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Forum Ivoireland / Messages récents
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![]() Dès le 6 mars 2025, les minicars de transport en commun, connus sous le nom de "Gbaka", ne pourront plus circuler à l’intérieur de la commune d’Adjamé. Cette décision prise par le District Autonome d’Abidjan vise à fluidifier la circulation et à réorganiser le transport intercommunal. Mais si certains y voient une mesure nécessaire pour moderniser la ville, d'autres redoutent des conséquences négatives pour les usagers et les transporteurs.
Une nécessité pour désamorcer la congestion urbaineDepuis plusieurs années, Adjamé est un point nodal du transport urbain à Abidjan. Cette commune concentre une multitude de gares routières, tant officielles qu’informelles, où se croisent chaque jour des milliers de passagers. Malheureusement, cette densité de trafic s’accompagne d’une circulation chaotique, marquée par des embouteillages incessants et des incidents routiers récurrents. Les "Gbaka" sont souvent accusés d’être une source majeure de désordre dans cette effervescence urbaine. Leur stationnement anarchique et leur conduite agressive participent à l’encombrement du centre-ville, au grand dam des automobilistes et des piétons. Face à ce constat, les autorités ont décidé d’agir de manière ferme en restreignant l'accès des minicars Gbaka à Adjamé et en réorganisant leurs circuits. Un nouveau pôle de transport en gestation Dans le cadre de cette réforme, un nouveau site d’embarquement et de débarquement sera aménagé à l’ancienne casse d’Adjamé, près du pont ferraille. Ce hub de transport centralisera toutes les lignes intercommunales reliant Adjamé aux autres communes comme Abobo, Bingerville ou Yopougon. Selon Sansan Ludovic, Directeur du Transport et de la Mobilité Urbaine du District Autonome d’Abidjan, cette initiative s’inscrit dans une volonté de structuration globale des transports publics. L’objectif est de garantir un service plus efficace et plus sécurisé pour les usagers. Cette nouvelle gare ambitionne également d’offrir un meilleur confort aux voyageurs grâce à des infrastructures modernes et mieux organisées. Les responsables du District d'Abidjan ont déjà entamé l’aménagement du site, bien que la mesure ne soit pas encore officiellement en vigueur. Des efforts sont en cours pour optimiser l’accessibilité et assurer une transition fluide entre l’ancien et le nouveau dispositif de transport. Une réforme qui suscite des interrogationsSi cette mesure présente des avantages en matière de fluidité et de sécurité routière, elle soulève également des préoccupations majeures parmi les transporteurs et les usagers. Les conducteurs de "Gbaka", qui dépendent fortement des flux de passagers à Adjamé, craignent une baisse de leurs revenus. Le déplacement de leurs terminus pourrait entraîner une réduction du nombre de clients, surtout si le nouveau site n’est pas facilement accessible. Les usagers, quant à eux, redoutent une augmentation des frais de transport. En effet, ceux qui dépendent des "Gbaka" devront peut-être ajouter une correspondance à leur trajet quotidien, engendrant des coûts supplémentaires et un temps de parcours plus long. Par ailleurs, la question de la sécurité et de l’organisation du nouveau site est critique. Une réforme de cette envergure ne saurait réussir sans un encadrement strict, afin d’éviter la recréation d’un chaos similaire à celui observé à Adjamé. Le District Autonome d’Abidjan devra donc veiller à une mise en place efficace de cette mesure, en consultant l’ensemble des acteurs concernés et en mettant en place des solutions alternatives pour minimiser l’impact sur les transporteurs et les usagers. Alors que la date butoir du 6 mars 2025 approche, une question demeure : cette réforme parviendra-t-elle à améliorer durablement la mobilité urbaine à Abidjan, ou créera-t-elle de nouveaux défis pour les habitants ?
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![]() Le général Camille Makosso, figure emblématique du paysage religieux ivoirien, vient d’être réélu à la présidence de l’association des pasteurs de Côte d’Ivoire. Connu pour son franc-parler et son influence sur les réseaux sociaux, il s’est engagé publiquement à adopter une posture plus réservée afin de mieux servir la cause de l’Évangile. Un tournant qui marque un changement de stratégie pour cet homme de foi et d’affaires, souvent au cœur de controverses. Cette nouvelle posture pourrait-elle redéfinir son influence et renforcer son rôle dans la communauté chrétienne ivoirienne ?
Un engagement solennel pour un leadership plus apaiséCamille Makosso réélu président des pasteurs ivoiriens par ses pairs a déclaré publiquement son intention de changer d’approche. Devant une assemblée de pasteurs et fidèles, il a prononcé un serment fort : « Devant les hommes, je m’engage à respecter la décision des serviteurs de Dieu en ce jour, en renonçant à aborder des sujets inutiles sur les réseaux sociaux. Je promets de consacrer toute mon énergie à la cause de l’Évangile et au service des pasteurs. Devant l’assemblée, je déclare que ma bouche sera dédiée à la défense du peuple et au soutien des affligés. Je prends l’engagement de ne plus être une source de scandale pour le corps du Christ. Je fais cette promesse devant Dieu, sur Sa parole et devant l’assemblée, en demandant qu’il me fortifie et m’aide à honorer mes engagements, au Nom de Jésus-Christ ». Ce serment est loin d’être anodin. Il intervient après une mise en garde du conseil de discipline de l’association des pasteurs, qui s’inquiétait des déclarations parfois tranchantes du général sur les réseaux sociaux. Cette décision marque donc une réorientation de son positionnement public, laissant entrevoir un leadership plus centré sur la spiritualité et l’accompagnement de la communauté. https://www.youtube.com/watch?v=22P5LA5AP8U Une influence qui dépasse le cadre religieuxCamille Makosso n’est pas seulement un homme de Dieu. Il est aussi une figure publique influente, dont l’impact s’étend bien au-delà de la sphère religieuse. Suivi par des centaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux, il utilise ces plateformes pour aborder des sujets sociétaux, donner son avis sur l’actualité et partager des conseils de vie. Cette influence lui a valu autant d’admirateurs que de détracteurs, certains l’accusant d’utiliser la religion à des fins de buzz. Au-delà de son ministère évangélique, Makosso est aussi un homme d’affaires. Il détient une entreprise spécialisée dans l’achat et la vente de voitures, ce qui lui permet de maintenir une stabilité financière indépendamment de ses activités ecclésiastiques. Cette double casquette pose souvent la question de la frontière entre business et spiritualité, un sujet qui alimente régulièrement les débats au sein de la communauté chrétienne ivoirienne. Camille Makosso à la tête de l’association des pasteurs de Côte d’Ivoire semble amorcer un tournant décisif dans sa carrière. Sa promesse de s’éloigner des polémiques pour se consacrer exclusivement à la prédication et à la défense des opprimés est perçue comme un engagement fort. Mais tiendra-t-il parole ? Les doutes subsistent, car son style direct et son goût pour l’interpellation publique font partie de son ADN. Ses abonnés, habitués à ses sorties tranchantes, s’interrogent sur la façon dont il adaptera son message à ce nouvel engagement. Sera-t-il capable de rester influent tout en adoptant une communication plus mesurée ?
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![]() Lors de son passage dans l’émission Showbuzz diffusée sur la chaîne NCI, l’artiste et producteur ivoirien DJ Kedjevara a dévoilé les coulisses de la répartition des revenus générés par ses spectacles, notamment en ce qui concerne la rémunération de ses danseurs. Une transparence qui met en lumière un modèle de gestion atypique dans l’industrie musicale africaine, où les artistes ont souvent été accusés d'exploiter leurs collaborateurs. Entre rémunération juste et reconnaissance du rôle des danseurs dans le succès d’un artiste, DJ Kedjevara se distingue par une approche qui fait réagir. Ce modèle pourrait-il inspirer d’autres professionnels du secteur ?
Un partenariat artistique fondé sur la reconnaissance et la loyautéDJ Kedjevara, figure emblématique du coupé-décalé, s’appuie sur une équipe soudée, où la place des danseurs est essentielle. Parmi eux, Nidja, son chorégraphe, occupe une fonction centrale. « Nidja est mon chorégraphe, et nous travaillons ensemble depuis 2014 ou 2015. C’est un jeune très conscient et respectueux, qui sait ce qu’il veut et qui a toujours eu une bonne attitude », confie l’artiste. Ce partenariat, initié à Méagui, a évolué au fil des années, permettant à Nidja de s’imposer comme un acteur incontournable de la scène musicale ivoirienne. Loin d’être de simples accompagnateurs, les danseurs jouent un rôle de premier plan dans la mise en scène et la dynamique des spectacles. Une reconnaissance qui passe aussi par une juste rémunération. Un modèle de répartition des revenus inspirantL’une des particularités du mode de gestion de l'artiste réside dans la répartition de ses cachets de spectacle. DJ Kedjevara a récemment évoqué le salaire que gagner ses danseurs lors des spectacles. Contrairement à certains artistes qui s’approprient la majeure partie des gains, il adopte une stratégie plus équilibrée : « Quand nous voyageons pour des prestations à l’étranger, je prends la moitié du cachet, et l’autre moitié est répartie entre les membres de l’équipe », explique-t-il. Cette approche, fondée sur la transparence, permet aux danseurs de percevoir une rémunération plus que décente. Pour un cachet de 5 millions de FCFA, DJ Kedjevara conserve 2,5 millions, tandis que le reste est distribué à ses collaborateurs. « Je remets cette somme à Boubouni, qui se charge du partage. S’ils sont deux ou trois, chacun peut repartir avec environ 800 000 FCFA », détaille-t-il. Un montant considérable pour des danseurs, souvent sous-payés dans l’industrie musicale. Cette philosophie de partage est encore plus marquante lors des spectacles à Abidjan, où certains danseurs peuvent toucher jusqu'à 500 000 FCFA par prestation. « Certains peuvent gagner plus de 500 000 FCFA par personne lors d’un événement », affirme-t-il, mettant en avant la nécessité d’une juste valorisation des talents qui l’entourent. Une vision entrepreneuriale et sociale de la musiqueAu-delà de la simple question de la répartition des revenus, DJ Kedjevara adopte une approche entrepreneuriale et sociale. Artiste, mais aussi homme d'affaires, il met un point d’honneur à soutenir ses collaborateurs et à leur offrir une certaine stabilité financière. « Par la grâce de Dieu, j’ai de bons cachets, et comme je suis aussi dans les affaires, je ne suis pas gourmand. Je partage avec eux, car pour la plupart, c’est leur seule activité. De mon côté, je peux toujours me rattraper sur un chantier ou ailleurs », explique-t-il. Cette approche soulève une question centrale sur les conditions de travail des danseurs et autres professionnels du spectacle en Afrique. Trop souvent considérés comme des figurants, ils jouent pourtant un rôle essentiel dans le succès des artistes. La démarche de DJ Kedjevara pourrait-elle servir de modèle pour une meilleure structuration du secteur ? Une question qui interpelle et qui pose les bases d’une réflexion sur la valorisation de tous les acteurs du spectacle vivant en Afrique.
