mais en uniforme », ironise un politologue gabonais, soulignant les risques d’une transition qui reproduirait les erreurs du passé sous une nouvelle forme. L’élection présidentielle d’avril 2025 représente un moment non négligeable pour le Gabon. Elle marque la fin officielle de la transition initiée par Oligui Nguema et offre l’opportunité de tourner une page sombre de l’histoire du pays. Cependant, elle soulève également des questions fondamentales sur l’avenir de la démocratie gabonaise. Brice Oligui Nguema qui se présente comme le candidat du renouveau, incarne à la fois les espoirs et les craintes d’une nation en quête de stabilité. Son parcours, ses réformes et ses promesses seront scrutés à la loupe par les électeurs et la communauté internationale. Mais au-delà des discours et des symboles, une question essentielle demeure : le Gabon est-il prêt à accepter un président issu de l’armée, ou aspire-t-il à une véritable alternance civile pour construire son avenir ? Et vous, pensez-vous que Brice Oligui Nguema représente une réelle opportunité de changement pour le Gabon, ou simplement une nouvelle version d’un système politique à bout de souffle ?
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![]() La revue de presse de ce lundi 3 mars 2025 offre un panorama riche et contrasté de l’actualité ivoirienne, oscillant entre tensions politiques, défis sociaux et exploits sportifs. Alors que la Côte d’Ivoire se prépare à la présidentielle prévue dans sept mois, les débats s’intensifient, les alliances se fragilisent et les révélations se multiplient. Entre les échanges acerbes entre Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, les appels à la confiance du PDCI-RDA et les performances des clubs de football, l’actualité est dense et révélatrice des enjeux qui agitent le pays. Plongée dans une journée médiatique où chaque titre raconte une histoire, chaque déclaration soulève des questions et chaque victoire sportive redonne espoir.
Gbagbo vs Thiam : Une Guéguerre Politique qui Fait des ÉtincellesLa une des journaux ce lundi est dominée par les tensions entre Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam. Selon Le Mandat, une « affaire d’argent divise Gbagbo et Thiam », révélant des dissensions profondes au sein de l’opposition. Ces tensions, qui semblent s’envenimer à l’approche de la présidentielle, soulèvent des questions sur la cohésion des forces politiques en présence. Laurent Gbagbo, ancien président et leader du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), n’a pas mâché ses mots. Dans L’Inter, il a « asséné ses vérités au pouvoir », critiquant ouvertement la gestion actuelle du pays. De son côté, Tidjane Thiam, ancien directeur général de Credit Suisse et figure montante de la scène politique ivoirienne, est au cœur d’une polémique financière qui pourrait entacher son image. Cette guéguerre intervient dans un contexte politique déjà tendu, où les alliances se font et se défont à un rythme effréné. Alors que certains préfets sont accusés de partialité en faveur du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le PDCI-RDA, dirigé par Henri Konan Bédié, dénonce ces pratiques dans Le Nouveau Réveil. Le professeur Cowppli-Bony, président honoraire du PDCI-RDA, exhorte quant à lui les Ivoiriens à « faire confiance à Tidjane Thiam », soulignant l’importance de l’unité face aux défis à venir. Défis Sociaux et Fonciers : Les Propositions de Gbagbo et les Mises en Garde de CoulibalyAu-delà des querelles politiques, la question foncière reste un sujet brûlant en Côte d’Ivoire. *Le Temps* met en avant les « deux propositions de Gbagbo pour résoudre le problème foncier », une problématique qui continue de diviser les communautés et de freiner le développement rural. Ces propositions, bien que saluées par certains, suscitent également des réserves, notamment de la part du pouvoir en place. Parallèlement, le front social est en ébullition. Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, n’a pas hésité à monter au créneau pour critiquer le PDCI-RDA. Dans Le Patriote, il déclare que « le PDCI est dangereux pour notre cohésion », une déclaration qui a immédiatement fait réagir les partisans de l’opposition. Ces échanges verbaux reflètent les tensions croissantes à l’approche des élections, où chaque mot est pesé et chaque déclaration peut faire basculer l’opinion publique. Le ministre d’État Étienne Adjoumani Kouassi, quant à lui, tente de rassurer les Ivoiriens en affirmant dans Le Matin que « le président Ouattara est une garantie pour la stabilité et la paix ». Un discours qui contraste avec celui de Mamadou Touré, qui affirme avec assurance : « Personne ne pourra nous battre », faisant référence à la détermination du RHDP à conserver le pouvoir. Succès Sportifs : L’ASEC et l’Africa Sports Confirment leur SuprématieSur le plan sportif, la journée a été marquée par des performances impressionnantes de deux clubs phares du football ivoirien. Selon SuperSport, « l’ASEC renoue avec la victoire » après avoir défait le FC Mouna d’Akoupé sur le score de 1-0. Ce succès permet aux Mimos de reprendre confiance et de se repositionner dans la course au titre. De son côté, l’Africa Sports d’Abidjan a confirmé son statut de leader en dominant l’ASI d’Abengourou. Cette victoire renforce la position du club en tête du classement et ravive l’espoir des supporters, qui rêvent de voir leur équipe décrocher le championnat cette saison. Ces exploits sportifs offrent une bouffée d’oxygène dans un contexte politique et social tendu. Ils rappellent que, malgré les défis, la Côte d’Ivoire continue de briller sur les terrains de football, unissant les Ivoiriens autour d’une passion commune. La revue de presse de ce 3 mars 2025 révèle une Côte d’Ivoire en pleine effervescence, tiraillée entre ambitions politiques, défis sociaux et aspirations sportives. Alors que les élections présidentielles approchent, les tensions montent, les alliances se fragilisent et les débats s’intensifient. Dans ce contexte, une question se pose : comment la Côte d’Ivoire peut-elle concilier ses aspirations démocratiques, ses défis sociaux et ses succès sportifs pour construire un avenir stable et prospère ? Et vous, pensez-vous que les querelles politiques actuelles risquent de compromettre la cohésion nationale, ou au contraire, peuvent-elles ouvrir la voie à un débat constructif pour l’avenir du pays ?
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![]() Akissi Delta, icône incontestée du cinéma et de la télévision ivoirienne, a récemment brisé le silence sur un aspect méconnu de sa vie : sa situation amoureuse. Dans une révélation aussi rare que poignante, l’artiste polyvalente a partagé les raisons qui l’ont conduite à mettre sa vie sentimentale en veille, préférant se consacrer entièrement à sa carrière. Entre manque de temps, expériences douloureuses et choix délibéré de solitude, Akissi Delta dévoile un pan intime de son existence, loin des projecteurs et des rôles qu’elle incarne à l’écran. Retour sur les confidences d’une femme qui a sacrifié l’amour pour son art.