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![]() Dans un contexte où la protection des œuvres artistiques devient un enjeu non négligeable pour les créateurs, la Team Paiya a pris l’initiative de rencontrer la Direction Générale du Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA). Une démarche qui traduit la volonté des artistes d’assurer une gestion efficace de leurs droits et de mieux comprendre les rouages de cette institution. Ce rendez-vous, salué par le Directeur Général du BURIDA, ouvre un débat plus large sur la protection de la propriété intellectuelle en Côte d'Ivoire et les défis auxquels font face les acteurs du secteur musical.
L’urgence d’une meilleure protection des créateursLa démarche de la Team Paiya au BURIDA s’inscrit dans un contexte où la protection des œuvres artistiques en Afrique, et particulièrement en Côte d'Ivoire, demeure un sujet sensible. Nombreux sont les artistes qui se retrouvent dépossédés de leurs droits, faute d’une maîtrise suffisante des mécanismes juridiques encadrant la gestion des droits d’auteur. Le Directeur Général du BURIDA a tenu à rappeler l’importance de l’institution, qui joue un rôle fondamental dans la protection et la répartition des revenus liés aux œuvres des artistes ivoiriens. Il a également mis en avant les services de la Direction des Affaires Juridiques, qui accompagne les artistes dans la gestion de leurs contrats, et ceux de la Direction de la Documentation Générale, qui assure l’enregistrement des créations. La formation des artistes, un enjeu majeurZagba le Requin a soulevé la question de la formation des artistes sur la gestion de leurs droits d’auteur, en mettant en lumière les difficultés liées à la négociation des contrats et à l’exploitation commerciale des œuvres et en insistant sur le besoin d’une meilleure information des acteurs du secteur. Il a plaidé pour l’organisation de sessions de formation et d’ateliers visant à éduquer les artistes sur les réalités du marché musical et les moyens de préserver leurs créations des exploitations abusives. En effet, sans une compréhension approfondie des enjeux liés à la propriété intellectuelle, de nombreux talents risquent de se voir spoliés de leurs droits et de leur potentiel de revenus. La Direction Générale du BURIDA a réaffirmé son engagement à renforcer la collaboration avec les artistes et à améliorer ses services pour une meilleure gestion des droits d’auteur. Elle a assuré que des initiatives seront mises en place pour sensibiliser et informer les créateurs sur leurs droits et obligations. Cependant, la question demeure : comment garantir une protection optimale des œuvres artistiques dans un environnement où la piraterie et les exploitations frauduleuses restent omniprésentes ?
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![]() En Côte d’Ivoire, un fait divers hors du commun a secoué la localité de Séné, dans le département de Téhini. Un agriculteur de 45 ans, T. Ludovic, a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 500 000 FCFA pour le vol audacieux de 100 bœufs. Ce jugement, rendu par le tribunal de Bouna, met en lumière un phénomène inquiétant : la recrudescence du vol de bétail et les réseaux organisés qui sévissent dans la région. Derrière ce simple fait divers se cache une problématique bien plus vaste, impliquant l’économie locale, la sécurité des éleveurs et la montée de la criminalité en zone rurale.
Un vol minutieusement orchestréLe 21 février 2025, la paisible localité de Séné a été le théâtre d’un vol d’une ampleur exceptionnelle. T. Ludovic, un agriculteur sans antécédents judiciaires connus, s’est associé à un complice, Sidibé, un bouvier actuellement en fuite, pour dérober un troupeau de 100 bœufs à Séné appartenant à un éleveur local. Selon les premiers éléments de l’enquête, les malfaiteurs ont agi en pleine nuit, profitant de l’absence de surveillance renforcée pour s’introduire discrètement dans le parc à bétail. Après avoir rassemblé le troupeau, ils ont pris soin de les cacher temporairement avant de les acheminer à Yalo, une localité située à une quarantaine de kilomètres de Séné. Un enclos y avait été aménagé afin de rendre le vol plus difficilement détectable. Cependant, c’était sans compter sur la vigilance des éleveurs de la région qui, alertés par le propriétaire du bétail, ont lancé des recherches immédiates. Grâce aux marques distinctives laissées sur les animaux, les bœufs ont pu être retrouvés après deux semaines d’enquête intensive. L’arrestation de T. Ludovic a été facilitée par les témoignages des habitants de Yalo, qui ont confirmé qu’il n’était pas éleveur mais un simple agriculteur, rendant son acquisition soudaine d’un troupeau entier suspecte. T. Ludovic l'agriculteur a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 500 000 FCFA pour le vol audacieux de 100 bœufs Un trafic organisé de bétail ?L’affaire ne s’arrête pas à un simple vol. Ce cas met en lumière un problème bien plus large : le vol organisé de bétail en Afrique de l’Ouest. Depuis plusieurs années, des réseaux de trafiquants sévissent dans les zones rurales, tirant profit de l’absence de surveillance renforcée et des difficultés logistiques des éleveurs. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à ce phénomène. Dans certaines régions, les éleveurs sont confrontés à des vols récurrents qui mettent en péril leur activité et leur sécurité. Les animaux volés sont souvent revendus à des acheteurs peu scrupuleux, parfois à l’étranger, sans aucun moyen de traçabilité. Dans le cas présent, le modus operandi des voleurs laisse penser qu’ils comptaient soit vendre rapidement les bœufs sur un marché parallèle, soit les faire passer discrètement vers une autre région du pays. Le rôle de Sidibé, le complice en fuite, soulève également des interrogations. Connaissant bien le fonctionnement des élevages et les circuits de commercialisation, il pourrait être un maillon essentiel d’un réseau plus vaste. Les forces de l’ordre poursuivent leurs investigations pour déterminer s’il existe d’autres complices impliqués dans ce vol et s’ils ont agi dans le cadre d’une organisation criminelle. Si l’affaire de T. Ludovic a permis de mettre en lumière ces problématiques, elle soulève une question plus large : comment la Côte d’Ivoire peut-elle lutter efficacement contre le vol de bétail tout en protégeant les éleveurs et en régulant le commerce de bétail ?
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![]() Le coupé-décalé, ce mouvement musical né au début des années 2000 en Côte d'Ivoire, a marqué toute une génération et fait danser l'Afrique et le monde entier. Avec ses rythmes effrénés, son énergie communicative et son style flamboyant, il s'est imposé comme un genre incontournable de la musique urbaine africaine. Pourtant, ces dernières années, il semble perdre de sa superbe, suscitant des inquiétudes parmi les artistes et les observateurs du milieu. DJ Moasco, figure influente du mouvement, a récemment exprimé son désarroi face à ce qu'il considère comme une dégradation de l’essence du coupé-décalé. Ce constat soulève une question centrale : assiste-t-on à la fin d'une époque ou à une mutation inévitable du genre ?
Un genre en perte de vitesse : les raisons du déclinLe coupé-décalé a longtemps été une musique festive, portée par des figures emblématiques comme Douk Saga, DJ Arafat et bien d’autres. Cependant, plusieurs facteurs expliquent son essoufflement. DJ Moasco indexe certains artistes du coupé-décalé qu'il accuse d’avoir favorisé la superficialité au détriment de la qualité musicale. « Pendant que nous, on se battait pour sortir des hits et propulser le coupé-décalé, d’autres passaient leur temps à chanter les noms des gens. Voici les conséquences aujourd’hui. » Au fil du temps, le coupé-décalé a progressivement délaissé ses innovations rythmiques et son engagement scénique pour se concentrer sur des tendances moins exigeantes musicalement. L’accent mis sur les clashs, les querelles entre artistes et les hommages personnalisés a détourné l’attention du public de la richesse musicale qui avait fait le succès du genre. De plus, le renouvellement insuffisant de la scène et l’absence de nouvelles figures capables d’incarner le mouvement ont accentué cette érosion. Un autre facteur non négligeable réside dans la diversification des goûts musicaux. La jeunesse africaine, autrefois fervente consommatrice du coupé-décalé, se tourne désormais vers d’autres genres tels que l’afrobeats, l’amapiano sud-africain ou encore le drill et le rap francophone. Ces styles musicaux, plus modernes et intégrant des sonorités internationales, ont su capter un public avide de renouveau et d’innovation. Vers une nécessaire réinvention du coupé-décalé ?Si le coupé-décalé semble en danger comme le dit DJ Moasco, il n’est pas pour autant condamné à disparaître. Son avenir dépendra de la capacité des artistes actuels à le réinventer et à l’adapter aux nouvelles tendances. Certains producteurs et chanteurs tentent déjà de fusionner le coupé-décalé avec d’autres genres musicaux, en intégrant par exemple des éléments d’afrobeats ou d’électro. L’innovation pourrait également passer par une nouvelle narration musicale. Là où le coupé-décalé des années 2000 et 2010 était marqué par des paroles festives et des concepts dansants, la nouvelle génération pourrait apporter des thématiques plus profondes et diversifiées, à l’image de ce que réussit l’afrobeats aujourd’hui. En outre, une meilleure structuration du secteur, avec des stratégies de promotion plus adaptées aux plateformes numériques et aux réseaux sociaux, permettrait de toucher un public plus large. Par ailleurs, le rôle des médias et des DJs reste déterminant. En mettant en avant des artistes talentueux et en valorisant les créations originales, ils pourraient insuffler un nouvel élan au mouvement. Des événements et festivals dédiés au coupé-décalé pourraient également être des leviers pour relancer l’intérêt du public. Le coupé-décalé a connu des moments de gloire inégalés, marqués par des artistes charismatiques et des tubes devenus cultes. Cependant, dans un paysage musical en perpétuelle évolution, il doit impérativement se transformer pour survivre. Entre nostalgie et nécessité de modernisation, les artistes et producteurs doivent faire des choix stratégiques pour redonner au genre sa place sur les scènes nationales et internationales. Le débat reste ouvert : le coupé-décalé parviendra-t-il à s’adapter et à renaître, ou assistons-nous à la fin d’une époque ?
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![]() Lors d’une rencontre bilatérale tenue ce mercredi 5 mars 2025 à Abidjan, le président ghanéen John Dramani Mahama et son homologue ivoirien Alassane Ouattara ont lancé un appel solennel aux pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour qu’ils reviennent au sein de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette exhortation intervient dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires et des défis économiques croissants dans la région. À travers cette initiative, les deux chefs d’État veulent renforcer la stabilité et la coopération régionale, tout en plaidant pour une meilleure solidarité entre les nations ouest-africaines.
Un appel à l’unité pour une Afrique de l’Ouest plus forteL’Afrique de l’Ouest traverse une période critique où les divisions politiques et les menaces sécuritaires mettent à l’épreuve la cohésion régionale. La récente sortie du Ghana et de la Côte d’Ivoire en faveur d’un retour de l’AES dans la CEDEAO témoigne de la nécessité impérieuse de préserver l’unité de l’organisation. En effet, l’éclatement de cette communauté affaiblit non seulement la coopération économique, mais fragilise également les efforts communs pour lutter contre le terrorisme et l’instabilité politique. Le président ivoirien Alassane Ouattara a insisté sur l’urgence de la situation. Selon lui, la CEDEAO doit rester unie pour faire face aux défis communs, notamment la lutte contre les groupes armés qui sévissent au Sahel. De son côté, John Dramani Mahama a rappelé les avantages d’une coopération élargie, affirmant qu’« il est bon de rester dans un groupe de 15 que de rester dans un groupe de trois », en référence aux trois pays de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger) qui ont récemment quitté l’organisation régionale. Cette déclaration illustre la volonté des chefs d’État de maintenir une CEDEAO inclusive et forte. La sortie de l’AES a créé un vide institutionnel et économique, menaçant l’intégration régionale et ralentissant les projets de développement communs. C’est dans ce contexte que l’appel d’Abidjan revêt une importance particulière. Les enjeux sécuritaires et économiques au cœur des discussionsOutre la question de l’AES, les discussions entre les dirigeants ghanéen et ivoirien ont également porté sur les enjeux sécuritaires et économiques qui préoccupent l’ensemble de la sous-région. Les deux chefs d’État ont mis en avant la nécessité de renforcer la coopération en matière de défense et de sécurité, notamment pour contrer la menace terroriste qui s’étend depuis le Sahel vers les pays côtiers. Le terrorisme demeure un défi majeur pour les États de l’Afrique de l’Ouest. Le retrait de l’AES de la CEDEAO complique les efforts coordonnés en matière de lutte contre les groupes armés. Les initiatives militaires et les dispositifs d’intervention régionaux, qui bénéficiaient auparavant d’une synergie entre les États, risquent d’être moins efficaces en raison de la fragmentation institutionnelle. C’est pourquoi les présidents Ouattara et Mahama insistent sur la nécessité de maintenir des alliances au sein de la CEDEAO solides afin d’endiguer cette menace. Sur le plan économique, la réunion d’Abidjan a permis d’aborder des sujets essentiels tels que la coopération en matière d’exploitation minière, le développement du commerce transfrontalier et la mise en place de projets d’infrastructure stratégiques. Parmi ces projets, le corridor Abidjan-Lagos, qui vise à fluidifier les échanges commerciaux entre plusieurs pays de la sous-région, occupe une place centrale. Ce projet illustre l’importance de l’intégration régionale dans le développement économique de l’Afrique de l’Ouest. Un autre sujet d’envergure a été abordé : la mise en place de la monnaie commune, l’Éco. Ce projet, qui vise à unifier les transactions financières entre les États de la CEDEAO, est aujourd’hui fragilisé par la sortie de l’AES. En effet, sans la participation de tous les États de la sous-région, l’efficacité et la crédibilité de cette nouvelle monnaie risquent d’être compromises. L’appel d’Abidjan s’inscrit donc également dans la volonté de redonner un élan à cette ambition monétaire. Une coopération bilatérale renforcée pour relever les défis régionauxLa rencontre entre John Dramani Mahama et Alassane Ouattara a été l’occasion de renforcer la coopération bilatérale entre le Ghana et la Côte d’Ivoire. Ces deux pays, piliers économiques de la région, partagent des défis communs et ont exprimé leur volonté de travailler ensemble pour les surmonter. Dans le domaine énergétique, la Côte d’Ivoire et le Ghana sont engagés dans plusieurs projets visant à optimiser la production et la distribution d’électricité. Le renforcement des infrastructures énergétiques est une priorité, notamment pour garantir un accès stable et abordable à l’électricité aux populations et aux industries. Sur le plan environnemental, les deux dirigeants ont abordé la question du réchauffement climatique et de la nécessité d’une action concertée pour lutter contre ses effets. La déforestation, la gestion des ressources hydriques et la lutte contre l’érosion côtière figurent parmi les préoccupations majeures des deux États. À cet égard, la coopération entre le Ghana et la Côte d’Ivoire vise à mettre en place des politiques communes pour préserver l’environnement tout en favorisant un développement durable. Enfin, la sécurité maritime a également été au centre des discussions. La piraterie dans le golfe de Guinée constitue une menace croissante pour les échanges commerciaux et la stabilité régionale. En renforçant leur collaboration, le Ghana et la Côte d’Ivoire espèrent améliorer la surveillance des eaux territoriales et lutter plus efficacement contre les activités illicites en mer. Cette rencontre bilatérale marque ainsi une étape importante dans les efforts visant à consolider l’intégration régionale et à relever collectivement les défis sécuritaires et économiques de l’Afrique de l’Ouest. Mais la question demeure : les pays de l’AES répondront-ils favorablement à cet appel à la réintégration, ou choisiront-ils de poursuivre leur propre voie, au risque d’accentuer les divisions au sein de la région ?
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![]() Kadhy Touré, de son vrai nom Touré Kadidjata, est une actrice, productrice et animatrice ivoirienne née le 13 septembre 1988 à Bouaké. Passionnée de cinéma depuis son enfance, elle s'est imposée comme l'une des figures incontournables du septième art en Afrique de l'Ouest. Son talent, sa persévérance et sa volonté de contribuer à l'essor du cinéma ivoirien l'ont amenée à créer sa propre maison de production, Brown Angel Entertainment.
Parcours scolaire et formationFille d'un père militaire, Kadhy Touré manifeste très tôt son intérêt pour le cinéma. Inscrite à l'internat du Lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro, elle obtient son baccalauréat et intègre l'Université Abobo-Adjamé. Initialement orientée vers des études de médecine, elle abandonne rapidement cette voie pour se consacrer à sa véritable passion. Elle s'inscrit alors en journalisme et communication et obtient une licence dans ce domaine. Afin de perfectionner ses compétences linguistiques et s'ouvrir davantage au marché international, Kadhy Touré se rend au Ghana où elle suit une formation en anglais pendant cinq ans. Elle revient diplômée et dotée d'une maîtrise parfaite de la langue, ce qui lui permet d'endosser des rôles dans des productions bilingues. https://www.youtube.com/watch?v=CgjPglxiXI8 Débuts et ascension dans le cinémaKadhy Touré fait ses premiers pas dans le cinéma en 2008 avec le film "Le Fruit non mûr", une coproduction ivoiro-nigériane où elle interprète le rôle de Nafir. Son talent ne passe pas inaperçu et lui ouvre rapidement les portes d'autres productions, notamment "Aujourd’hui, demain et à jamais". https://www.youtube.com/watch?v=ZRosunVhI7Y En 2009, elle obtient un rôle dans la série ivoirienne "Signature", où elle incarne Kathy Coulibaly, une employée séductrice. L'année suivante, elle rejoint le casting de "Obsession extrême" dans le rôle de Sarah, une jeune écolière ambitieuse. Sa prestation aux côtés de grands noms du cinéma ivoirien, comme Guy Kalou, renforce sa notoriété. Son ascension se poursuit en 2012 avec son rôle d'Émeraude dans la série "Brouteur.com", une production à succès qui lui permet d'asseoir sa popularité. Convaincue de son potentiel et désirant contribuer à la professionnalisation du cinéma ivoirien, elle fonde en 2016 sa propre maison de production : Brown Angel Entertainment. https://www.youtube.com/watch?v=Om1eLgfmwlw Succès en tant que productrice et réalisatriceLa même année, elle produit son premier long métrage, "L'Interprète", qui marque un tournant dans sa carrière. Ce film, premier long-métrage ivoirien tourné en anglais et en français, rencontre un immense succès, devenant le film le plus visionné dans les salles de cinéma Majestic d'Abidjan. Il est présenté au FESPACO 2017 et remporte le prix du meilleur montage. https://www.youtube.com/watch?v=TU9WHcuLf_k Face à l'engouement du public, elle produit en 2018 "L'Interprète 2", qui bat à nouveau des records d'entrées et devient le premier film ivoirien diffusé à bord d'un avion de la compagnie Air France. Pour ce projet, elle fait appel à l'acteur ghanéen John Dumelo, donnant ainsi une dimension internationale à sa production. En 2023, elle réalise et joue dans "Mon Marabout Chéri", un film qui remporte plusieurs distinctions, dont le prestigieux NISA d'Or. Ce succès confirme son talent et sa vision pour un cinéma ivoirien plus ambitieux et exportable. https://www.youtube.com/watch?v=mBe8WLTO8n8 Expérience dans l'animation et engagements sociauxEn parallèle à sa carrière cinématographique, Kadhy Touré se lance dans l'animation télévisée. En décembre 2020, elle co-anime l'émission "Les Femmes d'Ici" sur la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), avant d'en devenir la présentatrice principale en 2021. Son dynamisme et son charisme contribuent au succès de cette émission, qui aborde des thèmes variés autour de la condition féminine et de la société. https://www.youtube.com/watch?v=-CLIp6YhKjo En dehors du cinéma et de la télévision, elle est très active dans le domaine social. En février 2019, elle crée la Fondation Kadhy Touré, une organisation qui vient en aide aux personnes vulnérables, notamment les veuves, les enfants et les femmes victimes de violences. Elle multiplie les actions caritatives, effectuant des dons dans plusieurs communes de la Côte d'Ivoire et collaborant avec des ONG locales comme "Vivre ensemble". Distinctions et impact sur le cinéma ivoirienLe talent de Kadhy Touré a été récompensé à plusieurs reprises : - 2017 : Prix du meilleur montage au FESPACO pour "L'Interprète 1" - 2018 : Prix national du meilleur long-métrage pour "L'Interprète 2" - 2019 : Prix de la meilleure interprétation féminine à La Nuit Ivoirienne du 7e Art - 2023 : NISA d'Or pour "Mon Marabout Chéri" - 2023 : Prix de la meilleure réalisation et de la meilleure fiction au NISA Son influence va bien au-delà des distinctions : en tant que femme cinéaste, elle incarne un modèle de réussite pour la nouvelle génération et œuvre à la structuration d'une industrie cinématographique ivoirienne plus dynamique. Par son talent, sa détermination et son engagement pour le cinéma ivoirien, Kadhy Touré s'est imposée comme une figure majeure du paysage audiovisuel africain. Son parcours, jalonné de succès et d'initiatives audacieuses, fait d'elle une source d'inspiration pour de nombreux jeunes passionnés du septième art. Avec de nouveaux projets en perspective, elle continue d'élever le cinéma ivoirien vers de nouveaux horizons. Instagram : https://www.instagram.com/kadhytoure/ TikTok : https://www.tiktok.com/@kadhytoure X (Twitter) : https://x.com/ToureKadhy YouTube : https://www.youtube.com/@kadhytoure2189
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![]() D’ici le 31 mars 2025, les engins à deux et trois roues ne seront plus autorisés à circuler sur le boulevard Houphouët-Boigny à Abidjan. Cette interdiction, annoncée par le directeur général des Transports terrestres et de la circulation, Oumar Sacko, s’inscrit dans un plan de régulation du transport intérieur visant à réduire les accidents de la route et à fluidifier la circulation sur cet axe stratégique. Toutefois, cette mesure suscite des réactions partagées parmi les usagers, en particulier les livreurs et les conducteurs de taxis-motos, qui y voient un frein à leurs activités. Alors, cette interdiction est-elle une nécessité absolue pour la sécurité ou une contrainte de trop pour les travailleurs du secteur ?