Une Carrière Florissante, une Vie Sentimentale en BerneAkissi Delta, de son vrai nom Agnès Kandé, est une figure majeure du paysage culturel ivoirien. Actrice, humoriste, réalisatrice et productrice, elle a marqué des générations avec des œuvres cultes comme *Ma Famille*, aux côtés de Michel Bohiri. Pourtant, derrière cette carrière éblouissante se cache une réalité plus sombre : une vie sentimentale mise en suspens. « Je suis toujours occupée, je n’ai jamais le temps. Donc, même si quelqu’un me voit, où est-ce que l’amour va passer ? Quel homme peut accepter ça ? », confie-t-elle avec une franchise déconcertante. Entre tournages, productions et engagements artistiques, Akissi Delta avoue avoir négligé sa vie amoureuse. « À force de travailler, j’ai oublié ma vie sentimentale. Actuellement, il n’y a personne dans ma vie », ajoute-t-elle, révélant une solitude assumée mais non dénuée de regrets. Cette situation n’est pas sans rappeler le dilemme auquel sont confrontées de nombreuses femmes qui réussissent, partagées entre ambition professionnelle et désir d’épanouissement personnel. Akissi Delta incarne ainsi une réalité souvent tue : celle des sacrifices consentis pour atteindre l’excellence dans un monde où la réussite a un prix. Des Blessures Amoureuses qui Dépasse la FictionSi le manque de temps explique en partie sa solitude, Akissi Delta révèle que des expériences amoureuses douloureuses pires que dans Ma Famille ont également joué un rôle déterminant dans sa décision de rester seule. « Ce que j’ai vécu en amour est plus grave que ce que j’ai présenté dans *Ma Famille* avec Michel Bohiri », confie-t-elle, faisant référence à la série télévisée qui a marqué les esprits par ses intrigues sentimentales complexes. Sans entrer dans les détails, l’artiste laisse entendre que ses relations passées ont été marquées par des trahisons et des déceptions profondes. Ces blessures, qu’elle qualifie de « pires que la fiction », l’ont conduite à adopter une position de retrait vis-à-vis de l’amour. « C’est pour cela que je préfère rester seule, j’ai vécu pire que ça », déclare-t-elle, avec une résignation teintée de sagesse. Ces révélations soulèvent des questions plus larges sur les défis auxquels sont confrontées les femmes dans leurs relations amoureuses, notamment lorsqu’elles occupent des positions de pouvoir ou de notoriété. Akissi Delta, en partageant son histoire, brise un tabou et offre une voix à celles qui, comme elle, ont dû faire face à des choix difficiles entre amour et réussite. https://www.youtube.com/watch?v=HAYFf9ZyucE La Solitude comme Choix : Une Décision Radicale mais LibératriceFace aux épreuves et aux déceptions, Akissi Delta a fait un choix radical : celui de privilégier sa carrière et son bien-être personnel plutôt que de chercher à tout prix une relation amoureuse. Cette décision, bien que difficile, semble lui apporter une certaine paix intérieure. « Je préfère rester seule », affirme-t-elle, assumant pleinement son statut de femme indépendante et accomplie. Pour Akissi Delta, la solitude n’est pas une punition, mais plutôt un refuge, un espace où elle peut se consacrer à ses passions et à ses projets sans compromis. Ce choix résonne avec une tendance plus large observée chez de nombreuses femmes à travers le monde, qui préfèrent vivre seules plutôt que de s’engager dans des relations toxiques ou insatisfaisantes. Akissi Delta incarne ainsi une forme de résilience et de courage, montrant qu’il est possible de trouver l’épanouissement en dehors des schémas traditionnels. Au-delà de ses confidences, Akissi Delta reste une source d’inspiration pour des millions de personnes. Son parcours, marqué par la persévérance et le talent, témoigne de sa capacité à surmonter les obstacles et à briller dans un domaine exigeant. En partageant son histoire, elle rappelle que derrière chaque succès se cachent des sacrifices et des choix difficiles. Son témoignage ouvre également une réflexion sur la place de l’amour dans la vie des femmes qui réussissent, et sur les pressions sociales qui pèsent sur elles. Alors que les projecteurs continuent de briller sur sa carrière, une question demeure : dans un monde où la réussite professionnelle est souvent perçue comme incompatible avec une vie sentimentale épanouie, comment les femmes peuvent-elles concilier les deux sans sacrifier l’une ou l’autre ? Et vous, pensez-vous qu’il est possible de tout avoir – une carrière florissante et une vie amoureuse épanouie – ou faut-il nécessairement faire des choix ?
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![]() Le mariage de Laetitia Awaza, désormais Laetitia Soumaré, avec Mohamed Soumaré, célébré le 22 février 2025, continue de captiver l'attention des médias et du public. Cet événement, qui a réuni le gratin de la société ivoirienne et au-delà, ne se résume pas à une simple union matrimoniale. Il incarne une fusion parfaite entre luxe, tradition et créativité locale, portée par des choix audacieux et symboliques. De la robe de mariée sur mesure signée Ibrahim Fernandez à la mise en avant des talents ivoiriens, ce mariage marque un tournant dans la manière dont les célébrités africaines célèbrent leur amour tout en valorisant leur héritage culturel. Plongée dans un événement qui a redéfini les standards du glamour et de l'élégance en Côte d'Ivoire.