Une Mesure Motivée par des Statistiques AlarmantesL’interdiction des motos et tricycles sur le boulevard Houphouët-Boigny repose sur un constat préoccupant : ces engins sont impliqués dans une proportion significative des accidents de la route en Côte d’Ivoire. Selon les chiffres du ministère des Transports, les véhicules à deux et trois roues représentent entre 45 et 50 % des accidents de circulation, et sont responsables de 37 % des décès enregistrés sur les routes entre 2023 et 2024. Ces statistiques alarmantes justifient, selon les autorités, la nécessité de réguler leur usage sur certaines artères à forte affluence. Le boulevard Houphouët-Boigny, qui relie le pont Félix Houphouët-Boigny au carrefour ancien Koumassi, est particulièrement concerné. Lors de la nuit du 31 décembre 2024, entre sept et dix accidents impliquant des motos et tricycles y ont été recensés. Un chiffre qui illustre les risques encourus sur cet axe, où la cohabitation entre ces engins et les véhicules lourds est souvent chaotique. Avec plus de 400 000 engins à deux et trois roues en circulation dans le district d’Abidjan, la question de leur réglementation devient un enjeu non négligeable pour la fluidité et la sécurité routière. En 2023, la Côte d’Ivoire enregistrait en moyenne 37 accidents par jour, un chiffre qui pèse lourdement sur le système de santé et l’économie nationale, avec un coût estimé à 7 % du PIB. Entre 2011 et 2021, près de 200 milliards de francs CFA ont été investis dans la prise en charge médicale des victimes d’accidents de la route. Un Nouveau Plan de Circulation pour un Meilleur Partage de la RouteFace à ces défis, le ministère des Transports a élaboré un nouveau plan de circulation qui vise à dévier les motos et tricycles vers les bretelles et voies annexes des zones 3 et 4 de Marcory. Ce dispositif permettra aux conducteurs de contourner le boulevard Houphouët-Boigny tout en conservant un accès à Koumassi. Pour assurer une application efficace de cette mesure, des signalétiques spécifiques seront installées afin d’orienter les usagers vers les itinéraires alternatifs. Le gouvernement insiste sur le fait que cette interdiction ne vise pas à exclure les motos et tricycles de la circulation à Abidjan, mais plutôt à organiser leur flux pour garantir une meilleure sécurité. La priorité est de protéger les conducteurs eux-mêmes, qui sont parmi les principales victimes des accidents de la route. De plus, les autorités misent sur des campagnes de sensibilisation et des contrôles accrus pour limiter les comportements à risque, notamment l’excès de vitesse et le non-respect du code de la route. Un Impact Fort sur les Usagers et les Travailleurs du SecteurSi cette interdiction vise avant tout à améliorer la sécurité routière, elle n’est pas sans conséquences pour de nombreux travailleurs. Les conducteurs de taxis-motos et les livreurs, qui dépendent largement de cette voie pour leurs activités quotidiennes, redoutent une perte de revenus et une augmentation des temps de trajet. Certains estiment que des mesures alternatives, comme la création de couloirs dédiés aux motos, auraient pu être envisagées pour éviter une interdiction totale. Du côté des automobilistes et des piétons, la mesure est plutôt bien accueillie. Beaucoup espèrent une réduction des embouteillages et une amélioration des conditions de circulation. Toutefois, des interrogations subsistent quant à l’application effective de cette interdiction et aux sanctions prévues en cas de non-respect. Cette décision du gouvernement ivoirien marquera-t-elle un tournant décisif dans l’amélioration de la sécurité routière, ou risque-t-elle de creuser un fossé entre autorités et usagers du transport informel ?
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![]() La région du Bas-Sassandra se prépare à accueillir une visite d'importance. Le Premier ministre ivoirien, Beugré Mambé, est attendu dans la région du Gboklé le 14 mars 2025. Cette visite, annoncée par le ministre-gouverneur du district autonome du Bas-Sassandra, Légré Dakpa Philippe, suscite de grandes attentes parmi la population locale. Entre rencontres avec les autorités traditionnelles, échanges avec les acteurs communautaires et jeunesse, et engagement pour le développement, ce déplacement pourrait être porteur de solutions concrètes aux défis persistants auxquels la région est confrontée. Mais quelles sont réellement les attentes des habitants, et quelles actions pourraient être mises en place pour améliorer leur quotidien ?
Un Programme Axé sur l'Écoute et le DialogueLa visite du Premier ministre Beugré Mambé à Gboklê le 14 mars s'inscrit dans une démarche de proximité avec les citoyens et les autorités locales. Selon les informations communiquées par Légré Dakpa Philippe lors d'une réunion politique au siège du RHDP de Sassandra, Beugré Mambé consacrera une partie de son séjour à des rencontres avec le Conseil des chefs de la région du Gboklé, ainsi qu'avec les leaders communautaires et de la jeunesse. Ces échanges permettront d'aborder des sujets clés concernant la région, notamment en matière d'infrastructures, de services de base et de développement économique. Ce déplacement s'inscrit dans la continuité des engagements pris par le gouvernement en faveur des populations locales. En novembre dernier, le Premier ministre avait déjà marqué sa présence dans la région en présidant la Journée nationale de la paix à Fresco. Lors de cet événement, il avait annoncé la construction d'un nouveau château d'eau, destiné à renforcer l'approvisionnement en eau potable et à pallier les difficultés persistantes que rencontrent les habitants. Des Défis Majeurs à SurmonterAu-delà des symboles et des annonces, la population de Sassandra espère que cette visite du premier ministre Beugré Mambé sera l'occasion de concrétiser des actions fortes face aux nombreux défis qui affectent leur quotidien. Parmi les préoccupations majeures figurent les interruptions fréquentes d’électricité et d’eau, qui compliquent la vie des habitants et freinent le développement économique local. Ces dysfonctionnements impactent aussi bien les ménages que les petites entreprises et les services publics, rendant urgente la mise en place de solutions durables. Un autre sujet de préoccupation est l’état du lycée moderne Goffry Kouassi Raymond de Sassandra. La dégradation avancée de cet établissement, qui accueille de nombreux élèves de la région, soulève des inquiétudes quant à la qualité de l’enseignement et à la sécurité des infrastructures scolaires. Les habitants espèrent que le Premier ministre annoncera des mesures concrètes pour la réhabilitation de l’établissement et l’amélioration des conditions d’apprentissage. Afin de réserver un accueil chaleureux au chef du gouvernement, des réunions de préparation et de mobilisation sont en cours. La population locale, les autorités et les différentes structures politiques et sociales s’organisent pour faire de cet événement un moment fort de dialogue et d’échange. Cette visite sera-t-elle l’occasion d’apporter des réponses concrètes aux attentes des habitants de Sassandra et du Gboklé ? Les annonces du Premier ministre seront-elles suivies d’effets tangibles ?
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![]() La Côte d'Ivoire est bien plus qu'une simple puissance économique en Afrique de l'Ouest. Elle est un carrefour de cultures, un havre pour les populations migrantes et un modèle d'intégration régionale. Avec une population composée à 22 % d'étrangers, le pays s'impose comme une terre d'accueil où se côtoient des nationalités diverses, venues d'Afrique et d'autres continents. Cette particularité confère à la Côte d'Ivoire une place unique au sein de la CEDEAO, en faisant une "miniature de l'Afrique de l'Ouest". Mais qu'est-ce qui rend ce pays si attractif, et comment s'organise la cohabitation entre les différentes communautés ?