Une Robe de Mariée Unique : L'Art d'Ibrahim Fernandez à l'HonneurPour son grand jour, Laetitia Soumaré a choisi de faire confiance à l'un des talents les plus prometteurs de la mode ivoirienne : Ibrahim Fernandez. Le créateur, connu pour son savoir-faire exceptionnel et son attention aux détails, a conçu une robe de mariée qui restera gravée dans les mémoires. « La robe est confectionnée en dentelle brodée à la main. Elle se compose d'une base transparente en tulle couleur peau, avec une sur-jupe en mikado agrémentée de touches de dentelle », a expliqué Fernandez à Linfodrome. Cette pièce unique, qui a nécessité des mois de travail, est bien plus qu'une simple tenue. Elle symbolise l'alliance entre modernité et tradition, mettant en lumière le savoir-faire artisanal local. Le choix de Laetitia Soumaré de porter une création d'Ibrahim Fernandez n'est pas anodin. Il s'inscrit dans une tendance croissante des célébrités africaines à valoriser les créateurs locaux, rompant ainsi avec l'habitude de se tourner exclusivement vers les grandes maisons de couture internationales. La robe Laetitia Soumaré d'une valeur de 5 000 euros (3 250 000 FCFA), est un investissement qui reflète à la fois le prestige de l'événement et la reconnaissance du talent ivoirien. Ce prix, bien qu'élevé, reste accessible comparé aux créations de luxe internationales, tout en offrant une qualité et une originalité inégalées. Une Seconde Tenue Élégante et Respectueuse des TraditionsAu-delà de la robe de mariée, Laetitia Soumaré a également opté pour une seconde tenue, conçue avec soin pour respecter les traditions musulmanes. Cette robe, tout aussi impressionnante, témoigne de la capacité d'Ibrahim Fernandez à allier élégance et conformité culturelle. « Nous avons réalisé une robe sirène avec une sur-jupe et un corset intégré non visible. Une robe blanche en doublure a été ajoutée pour assurer une couvrance parfaite. Son voile, d'une longueur de quatre mètres, est orné de pierres sur tout le pourtour », a détaillé le créateur. Cette tenue, tout en respectant les codes religieux, ne sacrifie rien à l'esthétique. Elle incarne parfaitement la manière dont la mode peut s'adapter aux exigences culturelles tout en restant innovante et glamour. Le voile, par exemple, avec ses pierres précieuses, ajoute une touche de sophistication qui a ébloui les invités et les internautes. Ce choix reflète également une tendance plus large observée dans les mariages modernes, où les couples cherchent à honorer leurs racines tout en intégrant des éléments contemporains. Laetitia et Mohamed Soumaré ont ainsi réussi à créer un équilibre parfait entre tradition et modernité, offrant une inspiration à de nombreux futurs mariés. La Mise en Lumière des Créateurs Locaux : Une Tendance en Pleine ExpansionLe mariage de Laetitia Soumaré ne se résume pas à une célébration personnelle. Il s'inscrit dans un mouvement plus large de valorisation des créateurs locaux en Côte d'Ivoire et en Afrique. En choisissant Ibrahim Fernandez pour ses tenues de mariage, Laetitia a contribué à mettre en avant le potentiel de la mode ivoirienne sur la scène internationale. Cette tendance n'est pas nouvelle. D'autres célébrités, comme Konnie Touré, Saraï Bassa et Bintou Yobo, ont également opté pour des créations locales lors de leurs mariages. Ces choix témoignent d'une prise de conscience croissante de l'importance de soutenir les talents locaux et de promouvoir une mode africaine authentique et innovante. Ibrahim Fernandez, avec ses créations uniques et son engagement envers l'artisanat local, incarne cette nouvelle génération de designers qui redéfinissent les standards de la mode nuptiale. Son travail ne se limite pas à la confection de vêtements ; il participe à la construction d'une identité culturelle forte, capable de rivaliser avec les grandes marques internationales. Le mariage de Laetitia et Mohamed Soumaré restera sans aucun doute dans les mémoires comme l'un des événements les plus luxueux et les plus inspirants de la décennie en Côte d'Ivoire. Au-delà du faste et des détails impressionnants, cet événement a su mettre en lumière des valeurs essentielles : la célébration de l'amour, le respect des traditions et la promotion des talents locaux. Alors que les images de ce mariage continuent de circuler sur les réseaux sociaux, une question se pose : cette tendance à valoriser les créateurs locaux marque-t-elle le début d'une nouvelle ère pour la mode africaine, où le luxe et l'authenticité se rencontrent pour créer des événements inoubliables ? Et vous, pensez-vous que les célébrités africaines ont un rôle à jouer dans la promotion des talents locaux, ou cela relève-t-il uniquement de leur choix personnel ?
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![]() Dans une récente interview, Angélique Kidjo, légende vivante de la musique africaine, a exprimé son admiration pour le rappeur ivoirien Didi B, qu’elle considère comme « son fils ». Entre similitudes artistiques et respect mutuel, cette rencontre entre deux générations de talents africains souligne l’universalité et la richesse de la musique du continent. Retour sur les propos de Kidjo, les parcours croisés de ces deux artistes et leur impact sur la scène musicale internationale.
Angélique Kidjo et Didi B : des similitudes frappantesAngélique Kidjo, icône de la musique africaine et ambassadrice culturelle du Bénin, n’a pas hésité à comparer son parcours à celui du jeune rappeur ivoirien Didi B. Dans une interview récente, Kidjo a décrit Didi B comme « son fils », soulignant les nombreuses similitudes entre eux. « Didi B, c'est mon fils un peu comme moi-même : talent naturel, complet, universel, surtout courageux », a-t-elle déclaré. Cette comparaison n’est pas anodine. Angélique Kidjo, connue pour son tube planétaire « Agolo », a bâti une carrière internationale en mêlant traditions africaines et influences modernes. Elle a su conquérir des publics variés, tout en restant fidèle à ses racines. De son côté, Didi B, figure montante du rap ivoirien, a su s’imposer grâce à son talent brut, son énergie sur scène et sa capacité à toucher un public jeune et diversifié. Angélique Kidjo a également salué le courage de Didi B, notamment sa capacité à remplir des stades et à attirer des fans de différentes nationalités. « Ça ne m'étonne même pas de voir ces différents concerts aux stades. Il va les remplir, pas seulement par les Ivoiriens, mais aussi par les autres nationalités », a-t-elle ajouté, tout en espérant recevoir une invitation pour l’un de ses shows. Deux générations, une même passion pour la musique africaineAngélique Kidjo et Didi B représentent deux générations distinctes de la musique africaine, mais leur passion pour leur art et leur engagement envers leur public les rapprochent. Kidjo, avec plus de trois décennies de carrière, a ouvert la voie à de nombreux artistes africains en prouvant que la musique du continent pouvait rayonner à l’international. Didi B, quant à lui, incarne la nouvelle génération d’artistes africains qui repoussent les limites du rap et des musiques urbaines. Son succès fulgurant, marqué par des concerts à guichets fermés et des collaborations avec des artistes internationaux, témoigne de l’évolution et de la diversification de la musique africaine. Cette rencontre entre Kidjo et Didi B symbolise également la transmission et la continuité dans l’industrie musicale africaine. Alors que Kidjo continue d’inspirer les jeunes artistes, Didi B représente l’avenir, porteur d’une énergie nouvelle et d’une vision audacieuse. FEMUA 2025 : une scène pour célébrer la musique africaine Angélique Kidjo et Didi B se retrouveront sur la même scène lors du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabou (FEMUA) en 2025. Cet événement, qui se tiendra du 15 au 20 avril, est l’un des plus importants festivals de musique en Afrique de l’Ouest. Il réunit chaque année des artistes de renom et des talents émergents, offrant une plateforme unique pour célébrer la diversité et la richesse de la musique africaine. La participation de Kidjo et Didi B au FEMUA 2025 promet d’être un moment fort du festival. Alors que Kidjo apportera son expérience et son aura internationale, Didi B incarnera la vitalité et l’innovation de la nouvelle génération. Ensemble, ils illustrent la capacité de la musique africaine à transcender les frontières et à rassembler les générations. Les propos d’Angélique Kidjo sur Didi B mettent en lumière l’évolution dynamique de la musique africaine, où tradition et modernité se rencontrent pour créer des œuvres universelles. Alors que des légendes comme Kidjo continuent d’inspirer, des artistes comme Didi B repoussent les limites et explorent de nouveaux horizons. Cette rencontre entre deux générations soulève une question essentielle : comment la musique africaine peut-elle continuer à innover tout en préservant ses racines culturelles ? Alors que des événements comme le FEMUA 2025 offrent une plateforme pour célébrer cette richesse, l’avenir de la musique africaine semble plus prometteur que jamais.
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![]() Huit ans après son dernier live au Palais de la Culture Bernard Dadié de Treichville, Molière, l’une des figures emblématiques du Zouglou, fait son grand retour le 26 avril 2025 pour un concert exceptionnel. Cet événement, orchestré par Guipâh Group, promet d’être bien plus qu’un simple spectacle : une immersion totale dans l’univers musical de l’artiste, marqué par deux décennies de succès et une fanbase inconditionnelle. Découvrez les détails de ce show grandiose et les ambitions derrière ce projet qui vise à redéfinir l’industrie musicale ivoirienne.
Un show conçu pour marquer les espritsLe concert de Molière prévu le 26 avril 2025 au palais de la culture s’annonce comme un événement majeur dans le paysage culturel ivoirien. Dès 16h, le public sera accueilli par un orchestre live qui reprendra les plus grands classiques du Zouglou, un genre musical qui a marqué des générations entières en Côte d’Ivoire. Des groupes légendaires comme Les Galliets, Les Garagistes et Yabongo Lova seront à l’honneur, offrant une première partie riche en émotions et en nostalgie. À 18h, Molière prendra possession de la scène pour un spectacle de 2h30, conçu comme une célébration de ses 20 ans de carrière. L’artiste, connu pour son énergie débordante et son charisme sur scène, promet une performance inédite, alliant musique, chorégraphie et mise en scène. « Ce ne sera pas juste un concert, ce sera une expérience unique », confie-t-il. Stéphane Dakouri, promoteur de l’événement et fondateur de Guipâh Group, explique que tout a été pensé pour offrir une immersion totale. La configuration de la scène permettra un contact direct avec le public, tandis que la sécurité sera renforcée pour garantir un événement fluide et sécurisé. « Nous voulons prouver que le Zouglou peut atteindre un certain standing. Ce soir-là, Molière ne viendra pas seulement chanter : il va marquer les esprits ! », affirme-t-il. Molière : un artiste au sommet de son artAvec plus de 20 ans de carrière, Molière s’est imposé comme l’un des piliers du Zouglou, un genre musical né en Côte d’Ivoire dans les années 1990. Ses textes engagés, mêlant humour et critique sociale, ont résonné auprès d’un public large et diversifié. Des albums comme « Prophète » et « Les Inconditionnels » ont consolidé sa place dans le panthéon de la musique ivoirienne. Ce concert marque non seulement son retour sur scène après une longue absence, mais aussi une étape importante dans sa carrière. Pour Molière, il s’agit de rendre hommage à ses fans, les « Inconditionnels », qui l’ont soutenu tout au long de son parcours. « J’invite tout le monde à venir, car ce sera un moment inoubliable ! », lance-t-il avec enthousiasme. L’artiste, qui a su se forger une identité musicale unique en intégrant des influences wôyô et des sonorités modernes, promet un spectacle qui reflète son évolution artistique. Entre tubes incontournables et nouvelles créations, le public est invité à vivre une soirée riche en émotions et en surprises. https://www.youtube.com/watch?v=n407A9nt3Zk Guipâh Group : redéfinir l’industrie musicale ivoirienneDerrière cet événement se trouve Guipâh Group, une structure d’événementiel qui a déjà fait ses preuves avec le spectacle live du rappeur Himra. Pour Stéphane Dakouri, ce concert est bien plus qu’un simple show : c’est une opportunité de valoriser la musique ivoirienne et de lui offrir une visibilité internationale. « Nous voulons apporter une plus-value à l’industrie musicale ivoirienne et en faire un pilier du développement du pays », explique-t-il. Après le succès d’Himra, Guipâh Group a choisi de mettre en avant le Zouglou, un genre profondément ancré dans la culture ivoirienne, à travers l’une de ses figures les plus emblématiques. Le choix de Molière s’est imposé naturellement, selon Dakouri : « Molière possède l’une des plus grandes fanbases du Zouglou. Nous voulons le faire passer d’un point A à un point B et lui offrir la couronne qu’il mérite. L’esplanade du Palais de la Culture n’est qu’une première étape. » Avec ce concert, Guipâh Group ambitionne de montrer que la musique ivoirienne peut rivaliser avec les plus grandes productions internationales, tout en restant fidèle à ses racines culturelles. Le concert de Molière prévu le 26 avril 2025, s’annonce comme un moment phare de l’année culturelle en Côte d’Ivoire. Entre hommage au Zouglou et célébration d’une carrière exceptionnelle, cet événement promet de rassembler des milliers de fans autour d’une expérience unique. Pour les « Inconditionnels », ce sera l’occasion de retrouver leur artiste préféré dans une nouvelle dimension, tandis que les nouveaux venus découvriront l’énergie et le talent d’un artiste qui a marqué l’histoire musicale du pays. Alors que la date approche, une question se pose : ce concert marquera-t-il le début d’une nouvelle ère pour le Zouglou et la musique ivoirienne ?
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![]() En Afrique, la longévité au pouvoir est un phénomène récurrent qui a marqué l’histoire politique du continent. Certains dirigeants ont régné pendant des décennies, modifiant les Constitutions, réprimant l’opposition et consolidant leur emprise sur le pouvoir. D’autres ont laissé derrière eux des héritages contrastés, entre développement économique et accusations de corruption. Retour sur les 10 présidents africains aux mandats les plus longs et les enjeux de leur maintien au pouvoir.