Un Pôle d'Attractivité économique et Social en Afrique de l'OuestSi la Côte d'Ivoire attire autant d'étrangers, c'est avant tout grâce à son dynamisme économique. Deuxième puissance économique d'Afrique de l'Ouest, après le Nigeria, le pays repose sur des secteurs stratégiques tels que l'agriculture (premier producteur mondial de cacao), le pétrole, le transport et le commerce. Ces opportunités attirent massivement les populations étrangères, notamment celles en provenance de l'Alliance des États du Sahel (AES) que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les statistiques parlent d'elles-mêmes : environ 3 millions de Burkinabè, 3 millions de Maliens et 700 000 Nigériens vivent en Côte d'Ivoire. Ces communautés s'intègrent majoritairement dans les secteurs du transport, du commerce informel, de l'agriculture et du bâtiment. Leur présence ne se limite pas à une simple participation au marché du travail : ils représentent près de 18,7 % du PIB national, selon l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Abidjan, la capitale économique du pays, reflète cette mixité. Avec près de 6 millions d'étrangers, la ville est une véritable mosaïque culturelle et commerciale. Les Libanais, Européens, Chinois et Marocains, quant à eux, ont trouvé leur place dans le commerce et l'industrie, contribuant au dynamisme des quartiers comme Zone 4 et Zone 3 à Marcory. Cette effervescence économique et sociale a été mise en lumière lors de la Coupe d'Afrique des Nations 2023, où la diversité des communautés a participé au succès de l'événement. Une Cohabitation Entre Opportunités et DéfisSi la Côte d'Ivoire se distingue par son hospitalité, elle a dû faire face à plusieurs crises ayant parfois mis à mal l'harmonie entre les populations locales et étrangères. La notion d'"ivoirité", qui a émergé dans les années 2000, en est un exemple marquant. Ce concept désignait une volonté de redéfinir l'identité nationale en excluant une partie des populations d'origine étrangère, notamment les Burkinabè et Maliens, accusés d'influencer la politique nationale. Aujourd'hui, ces tensions ont en grande partie été apaisées grâce à des politiques inclusives. Le gouvernement ivoirien a mis en place des initiatives visant à renforcer la cohésion sociale, comme la régularisation des immigrés et l'intégration de certaines communautés à la gestion des affaires locales. Le rôle des diasporas dans le développement du pays est également mis en avant, afin de transformer cette diversité en une véritable force économique et sociale. Les populations elles-mêmes participent à cet effort de cohabitation. À Abidjan, il n'est pas rare de voir des marchés animés par des commerçants maliens, des restaurants tenus par des Libanais, ou encore des églises nigérianes côtoyer des mosquées dirigées par des imams ivoiriens. "Ici, le monde entier se rencontre. C'est notre fierté", affirme une entrepreneuse ivoiro-libanaise, témoignant de l'esprit cosmopolite qui caractérise le pays. L'Avenir de la Diversité Ivoirienne Avec 29,3 millions d'habitants, la Côte d'Ivoire est le troisième pays le plus peuplé de la CEDEAO, derrière le Nigeria et le Ghana. Cette dynamique démographique et migratoire soulève des questions sur l'avenir de la coexistence entre les différentes communautés. Comment garantir une intégration harmonieuse tout en préservant l'identité nationale ? Les réponses à cette question reposent en partie sur la capacité du pays à poursuivre ses efforts en matière de politiques sociales et économiques inclusives. L'éducation, la formation professionnelle et la valorisation des initiatives entrepreneuriales issues de la diaspora sont autant de leviers pour faire de cette diversité un atout durable. L'évolution de la situation politique et économique régionale influencera également les flux migratoires et la manière dont la Côte d'Ivoire gérera son statut de "terre d'accueil". La Côte d'Ivoire a su faire de son pluralisme un moteur de développement. Mais comment continuer à renforcer cette intégration tout en évitant les tensions liées aux différences culturelles et économiques ?
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![]() La récente audience accordée par le Directeur général des cultes, Bamba Messamba, au Conseil des Apôtres de Côte d'Ivoire (CACI) a ravivé les tensions entre les différentes confessions religieuses du pays. Les représentants de l'Église protestante et évangélique se disent marginalisés et accusent l'administration en charge des cultes d'un traitement inégalitaire, favorisant la communauté musulmane au détriment des chrétiens. Cette situation soulève des interrogations sur la neutralité de l'État dans la gestion des affaires religieuses et sur les enjeux sous-jacents à cette contestation.
Un dialogue perçu comme biaiséLa rencontre entre le Directeur général des cultes et le CACI avait pour but d'aborder les dispositions de l'Ordonnance N° 2024-368 du 12 juin 2024, qui réglemente l'organisation des cultes en Côte d'Ivoire. Cependant, cette audience a suscité une vive contestation au sein de la communauté évangélique, qui estime ne pas avoir été suffisamment consultée. Les hauts dignitaires évangéliques reprochent au DG des cultes de privilégier notamment les musulmans au détriment d'autres. Ils dénoncent l'absence d'une véritable représentation de leur confession au cours des discussions sur cette ordonnance, pourtant essentielle pour l'avenir de leurs activités religieuses. Selon eux, la stratégie employée par l'administration est discriminatoire et contribue à une marginalisation progressive des évangéliques. La critique principale repose sur le fait que le CACI, bien qu'étant un acteur reconnu dans le paysage religieux ivoirien, ne saurait représenter à lui seul l'ensemble de la communauté protestante et évangélique. En n'incluant pas les présidents des fédérations évangéliques et les leaders spirituels influents, le DG des cultes est accusé de partialité et de manque de considération envers cette conférence religieuse. Un favoritisme envers la communauté musulmane ?L'un des points les plus polémiques de cette affaire réside dans l'accusation de favoritisme envers les leaders musulmans. D'après les contestataires, Bamba Messamba accorde davantage d'attention et de respect aux autorités islamiques, notamment en leur réservant plus d'audiences et en participant activement à leurs événements. Cette perception d'inégalité est renforcée par la gestion des pèlerinages religieux. Les évangéliques pointent du doigt une répartition inéquitable des opportunités offertes aux chrétiens et aux musulmans pour se rendre sur leurs lieux saints respectifs. Ils demandent une transparence accrue dans la distribution des places et des subventions accordées aux différentes confessions. Le silence du Directeur général des cultes sur ces accusations ne fait qu'amplifier les tensions. Certains leaders évangéliques vont jusqu'à comparer son attitude à une tentative de marginalisation systématique, au profit d'une préférence religieuse inavouée. Cette situation pose ainsi un problème majeur de gouvernance et de respect du principe de laïcité en Côte d'Ivoire. Les risques d'une division religieuse en Côte d'IvoireLa contestation actuelle ne se limite pas à un simple conflit entre une administration et une confession religieuse. Elle révèle des tensions sous-jacentes qui, si elles ne sont pas gérées avec prudence, pourraient fragiliser l'unité nationale. La Côte d'Ivoire, pays de cohabitation religieuse historique, doit veiller à maintenir un équilibre entre toutes les confessions pour éviter tout sentiment de persécution ou d'exclusion. L'implication du Chef de l'État est désormais attendue. Plusieurs acteurs religieux plaident pour une réforme en profondeur de la Direction générale des cultes afin de garantir une gestion plus transparente et impartiale des affaires religieuses. Certains suggèrent également la mise en place d'un organe consultatif regroupant toutes les confessions, pour une meilleure concertation sur les décisions d'importance nationale. Le débat est donc lancé : comment assurer une équilibre religieux en Côte d'Ivoire tout en respectant la laïcité de l'État ?
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![]() Dans l’univers du showbiz africain, les rivalités entre artistes font souvent les gros titres, mais elles laissent aussi des cicatrices durables. Zagba le Requin, leader de la Team Paiva et co-auteur du tube planétaire *Coup du marteau*, et Tamsir, son ancien collaborateur, sont au cœur d’une saga qui a divisé leurs fans et alimenté les débats. Après des mois de tensions, notamment marquées par le refus de Zagba de partager la scène avec Tamsir lors des Trace Awards 2025 à Zanzibar, une lueur d’espoir semble apparaître. Une main tendue du camp de Tamsir pourrait-elle amorcer une réconciliation tant attendue ?
https://www.linfodrome.com/culture/106928-zagba-le-requin-annonce-une-main-tendue-emanant-du-camp-de-tamsir Une rivalité qui a marqué le showbiz africainLa rivalité entre Zagba le Requin et Tamsir n’est pas un simple clash d’ego. Elle puise ses racines dans des divergences artistiques, des malentendus et, surtout, dans la gestion des droits et des crédits liés à leur succès commun, *Coup du marteau*. Ce titre, devenu un hymne dans toute l’Afrique et au-delà, a propulsé les deux artistes sur le devant de la scène internationale. Mais derrière ce succès se cache une histoire tumultueuse. https://www.youtube.com/watch?v=5zaeAcjTito Lors des Trace Awards 2025 à Zanzibar, la tension entre les deux artistes a atteint son paroxysme. Zagba le Requin a non seulement refusé de monter sur scène avec Tamsir, mais il a également exigé des organisateurs qu’ils ne soient pas logés dans le même hôtel. Cette décision a choqué les fans et les observateurs, révélant l’ampleur de la fracture entre les deux figures emblématiques de la musique africaine. Pourtant, malgré ces tensions, les deux artistes ont toujours reconnu l’importance de leur collaboration passée. *Coup du marteau* reste un monument de leur carrière, et c’est peut-être cette reconnaissance mutuelle qui ouvre aujourd’hui la voie à une possible réconciliation. Une main tendue : vers un « coup de paix » ?Récemment, Zagba le Requin a évoqué une « main tendue » émanant du camp de Tamsir. Bien que les détails de cette initiative restent flous, elle pourrait marquer un tournant dans cette saga. Après des mois de dissensions et de conflits médiatisés, cette ouverture, même timide, est perçue comme un signe encourageant par les fans des deux artistes. Pour Zagba, cette démarche pourrait être l’occasion de transformer ce qui était perçu comme un « coup de fissure » en un véritable « coup de paix ». La musique, en tant que vecteur d’union et de partage, a souvent joué un rôle de médiateur dans des conflits bien plus graves. Dans ce contexte, une réconciliation entre Zagba et Tamsir ne serait pas seulement une bonne nouvelle pour leurs fans, mais aussi pour l’industrie musicale africaine dans son ensemble. Cependant, les défis restent nombreux. Les blessures du passé sont profondes, et la confiance entre les deux artistes devra être reconstruite pas à pas. Les fans, quant à eux, oscillent entre espoir et scepticisme. Certains craignent que cette réconciliation ne soit qu’une stratégie médiatique, tandis que d’autres y voient une véritable opportunité de tourner la page. Les enjeux d’une réconciliation pour l’industrie musicaleAu-delà de l’aspect personnel, une réconciliation entre Zagba le Requin et Tamsir aurait des implications majeures pour l’industrie musicale africaine. Leur collaboration a montré que les artistes africains peuvent conquérir le monde entier lorsqu’ils unissent leurs talents. Une nouvelle entente pourrait non seulement relancer leur carrière respective, mais aussi inspirer d’autres artistes à dépasser leurs différences pour se concentrer sur leur art. Par ailleurs, cette réconciliation pourrait avoir un impact positif sur leurs fans, souvent divisés par les rivalités de leurs idoles. Dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient les conflits, un geste de paix entre Zagba et Tamsir enverrait un message fort : celui de la primauté de l’art et de l’unité sur les divisions. Enfin, sur le plan économique, une collaboration entre les deux artistes pourrait générer des opportunités commerciales importantes. Les labels, les organisateurs de concerts et les partenaires commerciaux seraient sans doute ravis de voir ces deux talents se réunir à nouveau sur scène ou en studio. Alors que Zagba le Requin et Tamsir semblent prêts à entamer un dialogue, la question reste ouverte : cette main tendue aboutira-t-elle à une véritable réconciliation, ou restera-t-elle un simple geste symbolique ? Les fans, les médias et l’industrie musicale tout entière retiennent leur souffle, espérant que ces deux géants de la musique africaine sauront dépasser leurs différences pour écrire un nouveau chapitre de leur histoire. Dans un monde où les divisions sont souvent mises en avant, une réconciliation entre Zagba et Tamsir serait un rappel puissant de ce que la musique peut accomplir : rassembler, inspirer et transcender les conflits. Mais pour l’instant, une question demeure : sont-ils prêts à tourner la page et à donner une seconde chance à leur collaboration légendaire ?