1. Yoweri Museveni (Ouganda) : 37 ans et toujours en posteArrivé au pouvoir en 1986 après une guerre de guérilla, Yoweri Museveni est aujourd’hui l’un des dirigeants les plus anciens d’Afrique. Présenté à ses débuts comme un réformateur, il a progressivement verrouillé le système politique ougandais. En 2005, il a modifié la Constitution pour supprimer la limite des mandats présidentiels, puis en 2017 pour abolir la restriction d’âge, lui permettant de se représenter indéfiniment. Sous son règne, l’Ouganda a connu une relative stabilité économique, mais les libertés politiques et les droits de l’homme ont été sévèrement restreints. Les élections sont régulièrement entachées d’accusations de fraudes, et l’opposition, incarnée par des figures comme Bobi Wine, est souvent réprimée. Museveni incarne ainsi le paradoxe d’un dirigeant à la fois stabilisateur et autoritaire. https://www.youtube.com/watch?v=WtFSoQ6nj-A 2. Gnassingbé Eyadéma (Togo) : 38 ans de règne sans partageGnassingbé Eyadéma a dirigé le Togo pendant 38 ans, de 1967 à 2005, après avoir pris le pouvoir par un coup d’État. Son régime, marqué par un autoritarisme féroce, a survécu à plusieurs tentatives de renversement et à une pression internationale croissante. À sa mort en 2005, son fils, Faure Gnassingbé, lui a succédé, perpétuant ainsi une dynastie familiale au pouvoir depuis plus de cinq décennies. Le règne d’Eyadéma a laissé un héritage contrasté. Si le Togo a connu une certaine stabilité sous son autorité, les violations des droits de l’homme et la corruption ont été omniprésentes. Aujourd’hui, la question de la démocratisation du pays reste entière, alors que Faure Gnassingbé continue de diriger le pays avec une main de fer. 3. Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) : un retour au pouvoir après une parenthèseDenis Sassou-Nguesso a dirigé le Congo-Brazzaville pendant deux périodes distinctes : de 1979 à 1992, puis de 1997 à aujourd’hui. Après une défaite électorale en 1992, il est revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d’une guerre civile. Depuis, il a modifié la Constitution à deux reprises pour prolonger son mandat, supprimant les limites d’âge et de nombre de mandats. Sous son règne, le Congo-Brazzaville a bénéficié des revenus du pétrole, mais une grande partie de la population vit toujours dans la pauvreté. Les critiques dénoncent un régime autoritaire, marqué par des élections contestées et une répression de l’opposition. À 80 ans, Sassou-Nguesso reste un pilier du paysage politique congolais, mais la question de sa succession se pose avec acuité. https://www.youtube.com/watch?v=FreWSst4ZnE 4. Omar Bongo (Gabon) : 41 ans de pouvoir et une dynastie familialeOmar Bongo a régné sur le Gabon pendant 41 ans, de 1967 à 2009, faisant de lui l’un des chefs d’État les plus anciens d’Afrique. Soutenu par la France, il a su maintenir une stabilité relative dans un pays riche en ressources naturelles. À sa mort en 2009, son fils, Ali Bongo, lui a succédé, perpétuant une dynastie familiale qui dure depuis plus de cinq décennies. Le règne d’Omar Bongo a été marqué par une gestion centralisée des richesses du pays, souvent critiquée pour son manque de transparence. Aujourd’hui, Ali Bongo fait face à une opposition croissante et à des questions sur sa légitimité, notamment après une élection controversée en 2016. 5. Robert Mugabe (Zimbabwe) : 37 ans de pouvoir et une chute brutaleFigure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Zimbabwe, Robert Mugabe a dirigé le pays pendant 37 ans, de 1980 à 2017. Initialement salué comme un héros de la libération, son règne a progressivement sombré dans l’autoritarisme et la corruption. En 2017, il a été contraint de démissionner sous la pression de l’armée et de son propre parti. Le bilan de Mugabe est contrasté. Si les premières années de son règne ont été marquées par des avancées sociales, notamment dans l’éducation et la santé, les dernières décennies ont été caractérisées par une crise économique profonde et une répression politique. Sa chute a ouvert une nouvelle ère au Zimbabwe, mais les défis restent immenses. 6. Abdelaziz Bouteflika (Algérie) : 20 ans de pouvoir et une fin sous pression populaireAbdelaziz Bouteflika a dirigé l’Algérie pendant 20 ans, de 1999 à 2019. Après avoir ramené une relative stabilité après la guerre civile des années 1990, il a progressivement verrouillé le système politique. En 2019, il a été contraint de démissionner sous la pression du mouvement populaire du Hirak, qui réclamait un changement de régime. Le règne de Bouteflika a été marqué par une gestion centralisée des ressources pétrolières et une répression de l’opposition. Aujourd’hui, l’Algérie est à la croisée des chemins, cherchant à se libérer de l’héritage autoritaire de l’ancien régime. https://www.youtube.com/watch?v=BRy8eCrdyCk 7. Paul Kagame (Rwanda) : un dirigeant réformateur mais autoritairePrésident du Rwanda depuis 2000, Paul Kagame est souvent salué pour avoir transformé son pays après le génocide de 1994. Sous son leadership, le Rwanda a connu une croissance économique impressionnante et une stabilité politique. Cependant, Kagame a également été critiqué pour son autoritarisme, notamment après la modification de la Constitution en 2015 lui permettant de rester au pouvoir jusqu’en 2034. 8. Pierre Nkurunziza (Burundi) : 15 ans de pouvoir et une répression férocePierre Nkurunziza a dirigé le Burundi pendant 15 ans, de 2005 à 2020. Son troisième mandat, obtenu en 2015 après une réforme constitutionnelle controversée, a plongé le pays dans une crise politique et des violences ethniques. À sa mort en 2020, son successeur, Évariste Ndayishimiye, a hérité d’un pays profondément divisé. 9. Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) : un troisième mandat controverséAlassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire depuis 2011, a annoncé en 2020 son retrait avant de finalement briguer un troisième mandat après une réforme constitutionnelle. Son élection a été marquée par des violences et des accusations de fraude, soulignant les tensions politiques persistantes dans le pays. 10. Omar el-Béchir (Soudan) : 30 ans de pouvoir et une chute sous la pression populaireOmar el-Béchir a dirigé le Soudan pendant 30 ans, de 1989 à 2019, avant d’être renversé par des manifestations massives. Son règne a été marqué par des conflits internes, des sanctions internationales et une répression féroce de l’opposition. La longévité de certains présidents au pouvoir en Afrique soulève des questions d'importance sur la démocratie, la gouvernance et les droits de l’homme. Si certains dirigeants ont apporté une stabilité relative, d’autres ont laissé derrière eux des héritages controversés marqués par la corruption et la répression. Alors que de nombreux pays africains cherchent à se libérer de l’autoritarisme, une question demeure : comment concilier stabilité politique et respect des principes démocratiques dans un contexte de transition souvent tumultueuse ?
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![]() Le Sénégal est en pleine tourmente politique et judiciaire. Le rapport explosif de la Cour des comptes a mis en lumière des irrégularités financières et des malversations présumées sous l’ancien régime de Macky Sall. Le gouvernement actuel, dirigé par Bassirou Diomaye Faye, a décidé de passer à l’offensive, promettant que personne ne sera épargné, pas même l’ancien président. Une page se tourne, mais à quel prix pour la stabilité politique et économique du pays ?
Une chasse aux corrupteurs sans précédentDès son arrivée au pouvoir, l’équipe de Bassirou Diomaye Faye a fait de la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion une priorité absolue. Cette volonté s’est traduite par une série d’audits et d’enquêtes visant les dignitaires de l’ancien régime. Plusieurs figures emblématiques du gouvernement de Macky Sall ont été interpellées, voire interdites de quitter le territoire national. Ces actions témoignent d’une détermination sans faille à assainir les finances publiques et à rétablir la confiance des citoyens. Le rapport de la Cour des comptes, rendu public récemment, a servi de catalyseur à cette offensive. Il révèle des irrégularités financières massives, notamment une dette publique atteignant 99,67 % du PIB, bien supérieure aux chiffres annoncés par l’ancien gouvernement. Le déficit budgétaire pour 2023 a également été réévalué à 12,3 %, contre 4,9 % initialement déclarés. Ces écarts considérables soulèvent des questions sur la transparence et la gestion des fonds publics sous l’ancien régime. Le porte-parole du gouvernement, Moustapha Ndjekk Sarré, a été sans équivoque : « Je ne lui donne pas de circonstances atténuantes. Tout ce qui s’est passé s’est passé sous ses ordres. On peut même le considérer comme le chef de gang qui a commis des actes criminels. Des poursuites judiciaires contre Macky Sall ne sauraient être évitées. » Ces propos, d’une rare virulence, montrent que Macky Sall est directement dans le viseur des autorités. Macky Sall : entre déni et accusations de manœuvre politiqueFace à ces accusations, l’ancien président Macky Sall a adopté une stratégie de défense agressive. Il dénonce une « manœuvre politique » visant à le discréditer, lui et son héritage. Dans plusieurs interventions médiatiques, il a rejeté en bloc les conclusions du rapport de la Cour des comptes, affirmant ne pas se reconnaître dans les faits qui lui sont reprochés. Cependant, les preuves accumulées par la Cour des comptes semblent accablantes. Outre les chiffres sur la dette et le déficit budgétaire, le rapport met en lumière une « dette bancaire importante », contractée hors du cadre budgétaire et absente des comptes officiels de l’État. Ces pratiques, qualifiées de « gestion irrégulière » et potentiellement « criminelles », pourraient conduire à des poursuites judiciaires contre l’ancien président et plusieurs de ses collaborateurs. La situation est d’autant plus explosive que Macky Sall reste une figure influente au Sénégal. Ses soutiens dénoncent une justice partiale et une volonté de l’actuel gouvernement de régler des comptes politiques. Cette polarisation risque de fragiliser le climat social et politique, déjà tendu dans un contexte économique difficile. Les enjeux pour le Sénégal : entre justice et stabilitéLa détermination du gouvernement à poursuivre les responsables des malversations financières est louable, mais elle soulève des questions sur les conséquences à long terme pour le Sénégal. D’un côté, cette offensive judiciaire pourrait renforcer la transparence et la bonne gouvernance, en envoyant un message fort à ceux qui seraient tentés de détourner les fonds publics. De l’autre, elle risque de créer des tensions politiques et sociales, voire de diviser le pays. Le Sénégal, souvent cité en exemple pour sa stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, se trouve à un carrefour décisif. La manière dont cette crise sera gérée aura un impact significatif sur l’avenir du pays. Le gouvernement devra trouver un équilibre entre la recherche de justice et la préservation de la paix sociale. Par ailleurs, cette affaire met en lumière les défis structurels auxquels fait face le Sénégal. La gestion des finances publiques, la transparence des institutions et la lutte contre la corruption sont des enjeux majeurs pour le développement économique du pays. Les réformes engagées par le nouveau régime devront aller au-delà des poursuites judiciaires pour instaurer un système plus robuste et résilient. Le Sénégal traverse une période de transition tumultueuse, marquée par une volonté de rupture avec les pratiques du passé. Le rapport de la Cour des comptes et les actions judiciaires qui en découlent sont le symbole de cette nouvelle ère. Cependant, les défis sont nombreux, et les risques de déstabilisation ne doivent pas être sous-estimés. Alors que Macky Sall se prépare à affronter la justice sénégalaise, une question centrale se pose : le Sénégal parviendra-t-il à concilier justice et stabilité, ou cette quête de vérité risque-t-elle de plonger le pays dans une nouvelle crise politique ?
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![]() La star ivoirienne Didi B, récemment primée aux Trace Awards 2025, voit sa tournée MOJO Hope Tour Stadium repoussée en raison d’un calendrier sportif surchargé. Les fans devront patienter quelques mois de plus pour vibrer au rythme de l’artiste dans les stades de Côte d’Ivoire. Découvrez les raisons de ce report, les nouvelles dates et les enjeux derrière cette décision.