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![]() En Côte d’Ivoire, la question de la nationalité reste un sujet sensible, souvent instrumentalisé à des fins politiques. Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, est aujourd’hui au cœur d’une polémique concernant sa double nationalité. Accusé par des membres du parti au pouvoir, le RHDP, de ne pas être pleinement ivoirien, Thiam a riposté avec fermeté, dénonçant une stratégie xénophobe visant à l’écarter de la course à la présidentielle de 2025. Ce débat, loin d’être anodin, ravive des tensions historiques et interroge sur l’avenir du vivre-ensemble en Côte d’Ivoire.
Tidjane Thiam face aux accusations : une défense sans équivoqueTidjane Thiam, ancien dirigeant international et figure montante de la politique ivoirienne, a récemment rompu son silence face aux attaques répétées sur sa nationalité. Dans une interview accordée au journal Le Monde, il a réaffirmé avec force son attachement à la Côte d’Ivoire : « Je suis né à Abidjan et suis ivoirien. » Cette déclaration intervient dans un contexte où des membres du parti au pouvoir, notamment Célestin Doh Serey, ministre du président Alassane Ouattara, remettent en cause sa légitimité en tant que candidat potentiel à la présidentielle. Thiam, qui a également la nationalité française, a pris des mesures concrètes pour se conformer à la Constitution ivoirienne, qui exige que les candidats à la présidence soient exclusivement de nationalité ivoirienne. Il a ainsi engagé des démarches officielles pour renoncer à sa nationalité française, une décision qui témoigne de son engagement envers le pays. « Ce qui compte pour les Ivoiriens, c’est ce qu’ils pensent que je peux faire pour eux. Que je m’appelle Thiam leur est profondément indifférent », a-t-il déclaré, soulignant que les électeurs se soucient davantage des compétences et des projets que des origines ethniques ou familiales. Le néo-nationalisme, une stratégie politique controverséeLes attaques contre Tidjane Thiam ne sont pas sans rappeler les accusations qui avaient visé Alassane Ouattara, actuel président de la Côte d’Ivoire, lors de ses premières candidatures. À l’époque, Ouattara avait été accusé d’être d’origine burkinabè, une polémique qui avait alimenté des tensions politiques et sociales. Aujourd’hui, c’est au tour de Thiam d’être la cible de ce que certains qualifient de « néo-nationalisme », une stratégie visant à exclure des candidats sur la base de leur origine ou de leur nationalité supposée. Célestin Doh Serey, lors d’un meeting, a déclaré : « Quelqu’un dont la maman est sénégalaise, dont le papa est sénégalais, parce qu’il a grandi chez Houphouët, on dit c’est notre frère. » Une affirmation qui a été démentie par les faits, puisque la mère de Thiam est bien la nièce de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire. Ces propos, jugés diffamatoires par les partisans de Thiam, révèlent une volonté de diviser l’électorat en jouant sur les sentiments identitaires. Thiam, de son côté, a dénoncé cette stratégie comme étant non seulement xénophobe, mais aussi contre-productive pour le pays. « Il est regrettable que des leaders qui, pour arriver au pouvoir, se sont dits victimes de xénophobie tiennent aujourd’hui des propos xénophobes à mon égard », a-t-il déclaré. Il a également exprimé sa conviction que ces tactiques échoueront, rappelant que la majorité des Ivoiriens sont ouverts et accueillants. https://www.youtube.com/watch?v=Kmmc51o3r3Q Les enjeux pour la présidentielle de 2025La polémique autour de la nationalité de Tidjane Thiam s’inscrit dans un contexte électoral tendu, à moins de deux ans de la présidentielle d’octobre 2025. Alors que le PDCI-RDA cherche à se positionner comme une alternative crédible au RHDP, les attaques contre son leader risquent de polariser davantage le débat politique. Pour Thiam, l’enjeu est de taille : convaincre les Ivoiriens que son projet politique transcende les clivages ethniques et identitaires. Par ailleurs, cette controverse soulève des questions plus larges sur l’avenir de la démocratie en Côte d’Ivoire. Dans un pays marqué par des crises post-électorales violentes, notamment en 2010-2011, la manière dont les partis politiques abordent les questions de nationalité et d’identité pourrait avoir des répercussions majeures sur la stabilité du pays. Les Ivoiriens, qui aspirent à une paix durable, attendent de leurs leaders qu’ils privilégient le dialogue et l’unité plutôt que la division. Alors que Tidjane Thiam continue de défendre sa légitimité et son projet pour la Côte d’Ivoire, la question de la nationalité reste un sujet brûlant. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si les Ivoiriens choisiront de tourner la page des divisions identitaires ou s’ils se laisseront entraîner dans un débat stérile sur les origines de leurs leaders. Dans un pays riche de sa diversité, la véritable question est peut-être celle-ci : la Côte d’Ivoire est-elle prête à embrasser une nouvelle ère politique, fondée sur les idées et les compétences plutôt que sur les origines ?
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![]() La Côte d’Ivoire, longtemps reconnue comme le premier exportateur mondial de cacao, est en train d’écrire un nouveau chapitre de son histoire économique. Avec une production d’or qui devrait atteindre un record en 2025, le pays se positionne comme un acteur montant dans le secteur minier africain. Portée par des projets ambitieux comme la mine de Lafigué, inaugurée en 2024, la Côte d’Ivoire vise à rivaliser avec les leaders régionaux tels que le Ghana. Mais cette transformation ne se fait pas sans défis. Entre diversification économique, enjeux environnementaux et attentes sociales, le pays devra relever plusieurs obstacles pour concrétiser ses ambitions aurifères.
La mine de Lafigué : un catalyseur pour l’industrie aurifère ivoirienneLa mine de Lafigué, située au nord d’Abidjan, est devenue le symbole de la renaissance minière de la Côte d’Ivoire. Opérée par le groupe minier canadien Endeavour Mining, cette exploitation représente un investissement stratégique pour le pays. Selon les estimations, elle devrait produire entre 180 000 et 210 000 onces d’or en 2025, contribuant significativement à l’augmentation de la production nationale. Jean-Claude Diplo, ancien président du Groupement des producteurs de mines d’or de Côte d’Ivoire (GPMCI), affirme que la production d’or de la Côte d'Ivoire pourrait passer de 58 tonnes en 2024 à un record de 62 tonnes en 2025, voire davantage si de nouveaux investissements sont réalisés. Cette mine s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. Longtemps dépendante de l’agriculture, notamment du cacao, la Côte d’Ivoire cherche à réduire sa vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières agricoles. Le secteur minier, avec ses retombées économiques substantielles, offre une opportunité de créer des emplois, d’attirer des investissements étrangers et de stimuler les infrastructures locales. Cependant, cette transition ne se fait pas sans interrogations. Les questions environnementales, notamment la gestion des déchets miniers et l’impact sur les écosystèmes locaux, restent des défis majeurs à relever. https://www.youtube.com/watch?v=TK9JkSb4UT8 Objectif 2030 : concurrencer le Ghana et s’imposer en Afrique de l’OuestLa Côte d’Ivoire ne cache pas ses ambitions : devenir un acteur majeur du marché aurifère en Afrique de l’Ouest d’ici 2030. Pour y parvenir, le pays mise sur un climat d’investissement attractif et une expansion continue de l’exploration minière. Actuellement, le Ghana domine la région avec une production annuelle d’or avoisinant les 130 tonnes, mais la Côte d’Ivoire pourrait rapidement combler une partie de cet écart. Selon Jean-Claude Diplo, le pays a le potentiel pour dépasser des voisins comme le Mali et le Burkina Faso, et se rapprocher des niveaux de production ghanéens. Pour atteindre cet objectif, la Côte d’Ivoire devra non seulement maintenir une croissance soutenue dans le secteur, mais aussi attirer de nouveaux investissements pour développer des mines supplémentaires. Les gisements aurifères du pays, encore largement inexploités, offrent un potentiel considérable. Cependant, la concurrence régionale est féroce, et les investisseurs internationaux scrutent de près la stabilité politique et les conditions fiscales. La Côte d’Ivoire devra donc continuer à améliorer son cadre réglementaire et à garantir un environnement sécurisé pour les entreprises minières. Les défis à relever pour une industrie aurifère durableSi les perspectives sont prometteuses, la Côte d’Ivoire doit faire face à plusieurs défis pour assurer une croissance durable de son secteur minier. Tout d’abord, la question environnementale est primordiale. L’extraction minière, en particulier l’or, est souvent associée à des pratiques polluantes, comme l’utilisation de produits chimiques toxiques. Les autorités ivoiriennes devront mettre en place des régulations strictes pour minimiser l’impact écologique et garantir une exploitation responsable des ressources. Ensuite, les enjeux sociaux ne doivent pas être négligés. Les communautés locales, souvent directement affectées par les projets miniers, attendent des retombées concrètes en termes d’emplois, d’infrastructures et de développement. La transparence dans la gestion des revenus miniers et la redistribution équitable des bénéfices seront essentielles pour éviter les tensions et garantir un soutien populaire à ces projets. Enfin, la Côte d’Ivoire devra naviguer dans un contexte international marqué par des prix de l’or volatils et une demande fluctuante. Les stratégies de diversification économique devront donc être accompagnées d’une gestion prudente des ressources pour éviter une dépendance excessive à l’or, comme cela a été le cas avec le cacao. La Côte d’Ivoire est à un tournant de son histoire économique. En misant sur l’or pour diversifier son économie, le pays cherche à réduire sa dépendance au cacao et à s’imposer comme un acteur clé du secteur minier africain. Avec des projets comme la mine de Lafigué et des ambitions régionales affirmées, la Côte d’Ivoire a les cartes en main pour réussir. Cependant, les défis sont nombreux, qu’ils soient environnementaux, sociaux ou économiques. La question qui se pose maintenant est la suivante : la Côte d’Ivoire parviendra-t-elle à concilier croissance économique, respect de l’environnement et attentes sociales pour devenir un modèle de diversification économique en Afrique ?