Un calendrier sportif chargé : la cause principale du reportLa tournée MOJO Hope Tour Stadium de Didi B a dû être décalée en raison d’un agenda sportif particulièrement dense. Entre avril et mai 2025, les stades de Korhogo, Bouaké et Abidjan seront mobilisés pour accueillir plusieurs compétitions internationales majeures. Parmi elles, les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 – Zone Afrique, la Coupe de la Confédération CAF et la Coupe d’Afrique des Nations U20. Ces événements, qui attirent des milliers de spectateurs et nécessitent une logistique complexe, ont contraint Didi B et son équipe à revoir leur calendrier. Ce report, bien que décevant pour certains, souligne l’importance de la coordination entre les acteurs culturels et sportifs en Côte d’Ivoire. Les infrastructures sportives, souvent polyvalentes, sont au cœur de nombreux enjeux économiques et sociaux. Didi B, conscient de ces défis, a préféré s’adapter plutôt que de risquer une organisation précipitée. Didi B et l’Office National des Sports : une collaboration stratégiquePour trouver une solution, Didi B a travaillé en étroite collaboration avec l’Office National des Sports (ONS). Cette entente a permis de fixer de nouvelles dates qui conviennent à toutes les parties prenantes. Ainsi, le MOJO Hope Tour Stadium de Didi B se déroulera désormais en trois temps forts : - Abidjan : 3 mai 2025 au Stade Félix Houphouët-Boigny - Bouaké : 7 juin 2025 - Korhogo : 7 août 2025 Ces nouvelles dates offrent à Didi B l’opportunité de peaufiner sa production artistique et de proposer un spectacle encore plus grandiose. L’artiste, connu pour ses performances énergiques et son engagement envers son public, promet des shows mémorables. Cette collaboration avec l’ONS illustre également l’importance du dialogue entre les secteurs culturel et sportif. En Côte d’Ivoire, où le sport et la musique sont des piliers de l’identité nationale, de tels partenariats sont essentiels pour maximiser l’utilisation des infrastructures et répondre aux attentes du public. Les enjeux d’une tournée de cette envergureLe MOJO Hope Tour Stadium n’est pas qu’une simple série de concerts ; c’est un événement culturel majeur qui met en lumière le dynamisme de la scène musicale ivoirienne. Didi B, figure emblématique du coupé-décalé et ambassadeur de la culture ivoirienne, porte avec cette tournée des ambitions qui dépassent le cadre musical. D’un point de vue économique, une telle tournée génère des retombées significatives pour les villes hôtes. Hôtels, restaurants, transports locaux et commerces bénéficient de l’afflux de fans venus de tout le pays, voire de l’étranger. En outre, l’événement contribue à renforcer l’attractivité touristique de la Côte d’Ivoire, déjà en pleine croissance. Sur le plan social, Didi B utilise sa plateforme pour véhiculer des messages d’espoir et de résilience, notamment à travers le thème « MOJO Hope ». Dans un contexte mondial marqué par des défis économiques et sociaux, cette tournée se veut une célébration de la joie et de la persévérance. Si le report de la tournée MOJO Hope Tour Stadium a pu décevoir certains fans, il témoigne d’une organisation rigoureuse et d’une volonté de proposer un événement à la hauteur des attentes. Didi B, en collaboration avec l’Office National des Sports, a su transformer cette contrainte en opportunité. Les nouvelles dates, soigneusement choisies, permettront à l’artiste de briller sur scène tout en respectant les impératifs logistiques et sportifs. Reste à savoir : comment Didi B compte-t-il surprendre son public lors de cette tournée tant attendue ?
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![]() C’est avec une certaine nostalgie que Tiken Jah Fakoly a partagé un souvenir marquant de sa carrière musicale : une photo de son premier groupe live, prise en 1993. Sur sa page Instagram, l’icône du reggae africain a rendu hommage à ses premiers compagnons de scène, saluant le chemin parcouru ensemble depuis cette époque. Un message empreint d’émotion et de gratitude, adressé aussi bien à ses anciens musiciens qu’à ses fans, qui l’ont accompagné tout au long de son ascension.
Des débuts marqués par la passion et la résilienceEn 1993, Tiken Jah Fakoly, alors jeune artiste ivoirien, se lance avec fougue dans la musique reggae. Inspiré par les grands noms du genre, comme Bob Marley et Alpha Blondy, il monte son premier groupe live, avec lequel il commence à se produire localement. Ces premières expériences scéniques sont essentielles dans la construction de son identité musicale. C’est à cette époque qu’il forge sa voix unique et son engagement pour des causes sociales et politiques. Le reggae, bien plus qu’une simple musique, devient pour lui un moyen d’expression, un canal de revendication pour dénoncer les injustices et les inégalités en Afrique. À travers ses paroles, il donne une voix aux populations marginalisées et défend des idéaux de liberté et de justice. Un parcours jalonné de succèsDepuis ses premiers concerts avec son groupe en 1993, Tiken Jah Fakoly a connu une ascension fulgurante. Grâce à son talent et à sa persévérance, il est devenu l’un des artistes reggae les plus influents du continent africain. Des albums phares comme Françafrique ou Dernier Appel lui ont permis de toucher un public international et de s’imposer comme une figure incontournable de la scène musicale engagée. https://www.youtube.com/watch?v=VaIDu74HR-s Sa musique, portée par des textes incisifs et des mélodies envoûtantes, résonne bien au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire. Son engagement politique et social lui a valu reconnaissance et respect, mais aussi des controverses qui ont parfois compliqué son parcours. Malgré cela, il a su rester fidèle à ses convictions, portant haut et fort les revendications d’une Afrique en quête d’émancipation. Le message de Tiken Jah Fakoly sur cette photo nostalgique sur ses débuts est aussi un témoignage d’espoir et d’encouragement pour les jeunes artistes africains. Son parcours illustre la capacité de la musique à transcender les barrières et à porter des messages forts. Alors que le reggae africain continue d’évoluer, quel avenir attend la nouvelle génération d’artistes engagés ? Quels défis devront-ils relever pour perpétuer cet héritage musical et militant ?
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![]() Le monde du numérique africain compte une étoile montante de plus en plus reconnue : Edith Brou. L’entrepreneure et experte en communication digitale a récemment eu la surprise d’être mise à l’honneur par *Forbes Afrique*, une distinction annoncée le jour même de son anniversaire. Dans une publication sur Instagram, elle s’est réjouie de cette reconnaissance, qui vient consacrer son engagement pour la transformation digitale et l’innovation en Afrique. Cette nomination parmi les femmes influentes de l’économie africaine témoigne non seulement de son parcours inspirant, mais aussi de l’évolution du rôle des femmes dans le domaine technologique et entrepreneurial sur le continent.
Une pionnière du digital et de l'innovation en AfriqueEdith Brou est une figure incontournable du numérique en Afrique francophone. Blogueuse, entrepreneure et consultante en stratégie digitale, elle a su imposer son empreinte dans un univers longtemps dominé par les hommes. À travers son travail, elle milite pour une meilleure inclusion des femmes dans la tech, un combat qui s’inscrit dans une dynamique plus large d’émancipation économique et professionnelle. Depuis plusieurs années, elle met son expertise au service des entreprises et des organisations souhaitant tirer parti du numérique pour accroître leur impact. En créant du contenu pertinent, en organisant des événements et en développant des stratégies innovantes, Edith Brou contribue activement à l’évolution du paysage digital africain. Son influence dépasse largement les frontières de son pays, la Côte d’Ivoire, et son engagement est aujourd’hui reconnu à l’échelle continentale. Une reconnaissance méritée par *Forbes Afrique*La présence d’Édith Brou dans la liste des femmes influentes publiée par Forbes Afrique illustre la montée en puissance des talents féminins dans l’économie africaine. Ce dossier spécial, coordonné par Marie-France Réveillard et Élodie Vermeil, met en lumière des femmes qui, malgré les barrières sociétales et les structures patriarcales, ont su s’imposer dans des secteurs clés. Le choix d'Édith Brou parmi ces figures d’exception confirme son rôle de leader et de modèle pour les générations futures. Cette distinction s’inscrit dans une tendance plus large de mise en avant des femmes qui transforment l’économie africaine, notamment dans les domaines de la technologie, de l’entrepreneuriat et de la finance. Elle rappelle que la transition numérique du continent ne peut se faire sans une inclusion réelle et effective des femmes, qui sont de plus en plus nombreuses à investir ce secteur. L’histoire et le parcours d’Édith Brou posent une question essentielle : comment encourager davantage de femmes à embrasser des carrières dans le numérique et l’entrepreneuriat en Afrique ? Les initiatives se multiplient, mais les défis restent nombreux, notamment en matière d’accès à la formation, aux financements et aux réseaux professionnels. L’exemple d’Édith Brou montre qu’il est possible de briser les barrières et de s’imposer dans un secteur compétitif. Mais au-delà des parcours individuels, une véritable transformation systémique est nécessaire pour garantir une égalité des chances et favoriser l’émergence de nouvelles figures féminines dans l’écosystème digital africain. Selon vous, quelles sont les actions les plus urgentes à mettre en place pour accélérer l’inclusion des femmes dans le numérique en Afrique ?
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![]() Le mois sacré du Ramadan est un moment de spiritualité et de partage pour des millions de fidèles à travers le monde. Dans ce contexte, la voix du célèbre chanteur ivoirien Alpha Blondy résonne une fois de plus comme un appel à l’unité et à la fraternité. Sur ses réseaux sociaux, l’icône du reggae africain a adressé un message empreint de bienveillance à l'attention de la communauté musulmane, souhaitant un « Ramadan Mubarak » à ses « frères et sœurs musulmans » et formulant des prières pour la paix et la sérénité. Cette déclaration n’est pas anodine : elle s’inscrit dans un engagement de longue date de l’artiste pour la tolérance religieuse et l’unité entre les peuples. Plus qu’un simple message de circonstance, il s’agit d’un rappel puissant de l’importance du vivre-ensemble et du respect mutuel dans un monde marqué par les tensions et les divisions.
Une voix pour l’unité et la toléranceAlpha Blondy, de son vrai nom Seydou Koné, n’est pas seulement un musicien à succès. Depuis plusieurs décennies, il utilise sa musique et sa notoriété comme des instruments au service d’une cause plus grande : la paix et la réconciliation entre les peuples. Son répertoire est truffé de chansons engagées, appelant à la fin des conflits ethniques, religieux et politiques. L’un de ses titres les plus emblématiques, *Jerusalem*, illustre parfaitement cette philosophie. À travers cette chanson, il milite pour la coexistence pacifique entre Juifs, Chrétiens et Musulmans, prônant un dialogue interreligieux fondé sur le respect et la compréhension mutuelle. Loin d’être un simple slogan, cet engagement pour la tolérance est au cœur de ses prises de parole et de ses actes. Son message à l’occasion du Ramadan n’est donc que la continuité logique de son combat pour une Afrique et un monde où les différences sont perçues comme une richesse plutôt qu’un motif de division. Un artiste engagé au-delà de la musiqueSi Alpha Blondy est avant tout un musicien, son engagement dépasse largement le cadre artistique. Au fil des années, il s’est imposé comme une figure influente dans les débats sociaux et politiques, n’hésitant pas à exprimer ses opinions sur des sujets sensibles. Dans ses chansons comme dans ses interventions publiques, il critique les injustices, les violences et les dérives politiques, tout en appelant à la solidarité et à la réconciliation nationale et internationale. Son engagement se traduit également par des actions concrètes. À travers la Fondation Alpha Blondy, l’artiste œuvre pour le développement social en Afrique, en soutenant des initiatives dans les domaines de l’éducation et de la santé. Il a notamment mis en place des programmes d’aide pour les jeunes en difficulté, cherchant à offrir des perspectives d’avenir à une jeunesse souvent marginalisée. Dans un monde marqué par des crises multiples – conflits armés, montée de l’extrémisme, fractures sociales – les prises de position d’Alpha Blondy rappellent que la culture et la musique peuvent jouer un rôle capital dans la construction de ponts entre les communautés et dans la promotion d’une société plus juste et inclusive. Ramadan et valeurs universelles : un message qui dépasse les frontièresLe mois du Ramadan est un temps fort de spiritualité, de recueillement et de partage pour des millions de musulmans à travers le monde. C’est une période où les notions de générosité, de patience et de solidarité prennent une importance particulière. En adressant ses vœux aux fidèles, Alpha Blondy met en lumière ces valeurs, qui, au-delà de leur dimension religieuse, sont des principes fondamentaux pour toute société aspirant à la paix et à la cohésion sociale. En Afrique de l’Ouest, où cohabitent de nombreuses confessions religieuses, le message de paix d’Alpha Blondy en ce mois de Ramadan prend une résonance particulière. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire, son pays natal, où musulmans et chrétiens vivent souvent côte à côte, des figures publiques comme lui jouent un rôle essentiel dans la promotion de la coexistence pacifique. En insistant sur l’importance du respect mutuel et du dialogue interreligieux, il contribue à renforcer les liens entre les différentes communautés. 🌙 Ramadan Mubarak à tous mes frères et sœurs musulmans 🤲 Que ce Ramadan soit une source de lumière et de sérénité pour nous tous. Qu’Allah accepte nos jeûnes, exauce nos prières et nous comble de Sa miséricorde.🙏 Ramadan Mubarak à tous. Qu’Allah vous bénisse. 🤍✨🤲🤲 Mais son message dépasse largement les frontières du continent africain. Dans un monde où les tensions identitaires et religieuses alimentent trop souvent les divisions, des voix comme celle d’Alpha Blondy rappellent que la paix est un combat qui doit être mené par tous. La musique, en tant que langage universel, reste l’un des moyens les plus puissants pour véhiculer des messages d’unité et de fraternité. Quand la musique devient un vecteur de paixL’histoire regorge d’exemples d’artistes ayant utilisé leur art pour promouvoir des idéaux de justice et de tolérance. De Bob Marley à Miriam Makeba, en passant par Fela Kuti, nombreux sont les musiciens qui ont fait de leur musique un outil de revendication et d’émancipation. Alpha Blondy s’inscrit pleinement dans cette tradition, faisant de chaque chanson une prise de position en faveur de la paix et de l’unité. Aujourd’hui encore, alors que les défis du monde moderne sont nombreux, son message de Ramadan nous invite à réfléchir sur le rôle que chacun peut jouer pour bâtir un avenir fondé sur la compréhension mutuelle et la solidarité. Dans un monde où les divisions semblent parfois s’accentuer, la voix d’Alpha Blondy rappelle que la musique peut être bien plus qu’un simple divertissement : elle peut être un puissant catalyseur de changement. Quelle place accordons-nous à la culture et à la musique dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale ?
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