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![]() L'industrie musicale francophone africaine continue de rayonner à l'international, portée par des artistes talentueux qui marquent leur époque. L'African Merit Report vient de dévoiler son classement des cinq artistes francophones les plus influents du moment. Parmi eux, l'Ivoirienne Josey et la Sénégalaise Mia Guissé brillent par leur parcours et leur impact croissant. Ce classement repose sur plusieurs critères déterminants tels que l'influence, le succès commercial et la contribution à la musique francophone. Qui sont ces artistes qui font vibrer le continent et au-delà ? Plongée dans l'univers de ces figures emblématiques.
L'African Merit Report : un baromètre de l'influence musicaleL'African Merit Report est une publication réputée qui met en lumière les talents les plus influents du continent. Ce classement annuel repose sur des critères objectifs et mesurables : la popularité sur les plateformes de streaming, la présence médiatique, l'impact culturel et les distinctions obtenues. Il sert de référence pour les acteurs de l'industrie musicale, des producteurs aux maisons de disques, en passant par les fans toujours en quête de nouveautés. En 2025, l'attrait pour la musique africaine francophone n'a jamais été aussi fort. Des artistes comme Fally Ipupa, GIMS, et bien sûr Josey et Mia Guissé, contribuent à démocratiser ce genre musical au-delà des frontières africaines. Avec des collaborations internationales et des tournées à guichets fermés, ces musiciens participent à l'essor d'une véritable industrie culturelle africaine. Josey et Mia Guissé : des figures féminines incontournablesParmi les cinq artistes francophones distingués African Merit Report, deux femmes se démarquent. L'Ivoirienne Josey, déjà bien ancrée dans le paysage musical, multiplie les récompenses et les distinctions. Son talent vocal, allié à une écriture engagée, lui vaut une place de choix dans le cœur du public. De son côté, la Sénégalaise Mia Guissé poursuit son ascension. Ancienne membre du duo Maabo, elle a su imposer son propre style en solo, entre tradition et modernité. Sa musique, inspirée des sonorités africaines et contemporaines, lui permet de toucher un large auditoire. Son influence croissante témoigne d'une diversification et d'une ouverture accrue du marché musical africain. Le succès de ces artistes illustre une tendance plus large : la reconnaissance internationale de la musique africaine. Avec des plateformes de streaming qui favorisent l'accès aux contenus africains, des festivals d'envergure et des collaborations avec des stars mondiales, l'industrie musicale du continent est en pleine effervescence. Les distinctions attribuées par l'African Merit Report ne sont pas seulement des titres honorifiques. Elles reflètent une évolution du goût du public et un intérêt grandissant pour les talents africains. Avec une telle dynamique, jusqu'où la musique francophone africaine peut-elle s'étendre dans les années à venir ?
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![]() Akissi Delta, icône du cinéma africain, fête ce 5 mars son 65e anniversaire. Une carrière riche en succès, mais aussi en épreuves, qu’elle dévoile sans filtre dans son prochain livre, « Dieu a failli m’oublier ». Entre confidences intimes et réflexions universelles, l’artiste aborde les injustices qu’elle a subies, les défis de son ascension et les leçons de vie qu’elle souhaite partager. Un témoignage qui promet de résonner bien au-delà des frontières du continent africain.
Une vie sous le signe de la résilienceAkissi Delta, de son vrai nom Christiane Gbégbéaï, est bien plus qu’une actrice. Elle est une pionnière, une battante et une voix qui porte. Née en Côte d’Ivoire, elle a su s’imposer dans un milieu artistique souvent impitoyable, devenant une figure incontournable du cinéma et de la télévision africaine. Son rôle dans la série culte Ma Famille lui a valu une reconnaissance internationale, mais derrière cette image de femme forte, Akissi Delta cache un parcours semé d’embûches. Dans son prochain livre, Dieu a failli m’oublier », Akissi Delta revient sur les moments où elle a douté de tout, y compris de la bienveillance divine. Je lui demanderais pourquoi il a failli m’oublier, confie-t-elle avec une franchise déconcertante. Cette phrase, qui donne son titre à l’ouvrage, résume à elle seule les combats intérieurs et extérieurs qu’elle a menés. Des litiges fonciers aux regards méprisants, en passant par les inégalités flagrantes dans les opportunités offertes aux uns et refusées aux autres, l’artiste dépeint un tableau sans fard de sa vie. Ces épreuves, loin de l’abattre, ont forgé sa résilience. Elle en parle aujourd’hui avec une certaine sérénité, mais sans minimiser la douleur qu’elles ont engendrée. J’ai cru que j’étais seule à vivre ces injustices, mais j’ai réalisé que beaucoup d’autres personnes traversent les mêmes difficultés, explique-t-elle. Un constat qui l’a poussée à partager son histoire, dans l’espoir d’inspirer et de soutenir ceux qui se sentent oubliés ou marginalisés. Les coulisses d’une ascension fulguranteL’ascension d’Akissi Delta dans le monde du cinéma africain est souvent perçue comme un modèle de réussite. Pourtant, derrière chaque succès se cachent des sacrifices, des doutes et des luttes invisibles. Dans son livre, elle lève le voile sur les coulisses de cette ascension, révélant des aspects méconnus de sa vie. Elle évoque notamment les défis liés à son statut de femme dans un milieu dominé par les hommes. Les faveurs faites à certains et pas à d’autres, comme elle le dit si bien, ont été une réalité constante dans son parcours. Ces inégalités, loin de la décourager, l’ont motivée à redoubler d’efforts pour prouver sa valeur. Mais Akissi Delta ne se contente pas de parler de ses propres expériences. Elle aborde également des problématiques plus larges, comme les litiges fonciers qui touchent de nombreuses familles en Afrique. J’ai réalisé que ces problèmes ne concernent pas seulement les célébrités, mais aussi des milliers de personnes qui n’ont pas les moyens de se défendre, souligne-t-elle. En partageant ces réflexions, elle espère sensibiliser le public et encourager des réformes pour plus de justice sociale. Un héritage qui dépasse le cinémaÀ 65 ans, Akissi Delta ne se contente pas de célébrer une carrière exceptionnelle. Elle s’attache à laisser un héritage qui dépasse le cadre du cinéma. Son livre, « Dieu a failli m’oublier », s’inscrit dans cette démarche. Plus qu’un simple témoignage, il se veut un outil de réflexion et d’empowerment pour les générations futures. À travers ses confidences, elle invite ses lecteurs à questionner les systèmes qui perpétuent les inégalités et à trouver en eux la force de surmonter les épreuves. Nous avons tous des moments où nous nous sentons oubliés, mais c’est dans ces moments que nous devons nous rappeler notre valeur, affirme-t-elle. Son message résonne particulièrement dans un contexte mondial marqué par des crises multiples, où de nombreuses personnes se sentent abandonnées par les institutions et même par la foi. Akissi Delta, avec son franc-parler et son humanité, offre une lueur d’espoir et un rappel puissant de la résilience humaine. Alors qu’Akissi Delta célèbre ses 65 ans et se prépare à publier son livre, une question se pose : quelle sera la prochaine étape pour cette icône du cinéma africain ? Continuera-t-elle à se battre pour les causes qui lui tiennent à cœur, ou envisage-t-elle de passer le flambeau à une nouvelle génération d’artistes engagés ? Une chose est sûre : son héritage, à la fois artistique et humain, continuera d’inspirer bien au-delà des écrans. Mais dans un monde en perpétuelle évolution, comment les figures emblématiques comme Akissi Delta peuvent-elles continuer à jouer un rôle clé dans la construction d’un avenir plus juste et plus équitable ? La question reste ouverte.
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![]() En mars 2025, la Côte d'Ivoire s’apprête à vivre un moment fort du football africain. Le pays, déjà sous les feux des projecteurs après avoir organisé la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2023, accueillera quatre rencontres clés des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Ces matchs, répartis entre le Stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan et le Stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, mettront en scène des équipes africaines déterminées à se qualifier pour le Mondial. Un événement qui dépasse le simple cadre sportif, car il souligne le rôle central de la Côte d'Ivoire dans le paysage footballistique continental et pose des questions sur l’héritage laissé par ces grands rendez-vous sportifs.
Un programme chargé pour les amateurs de footballLe calendrier des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 en Côte d'Ivoire promet des affiches passionnantes. Le coup d’envoi sera donné le vendredi 21 mars 2025, avec la rencontre entre la Guinée et la Somalie au Stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé. La Guinée, qui a élu domicile en Côte d'Ivoire depuis quelques mois, jouera ce match déterminant dans le Groupe G. Le lendemain, samedi 22 mars, le même stade accueillera un autre match du Groupe F opposant la Gambie au Kenya. Ces deux rencontres, programmées à 16h GMT, devraient attirer des milliers de supporters, tant locaux qu’internationaux. Le lundi 24 mars, le Stade Félix Houphouët-Boigny entrera en scène avec un match phare du Groupe F entre la Côte d'Ivoire et la Gambie à 19h GMT. Ce duel revêt une importance particulière pour les Éléphants, qui cherchent à se qualifier pour leur quatrième Coupe du Monde. Enfin, le mardi 25 mars, toujours au Stade Félicia, le Bénin affrontera l’Afrique du Sud dans le Groupe C, un match qui pourrait s’avérer décisif pour les deux équipes. La Côte d'Ivoire, un hub footballistique en AfriqueLa décision d’accueillir ces matchs en Côte d'Ivoire n’est pas anodine. Le pays s’est imposé comme un acteur majeur du football africain, grâce à ses infrastructures modernes et son expérience dans l’organisation de grands événements sportifs. Après le succès de la CAN 2023, la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a su convaincre la Confédération Africaine de Football (CAF) de confier ces rencontres à Abidjan et Ebimpé. Ces stades, récemment rénovés, répondent aux normes internationales et offrent un cadre idéal pour des matchs de haut niveau. Par ailleurs, la Côte d'Ivoire joue un rôle clé dans le développement du football en Afrique. En accueillant des équipes comme la Guinée, qui a temporairement délocalisé ses matchs à domicile en raison de problèmes infrastructurels dans son pays, la Côte d'Ivoire démontre sa solidarité avec ses voisins africains. Cette initiative renforce également l’idée d’une Afrique unie autour du sport, capable de surmonter les défis logistiques et politiques pour promouvoir le football continental. Les enjeux sportifs et économiquesAu-delà de l’aspect sportif, ces matchs représentent une opportunité économique majeure pour la Côte d'Ivoire. L’afflux de supporters, de journalistes et de délégations étrangères devrait booster le secteur du tourisme et des services. Les hôtels, restaurants et commerces locaux s’attendent à une augmentation significative de leur chiffre d’affaires pendant cette période. De plus, la visibilité internationale offerte par ces rencontres renforce l’image de la Côte d'Ivoire comme une destination de choix pour les événements sportifs. Sur le plan sportif, ces matchs sont impératifs pour les équipes engagées. La Côte d'Ivoire, notamment, doit impérativement marquer des points pour se rapprocher de la qualification. Les Éléphants, emmenés par une nouvelle génération de talents, espèrent retrouver la gloire qui les a vus briller lors des éditions précédentes de la Coupe du Monde. Pour des équipes comme la Gambie, le Bénin ou la Somalie, ces rencontres sont l’occasion de prouver leur valeur sur la scène internationale et de rêver à une première participation au Mondial. Alors que la Côte d'Ivoire s’apprête à vivre ces moments intenses, une question demeure : quel héritage ces événements laisseront-ils ? Au-delà des résultats sportifs, ces matchs sont une opportunité pour le pays de renforcer son leadership en Afrique et de montrer sa capacité à organiser des événements d’envergure mondiale. Mais ils posent également des défis, notamment en termes de gestion des infrastructures et de pérennisation des investissements. La Côte d'Ivoire a-t-elle les moyens de devenir une plaque tournante du football africain sur le long terme ? Et comment ces événements peuvent-ils contribuer au développement social et économique du pays ? Autant de questions qui restent en suspens, mais qui montrent que le football, bien plus qu’un simple jeu, est un levier puissant pour l’avenir de l’Afrique.
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![]() L’innovation et le leadership africain sont au cœur d’un programme de formation ambitieux qui pourrait bien changer la donne pour de nombreux jeunes ivoiriens. Le Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur a récemment lancé un appel à candidatures pour un Master intitulé « African Innovation Leadership » (AIL), organisé par l’École Polytechnique de Milan en collaboration avec la Fondation e4IMPACT et la Polimi Graduate School of Management. Ce programme, qui se déroulera en partie en Italie et en partie en Côte d’Ivoire, vise à former une nouvelle génération de leaders capables de transformer les défis africains en opportunités innovantes. Les candidats ont jusqu’au 15 mars 2025 pour postuler. Une chance à ne pas manquer pour ceux qui rêvent de marquer l’avenir du continent.
Un programme sur mesure pour les futurs leaders africainsLe Master « African Innovation Leadership » (AIL) en Italie est bien plus qu’une simple programme académique, il s’agit d’un parcours intensif conçu pour développer les compétences entrepreneuriales et managériales des participants, tout en les immergeant dans les réalités économiques et sociales de l’Afrique. Le programme s’étale sur près de deux ans et se divise en trois phases distinctes. La première phase, qui se déroulera d’avril à décembre 2025, combine des cours en ligne et des sessions en présentiel en Italie. Les participants auront l’occasion d’acquérir des connaissances théoriques solides tout en bénéficiant d’un environnement d’apprentissage stimulant. La deuxième phase, de novembre 2025 à septembre 2026, met l’accent sur l’apprentissage expérimental et appliqué. Les étudiants retourneront dans leur pays d’origine pour mettre en pratique leurs acquis, tout en continuant à bénéficier d’un suivi à distance. Enfin, la troisième phase, d’avril à octobre 2026, marque la clôture du programme avec la finalisation des projets et leur présentation. Ce format hybride, qui alterne entre formation à distance et expériences sur le terrain, permet aux participants de rester connectés à leur environnement tout en bénéficiant d’une expertise internationale. Une approche qui répond parfaitement aux besoins des jeunes leaders africains, souvent confrontés à des défis complexes et multidisciplinaires. Les critères de sélection : talent, ambition et visionPour postuler à ce programme, les candidats doivent répondre à plusieurs critères exigeants. Tout d’abord, ils doivent être titulaires d’un « Bachelor of Science » ou d’un diplôme de niveau supérieur. Une bonne maîtrise de l’anglais est également indispensable, car les cours seront dispensés dans cette langue. En outre, les candidats doivent produire une vidéo de présentation de leur profil et exposer une idée de projet dans les domaines de l’entrepreneuriat ou de la gestion de l’innovation. Cette dernière exigence témoigne de la volonté des organisateurs de sélectionner des profils dynamiques et visionnaires. Les candidats retenus auront l’opportunité de travailler sur des projets ayant un impact tangible sur leurs communautés, tout en bénéficiant du soutien d’experts internationaux. Une expérience qui pourrait bien leur ouvrir les portes d’une carrière internationale. Comment postuler ? Les étapes clés à ne pas manquerL’inscription au Master « African Innovation Leadership » se fait exclusivement en ligne, via le site internet dédié au programme. Les candidats doivent suivre scrupuleusement la procédure indiquée et s’assurer de respecter la date limite du 15 mars 2025. Une fois le dossier de candidature complété en ligne, une copie doit également être déposée auprès de la Direction de la Formation Continue, des Stages et des Bourses du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur. Pour maximiser leurs chances de succès, les candidats sont encouragés à soigner leur dossier, en particulier la vidéo de présentation et la description de leur projet. Le Master « African Innovation Leadership » représente une opportunité unique pour les jeunes ivoiriens de se positionner comme des acteurs clés du développement économique et social du continent. En combinant formation académique, expérience pratique et immersion dans un environnement international, ce programme offre tous les outils nécessaires pour relever les défis de demain. Mais au-delà des compétences acquises, c’est aussi une chance de rejoindre un réseau de jeunes leaders africains déterminés à faire la différence. Alors, êtes-vous prêt à relever le défi et à contribuer à l’émergence d’une Afrique innovante et prospère ?
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![]() Le cinéma ivoirien est à un tournant décisif. Alors que l’industrie du divertissement en Afrique connaît une croissance exponentielle, des voix s’élèvent pour dénoncer les pratiques malsaines qui entravent son développement. Guy Kalou Emile, acteur et réalisateur de renom, a récemment tiré la sonnette d’alarme lors d’une interview sur DEFI Média TV. Il a pointé du doigt le droit de cuissage, une pratique qui pousse certaines actrices à échanger des faveurs sexuelles contre des rôles. Un sujet tabou qui soulève des questions d'importance sur l’éthique, la dignité et l’avenir du cinéma en Côte d’Ivoire.
Le droit de cuissage : une réalité alarmante dans le cinéma ivoirienGuy Kalou Emile a dénoncé avec véhémence le droit de cuissage, une pratique qui, selon lui, gangrène l’industrie cinématographique ivoirienne. « Un rôle ne vaut pas votre dignité », a-t-il lancé, s’adressant directement aux jeunes actrices. Cette pratique, qui consiste à exiger ou à proposer des faveurs sexuelles en échange de rôles, n’est pas nouvelle. Cependant, elle reste largement occultée, souvent par peur des représailles ou par manque de structures pour protéger les victimes. Contrairement à Hollywood, où les scandales comme celui de Harvey Weinstein ont conduit à une prise de conscience collective et à des réformes structurelles, le cinéma ivoirien semble encore englué dans des pratiques archaïques. Combien vous donne-t-on dans ce cinéma ivoirien pour que vous acceptiez de coucher avec quelqu’un en échange d’un rôle ? s’interroge Guy Kalou. Une question qui met en lumière le faible retour sur investissement pour les actrices qui succombent à ces pressions. En effet, ces compromis ne garantissent ni succès ni reconnaissance, mais contribuent plutôt à perpétuer un système de prédation. Talent contre opportunisme : le plaidoyer de Guy Kalou pour un cinéma éthiqueGuy Kalou ne se contente pas de dénoncer. Il propose également une alternative : miser sur le talent plutôt que sur des raccourcis douteux. « Venez aux castings pour vendre votre talent, pas votre corps », insiste-t-il. Pour lui, la clé du succès réside dans le travail acharné, la persévérance et l’intégrité. Cependant, il reconnaît que la responsabilité est partagée. « Si vous envoyez des signaux et que l’homme en face répond, vous êtes tout aussi responsable que lui », souligne-t-il. Cette remarque, bien que provocante, invite à une réflexion plus large sur les dynamiques de pouvoir et les comportements qui perpétuent ces pratiques. Elle met également en lumière la nécessité d’éduquer et de sensibiliser tous les acteurs du milieu cinématographique, des producteurs aux acteurs en passant par les réalisateurs. Guy Kalou, qui affirme n’avoir jamais cédé à ce système, se positionne comme un modèle à suivre. Son parcours, marqué par des succès obtenus grâce à son talent et son professionnalisme, montre qu’il est possible de réussir sans compromettre ses valeurs. Vers une révolution éthique dans le cinéma ivoirien ?La prise de parole de Guy Kalou contre les dérives du cinéma ivoirien intervient à un moment où celui-ci est en pleine mutation, avec l’émergence de plateformes de streaming et l’intérêt croissant des investisseurs internationaux, l’industrie a l’opportunité de se réinventer. Cependant, pour que cette croissance soit durable, elle doit s’accompagner d’une refonte des pratiques et des mentalités. Plusieurs initiatives pourraient être mises en place pour favoriser un environnement plus sain. Par exemple, la création de structures de soutien pour les jeunes acteurs et actrices, la mise en place de codes de conduite stricts, et la promotion de la transparence dans les processus de casting. Les organismes professionnels et les gouvernements ont également un rôle à jouer en instaurant des lois et des régulations pour protéger les travailleurs du cinéma. Enfin, la sensibilisation du public est critique. En soutenant des films et des productions qui valorisent l’éthique et le talent, les spectateurs peuvent contribuer à faire évoluer les normes de l’industrie. La question reste posée : le cinéma ivoirien parviendra-t-il à se débarrasser de ses démons pour embrasser une ère nouvelle, marquée par l’éthique et le professionnalisme ? La prise de parole courageuse de Guy Kalou ouvre le débat, mais c’est à l’ensemble de l’industrie de se mobiliser pour opérer un véritable changement. Et vous, pensez-vous que le cinéma ivoirien est prêt à tourner la page des pratiques malsaines pour se tourner vers un avenir plus lumineux ?
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